Déneigement à Shawinigan: une amélioration dès l'hiver prochain

Devant un nouveau tollé populaire au sujet de la qualité du service de... (Sylvain Mayer)

Agrandir

Sylvain Mayer

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Devant un nouveau tollé populaire au sujet de la qualité du service de déneigement au cours du dernier hiver, le maire de Shawinigan, Michel Angers, s'est engagé à améliorer la situation lors de la dernière assemblée publique régulière du conseil municipal, le 11 avril. Il laisse même entendre que la Ville devrait hausser son budget pour offrir un service qui répond davantage aux attentes.

Même si le soleil printanier achève de débarrasser la ville des derniers amoncellements de neige, de nombreux citoyens tenaient à rappeler aux élus à quel point ils avaient trouvé le dernier hiver pénible. À la période de questions, Sylvain Giguère s'est même risqué à demander s'il existait des conseillers satisfaits à 100 % du déneigement. Le maire convient que personne n'oserait prétendre que le dernier hiver s'est passé sans embûches sur ce plan.

«Nos employés municipaux ont fait le maximum possible, mais on s'est aperçu que ce n'était pas suffisant», convient M. Angers. «Un bilan se fait présentement aux Travaux publics. Nous avons comme objectif d'augmenter l'efficacité du déneigement, quitte à ce que ça coûte un peu plus cher. Partout, on souhaite une augmentation de l'efficacité. Dans nos prochains contrats, on cherchera à avoir une qualité de service et d'équipement. Il y aura très certainement une amélioration. On attend le rapport qui nous sera soumis.»

En 2017, la Ville de Shawinigan a établi son budget de déneigement à 5,5 millions $, alors qu'il se situait à 6,09 millions $ en 2015. M. Angers s'est toujours défendu de faire des économies de bout de chandelle pour compresser les dépenses de déneigement au maximum. Par contre, il ne nie pas que ce poste budgétaire pourrait être rehaussé en 2018.

À la fin de l'hiver en 2016, plusieurs citoyens s'étaient également plaints de la qualité discutable du déneigement. En septembre, après réflexion, le maire avait précisé que l'administration municipale s'assurerait que la politique de déneigement serait scrupuleusement suivie. Visiblement, ça n'a pas suffit.

«Nous avons changé des parcours, des zones de déneigement, nous avons ajouté une équipe sur le terrain», énumère-t-il. «Compte tenu de ce qui est arrivé cet hiver, nous ne sommes pas parvenus à prendre le dessus en raison des tempêtes qui tombaient les unes après les autres.»

L'administration municipale planche sur une variété de solutions, comme par exemple la possibilité de souffler la neige le jour aux endroits où on retrouve très peu de véhicules stationnés dans les rues. Les dessertes par les employés municipaux et les sous-traitants pourraient aussi être revues. Le maire assure que ce brassage s'effectue dans une perspective d'efficacité.

«Il va falloir assumer, parce que dans le fond, ça fait partie des services essentiels», reconnaît-il. «Quand on veut sortir avec notre voiture ou prendre une marche, on doit être capable de se promener en sécurité.»

Une question de centimètres

À la période de questions, un citoyen du secteur Shawinigan-Sud se demandait à quoi rimait la stratégie d'exiger une intervention à partir de 8 centimètres dans les quartiers résidentiels. Dans ces conditions, la multiplication d'accumulations de deux, quatre ou six centimètres dans une courte période rend la circulation difficile, faisait-il remarquer.

M. Angers convient qu'il s'agit d'une partie du problème. Les centimètres s'empilent et les conditions routières se dégradent.

«C'est ce qu'on va modifier dans nos devis», avance-t-il. «Ça fait partie de notre réflexion. On va sortir à trois, à quatre (centimètres), en partant. Mais plus on va sortir souvent, plus ça va coûter cher.»

Également du secteur Shawinigan-Sud, André Pombert a illustré de façon assez colorée de quelle façon il avait vécu le dernier hiver.

«J'ai eu de la visite et je suis fier de ma ville», raconte-t-il. «Mais quand ils arrivent chez nous et qu'ils se demandent si la Ville est en grève, si on vit en zone sinistrée... Ça devient insoutenable. Pourtant, on n'a pas toujours eu ce problème.»




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer