Hôtel de La Salle: «Qu'est-ce qu'on fait avec ça?»

La démolition de l'ancien hôtel de La Salle... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La démolition de l'ancien hôtel de La Salle s'est déroulée rondement. Le terrain situé au coin de l'avenue de Grand-Mère et de la 3e Rue est maintenant débarrassé du vétuste immeuble.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Maintenant que l'hôtel de La Salle ne représente plus qu'un souvenir, que réserve l'avenir à ce terrain avantageusement situé au coin de l'avenue de Grand-Mère et de la 3e Rue?

À la Ville de Shawinigan, les contacts avec le propriétaire, Maxime Parent-Dubé, restent toujours aussi difficiles à établir. Depuis l'acquisition de cet immeuble en septembre 2014, le jeune homme l'avait laissé se détériorer au point où la Cour supérieure a confirmé l'urgence de la situation en donnant l'aval à une requête en démolition, le 2 mars.

L'an dernier, la Ville de Shawinigan avait obtenu une saisie d'exécution immobilière de la Cour municipale. Selon le procès-verbal modifié de cette affaire, en septembre, le montant des amendes impayées atteignait 11 039 $.

La majorité de ces infractions étaient reliées à la malpropreté du terrain. La facture des travaux qui viennent d'être complétés par l'entreprise Construction et démolition GB sera entièrement refilée au propriétaire, ce qui représente un montant de 281 688 $, taxes incluses. Une somme qui s'ajoutera aux comptes de taxes impayées pour cette propriété, qui atteignaient déjà 10 222 $ .

Dans ces circonstances, difficile de savoir ce que le propriétaire compte faire de ce terrain.

«Nous l'avions interpellé souvent pour qu'il s'en occupe», rappelle le maire, Michel Angers. «Force est de constater qu'il ne s'en est pas occupé et que nous avons dû intervenir. Le terrain lui appartient toujours et la facture de la démolition lui sera refilée. On va tenter de savoir ce qu'il va faire, s'il va nous payer. On verra la suite des choses.»

Nancy Déziel, conseillère du district de la Rivière, mentionne que des citoyens ont déjà avancé quelques suggestions pour ce site, comme un stationnement public ou un parc. Toutefois, elle rappelle aussi qu'étant donné que le terrain n'appartient pas à la Ville, difficile de se lancer dans des projets pour le moment.

«Les gens sont contents que ce soit nettoyé», commente-t-elle. «La prochaine étape dans leur tête, c'est qu'est-ce qu'on fait avec ça? Nous n'en avons pas vraiment parlé au conseil, surtout que le terrain n'est même pas à nous. Au moins, je suis contente que la démolition soit faite. Pour les commerçants autour, ce n'était pas encourageant d'investir quand il y avait une affaire semblable qui défaisait le paysage.»

«Ça fait un trou assez important», concède M. Angers. «Mais entre ça et ce qu'on voyait avant, je préfère ce qui est là présentement. C'était devenu dangereux.»

Amende?

Guy Boisvert, président de Construction et démolition GB, précise que les travaux ont été terminés le 31 mars, un peu plus tôt que prévu. Rappelons que le 16 mars, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité au travail avait ordonné la fermeture du chantier, en exigeant un nouveau plan d'intervention. 

À ce moment, la CNESST craignait que l'effondrement d'une partie de la structure ait potentiellement contaminé d'amiante une plus grande partie de rebuts que prévu. Les travaux avaient pu reprendre le 20 mars.

«Après, tout s'est déroulé comme prévu», commente l'entrepreneur. «Tout a été enlevé, nous avons retiré les fondations, nous avons remis du sable compacté avec une couche de terre et nous avons ensemencé avec du trèfle.»

Un inspecteur de la CNESST est retourné sur les lieux pour examiner les manoeuvres. Son rapport d'intervention n'est pas encore disponible, mais M. Boisvert ne s'attend à rien de négatif.

«Il est venu deux fois et selon ce que nous avons su, tout est beau», indique l'homme d'affaires.

M. Boisvert ne peut toutefois encore présumer si la CNESST sévira à la suite des observations qui avaient justifié l'arrêt du chantier. Nicole Roy, porte-parole de l'organisme paragouvernemental, ne peut s'avancer sur cette piste pour le moment. La CNESST dispose d'un délai d'un an pour imposer un constat d'infraction. Le cas échéant, il s'agirait d'une première pour Construction et démolition GB en 28 ans.

«Deux de mes gars étaient sur le chantier sans avoir mis leur masque», explique M. Boisvert. «Il n'y avait pas de poussière à ce moment, mais à l'intérieur des clôtures, ils étaient obligés de mettre des masques. Il n'y a rien eu d'autre.»




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