Élection municipale à Shawinigan: Claude Grenier se lance dans le district des Montagnes

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Claude Grenier est candidat dans le district des Montagnes.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La rumeur circulait depuis un bon moment, mais Claude Grenier a choisi la journée de son 62e anniversaire de naissance pour confirmer sa candidature comme conseiller dans le district des Montagnes, à Shawinigan, lors de l'élection du 5 novembre.

Le gestionnaire en ressources humaines a dévoilé ses intentions mardi matin, au restaurant Chez Clarah, pas très loin de ses bureaux. Il était entouré d'une vingtaine de parents et amis.

«Je me suis fait un cadeau!», sourit celui qui compte également près de 25 ans d'expérience comme enseignant en administration des affaires au Collège Shawinigan, en plus de nombreuses implications dans les milieux sportifs et communautaires. 

M. Grenier affrontera l'un des politiciens les plus expérimentés au conseil municipal. Serge Aubry fait partie des meubles depuis 2001, à l'exception du mandat de 2005 à 2009. Avant la fusion, il a été conseiller et maire à Saint-Gérard-des-Laurentides pendant plus de 20 ans. 

Pour M. Grenier, l'intérêt pour la politique municipale s'est vraiment manifesté depuis 2015, alors qu'il faisait partie des résidents de la rue des Laurentides qui ont dû se débattre avec la Ville pour résoudre un problème de fossé mal drainé, qui avait provoqué des accumulations d'eau et des refoulements d'égout dans le secteur. Il avait rapidement été identifié comme porte-parole des sinistrés et à ce titre, il avait participé à plusieurs échanges avec l'administration municipale.

Quatre enjeux

M. Grenier basera sa campagne électorale sur quatre enjeux. 

Tout d'abord, il souhaite établir à Shawinigan un bureau des aînés, cette interface directe avec l'hôtel de ville pour les résidents du troisième âge promise par Michel Angers lors de sa première campagne, en 2009, mais toujours pas réalisée.

Son parcours professionnel l'a aussi beaucoup sensibilisé au problème d'exode des jeunes, un enjeu complexe auquel Shawinigan doit s'attaquer avec vigueur, croit M. Grenier. Il propose ainsi de créer des «états généraux de la relève».

Sa troisième priorité porte sur la transparence. Il cite les exemples du Bureau de l'intégrité professionnelle et administrative de Saint-Jérôme et des certifications de la norme Systèmes de management anticorrupton à Saint-Calixte et à Saint-Colomban comme initiatives inspirantes. M. Grenier ne rejette pas du revers de la main la création d'un poste de vérificateur général, tel que souhaité par le regroupement Shawinigan citoyens avertis.

«L'important, c'est de se doter de quelque chose qui fera en sorte que nous aurons le plus de transparence possible pour que les citoyens se sentent en confiance», résume-t-il. 

M. Grenier désire assurer une saine gestion des deniers publics et établir des relations harmonieuses avec le milieu... et «nos amies municipalités voisines». Une allusion évidente aux difficiles négociations entourant les compensations pour l'utilisation des équipements supralocaux.

Par ailleurs, s'il est élu, M. Grenier promet de verser 10 % de sa rémunération nette à des organismes de son district. À Shawinigan, le salaire brut d'un conseiller municipal frôle les 42 000 $ par année, en incluant l'allocation non imposable.

Enfin, le gestionnaire confie que la langue de bois ne fera pas partie de ses caractéristiques si la population lui fait confiance.

«Quand une décision ira à l'encontre de mes valeurs, je saurai le dire. Pas juste en caucus», glisse-t-il. À Shawinigan, toutes les résolutions du conseil municipal ont été adoptées à l'unanimité au cours du présent mandat.




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