Fastival de Shawinigan: la première édition reportée en 2018

Le Festi-Beach avait pris une pause en 2016. Il... (Archives Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

Agrandir

Le Festi-Beach avait pris une pause en 2016. Il devait être remplacé par le Fastival. La première édition de ce nouvel événement a finalement été reportée en 2018.

Archives Sylvain Mayer Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Prévue les 15 et 16 juillet, la première édition du Fastival de Shawinigan est reportée en 2018 en raison de l'incertitude provoquée par l'imposant chantier de mise en place des réseaux d'égout et d'aqueduc qui s'ébranlera cet été autour du lac à la Tortue.

Une décision un peu étonnante, au sens où la question de la cohabitation entre cet événement et les travaux anticipés avait été abordée à la fin novembre, lorsque l'ancienne organisation du Festi-Beach avait convoqué la presse régionale pour expliquer son virage. Le conseiller du district des Boisés, Martin Asselin, avait alors mentionné que des mesures seraient prises pour assurer l'accès au site de la Plage Idéale.

Qu'est-ce qui a changé trois mois plus tard? La qualification officielle du projet dans le cadre du Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées, à la fin janvier, permettra aux résidents du secteur de bénéficier d'importantes économies, puisque le projet sera subventionné à 83 % par Québec et Ottawa, plutôt qu'aux deux tiers comme le prévoyait le programme précédent. Toutefois, la Ville de Shawinigan doit respecter un échéancier serré. Le chantier doit être complété le 31 mars 2018.

Dans ce contexte, la Ville de Shawinigan et l'organisation du Fastival ont convenu qu'il devenait préférable de reporter l'événement, afin de ne pas nuire à l'entrepreneur général et aux sous-traitants qui s'activeront pour livrer le projet dans les délais.

«En étant limité dans le temps, c'est sûr et certain que le chantier se déroulera un peu partout», explique M. Asselin. «Ça met des bâtons dans les roues. On voulait laisser le champ libre aux entrepreneurs pour qu'ils travaillent dans les temps, sans augmenter la facture.»

«On veut présenter un nouvel événement et si l'accès est plus dur, c'est un peu compromettant. C'est donc plus sage de le reporter.»

Émile Cayouette, vice-président du Fastival, reconnaît que l'organisation savait qu'elle s'exposait à un chantier intense pour sa première édition. Mais les gens du secteur Lac-à-la-Tortue ont entendu leur lot de promesses sur la réalisation de ce projet au fil des décennies, de sorte que dans son esprit, rien n'était vraiment garanti avant l'annonce conjointe des ministres François-Philippe Champagne et Julie Boulet à la fin janvier.

«On savait qu'il y aurait des travaux, mais les dates n'étaient pas définitives», explique M. Cayouette. «Le changement de programme aurait pu retarder le projet. Tant qu'on n'avait pas de réponse officielle, on faisait comme s'il y avait un Fastival. Quand elle est venue, on s'est assis avec la Ville. Le maire ne pouvait nous garantir un contrôle sur l'entrepreneur pour qu'il nous laisse utiliser notre terrain et les rues.»

«Il y avait trop d'incertitude», insiste M. Cayouette. «On présente une nouvelle édition, une nouvelle orientation, on invite du monde et les gens ne sont pas capables de se stationner... T'as l'air fou un peu!»

«C'est plate, parce qu'on avait bien travaillé», ajoute le porte-parole. «Mais c'est plus responsable de reporter ça en 2018.»

D'une pause à l'autre

Le Festi-Beach avait pris une pause en 2016 pour permettre aux bénévoles de compléter une réflexion sur l'avenir de l'événement. À la fin novembre, le comité organisateur annonçait l'arrivée d'un volet agroalimentaire pour la première édition de ce qui sera dorénavant connu comme le Fastival. Ce report portera donc à deux ans la pause dans l'organisation d'un événement festif dans le secteur Lac-à-la-Tortue.

«Ça fait quelque chose, parce que c'est quand même un bon rassemblement», rappelle M. Asselin. «Mais d'un autre côté, nous aurons la réalisation de travaux qui étaient attendus depuis quarante ans. Après, nous aurons du bel asphalte neuf!»

Ce nouveau décor stimulera l'organisation pour la première édition, réfléchit M. Cayouette. «On aura probablement quelque chose de meilleur en 2018, puisque le tour du lac sera refait à neuf», se console le vice-président. «Ce sera une très belle carte d'invitation pour la course à pied et peut-être le vélo.»

Par ailleurs, il était acquis que si l'événement avait été présenté en juillet comme prévu, Christian Maurais n'aurait pu assumer son rôle de président, tel qu'annoncé en novembre. Ses implications l'empêchaient de remplir ce mandat, pour cette année du moins.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer