La glace olympique utilisée à profusion au Pavillon de la jeunesse

Marianne St-Gelais fait partie des athlètes de calibre... (Le Soleil)

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Marianne St-Gelais fait partie des athlètes de calibre international qui ont testé la patinoire de dimension olympique au Pavillon de la jeunesse d'ExpoCité, à Québec.

Le Soleil

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le 2 mai 2007, le conseil municipal de Shawinigan achetait la paix en décidant d'équiper son futur amphithéâtre municipal de bandes rétractables, un concept qui venait d'être implanté au Pavillon de la jeunesse d'ExpoCité, à Québec. Dix ans plus tard, cet investissement en valait-il le coup? Dans ce dernier texte d'une série de quatre qui rappellent les débats qui avaient animé la réflexion, les espoirs suscités par la présence d'une glace olympique au Centre-de-la-Mauricie, le bilan de l'utilisation de ce mécanisme innovateur et le rendez-vous manqué avec le patinage de vitesse courte piste, Le Nouvelliste raconte le succès rencontré à ExpoCité. 

En 2007, Martin Mondou et Claude Mass avaient attiré l'attention du conseil municipal de Shawinigan sur l'existence d'un mécanisme de bandes rétractables au Pavillon de la jeunesse, à Québec. Si cette innovation ne fait pas fureur au Centre Gervais auto, elle est utilisée à profusion sur les terrains d'ExpoCité.

En fait, la surface olympique se déploie six jours sur sept par le Centre d'entraînement de patinage de vitesse de la région de Québec. Des salons ont aussi expérimenté cette dimension et même quelques spectacles. Côté hockey, des essais ont été effectués lors des premières années d'exploitation du système inauguré en 2007, sans trop de succès cependant.

En fait, lors des deux premières années, Claude Lévesque, gestionnaire des locations de glace au Pavillon de la jeunesse, reconnaît que l'organisation a dû affronter quelques écueils. Au point où, en 2009-2010 et en 2010-2011, il avait été convenu de toujours garder la glace en dimension olympique. Mais d'autres bris sont alors apparus, parce que le mécanisme de bandes rétractables n'était pas actionné assez régulièrement.

Pendant ces deux hivers, tous les utilisateurs, des ligues de hockey adulte aux patineurs courte piste, en passant par les Remparts de Québec, s'élançaient sur une glace olympique. 

«Patrick Roy avait mis son poing sur la table en disant que ça coûtera ce que ça coûtera, il voulait que son équipe pratique en format nord-américain!», raconte M. Lévesque. «Mais le patin de vitesse venait spécifiquement ici pour la patinoire olympique.»

Ainsi, depuis la saison 2011-2012, le Pavillon de la jeunesse exploite parfaitement l'avantage de ses bandes rétractables. À chaque début de soirée pendant la saison, sauf le vendredi, la surface olympique apparaît pour le patinage de vitesse. Le reste du temps, les hockeyeurs retrouvent leurs repères sur la glace aux dimensions traditionnelles, soit 200 pieds de long par 85 pieds de large.

Il faut dire que le système du Pavillon de la jeunesse est un peu moins complexe qu'au Centre Gervais auto. En effet, en format olympique, il n'existe pas de mécanisme de sièges qui disparaissent sous les gradins. La bande remplit simplement l'espace vacant d'une quinzaine de pieds que l'on observe en mode nord-américain.

Avec l'expérience, les frustrations des premières années ont laissé place à la satisfaction de bénéficier d'un équipement polyvalent. M. Lévesque assure que les bris sont devenus très rares, particulièrement au cours de la dernière année.

«C'est un système qui marche bien quand il fonctionne souvent», partage-t-il. «Quand il est actionné une fois par semaine ou une fois par mois, c'est là que les problèmes arrivent.»

En plus du patinage courte piste, les divers salons organisés au Pavillon de la jeunesse réclament tous la grande surface, selon M. Lévesque.

«En nord-américain, il y a une perte d'espace», fait-il remarquer. «Les salons se vendent en espace de pieds carrés. Un espace de 200 par 100 pieds carrés, c'est mieux que 200 par 85! Les salons de l'auto, de la machinerie agricole, le Téléthon enfant soleil, les Témoins de Jéhovah... Il y a un paquet d'événements et ils réclament toujours le parquet olympique. Le format nord-américain, c'est uniquement pour le hockey. Même quand nous avions des spectacles avant le Centre Vidéotron, c'était toujours en format olympique, avec le plus grand parterre possible.»

Après dix ans d'exploitation, M. Lévesque ne laisse planer aucun doute sur la justesse de la décision d'équiper le Pavillon de la jeunesse de bandes rétractables.

«Ça me donne des arguments de vente», sourit-il. «Ça donne une plus-value. On peut accommoder tout le monde; ce n'est pas une surface au détriment de l'autre. Il reste juste à se chicaner sur l'heure de la location!»




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