Une corvée au parc de la Rivière-Grand-Mère

Une trentaine de bénévoles ont participé samedi à... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Une trentaine de bénévoles ont participé samedi à la corvée organisée pour nettoyer le parc de la Rivière-Grand-Mère.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Après celles organisées un peu partout dans la région ces dernières semaines pour aider les sinistrés des inondations, une autre grande corvée s'est tenue samedi à Shawinigan. L'objectif cette fois était de nettoyer le parc de la Rivière-Grand-Mère, négligé selon les citoyens depuis plusieurs années.

«Ça fait beaucoup de travail. On a eu une trentaine de bons travailleurs», affirme Réal Daneault, porte-parole du comité de revitalisation du parc de la Rivière-Grand-Mère et organisateur de la corvée. «Nous en avons ramassé beaucoup, mais on n'est pas capable de tout faire.»

Une corvée similaire avait été organisée dans ce parc il y a 20 ans, en 1997. À l'époque, les bénévoles avaient extrait plusieurs déchets sur le site. Des frigos, des poêles, des pneus ou encore des matériaux de construction avaient alors été retirés des boisés du parc. Bien que des déchets ont encore été retrouvés cette année, les bénévoles ont surtout ramassé de la végétation morte. Là où les bénévoles avaient passé, les boisés respiraient davantage. 

Alors que des bénévoles coupaient les arbres morts avec des scies mécaniques, d'autres les chargeaient dans des petites remorques pour apporter les détritus au même endroit. Les bénévoles n'ont pas réussi à faire tout le travail souhaité. Réal Daneault assure toutefois qu'une autre corvée sera organisée l'an prochain pour compléter le travail. 

Le comité de revitalisation du parc de la Rivière-Grand-Mère souhaitait montrer à la Ville de Shawinigan avec cette corvée que les citoyens de Grand-Mère tiennent à ce parc. Il souhaite que le lac artificiel, qui s'est rempli de sédiments avec les années, soit restauré. Le comité voudrait que des travaux soient exécutés pour redonner l'aspect d'origine au parc. 

«On fait notre part pour les berges et on souhaite que la Ville puisse restaurer le lac», précise M. Daneault. «Ça n'a pas d'allure le lac, c'est une soue à cochons.»

La conseillère du district de la Rivière, Nancy Déziel, était des bénévoles de la corvée. Elle-même utilisatrice du parc de la Rivière-Grand-Mère, Nancy Déziel a vu la détérioration de l'endroit en raison du manque d'entretien. Elle avoue que l'implication de ses concitoyens va lui donner du poids pour aborder la question de la revitalisation du parc au conseil municipal. 

«C'est ma fête aujourd'hui», lançait d'emblée la conseillère en voyant tous les bénévoles à la tâche. 

«Que les gens donnent du temps pour s'impliquer dans leur parc, ça témoigne de leur intérêt. Ça m'amène des outils face à la table du conseil lorsqu'il y a de gros projets comme le nettoyage du bassin, c'est un projet coûteux.»

La Ville ne peut toutefois pas intervenir sur le bassin comme elle le voudrait. Elle doit avoir l'autorisation du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques.

«Ça fait trois ans qu'on travaille avec le ministère pour obtenir la permission. Au départ, ce qu'il nous demandait c'était de régler tout le problème de sédiments dans le bassin versant, ce qui aurait coûté des millions de dollars», note la conseillère municipale. 

À la suite de négociation, la Ville a convaincu le ministère de ne pas intervenir sur l'ensemble du bassin versant. «Ce qu'on pense, c'est qu'un barrage a cédé lors de pluies de 1998 et que des barrages de castor ont sauté. C'est ce qui aurait entraîné les sédiments à l'origine. Une fois que tu as beaucoup de sédiments, ça s'accumule», soutient Nancy Déziel. 

La Ville a envoyé il y a quelques semaines des échantillons de sédiments au ministère de l'Environnement pour s'assurer qu'ils ne contiennent pas de matière dangereuse. S'il n'a aucun risque de pollution, la Ville s'attend, précise la conseillère municipale, à obtenir son certificat d'autorisation pour réaliser les travaux dans le lac artificiel. 

«Une fois le certificat obtenu, la Ville pourra approuver les travaux. Bien que mes collègues ont toujours le pouvoir de ne pas les approuver, mais ça devrait se faire dû à l'appui des citoyens», ajoute Mme Déziel.




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