Pas de demi-marathon des pompiers en 2017

La septième édition du Demi-marathon des pompiers de...

Agrandir

La septième édition du Demi-marathon des pompiers de Shawinigan, en juin 2016, était-elle la dernière?

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La septième édition du Demi-marathon des pompiers de Shawinigan, en juin 2016, était-elle la dernière?

Le maire de Shawinigan, Michel Angers et le... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

Le maire de Shawinigan, Michel Angers et le fondateur du Demi-marathon des pompiers, Carl Boulianne, ont annoncé lundi que l'événement n'apparaîtrait pas au calendrier 2017.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

La question se pose puisque le fondateur et principal organisateur de l'événement, Carl Boulianne, a décidé de se retirer. Le maire, Michel Angers, laisse la porte ouverte à une reprise de l'activité en 2018, sans toutefois en donner l'assurance.

Lundi matin à l'hôtel de ville, les deux porte-paroles préféraient parler d'une pause de l'événement en 2017 plutôt que d'annoncer sa fin. M. Angers a même fait un lien avec le Festi-Beach, qui a suspendu ses activités en 2016 avant de rebondir sous l'appellation du Fastival cette année. Par contre, il reconnaît que les rendez-vous de course à pied ne manquent pas dans la région.

Un peu ému, M. Boulianne explique simplement que les objectifs établis au départ par le Demi-marathon des pompiers avaient été atteints et qu'il souhaitait passer à autre chose. Il ne nie pas que la lourdeur de la tâche lui pesait aussi sur les épaules, lui qui assume déjà la fonction de directeur adjoint au Service de sécurité incendie de Shawinigan.

«C'est vraiment une grosse organisation», explique-t-il. «Je voyais revenir ça et je me disais que j'avais réussi à faire le tour de ce que je voulais atteindre. Ce n'est pas un élément en particulier, mais la somme des choses qui ont fait en sorte que j'étais rendu là.»

Coureur accompli, M. Boulianne avait lancé cet événement en 2010 pour démocratiser la pratique de ce sport. Des épreuves de 5 à 21,1 kilomètres étaient proposées, en plus d'une course d'un kilomètre pour les enfants. La première édition avait attiré 300 personnes alors que l'an dernier, environ 1100 amateurs de course à pied s'étaient présentés au rendez-vous. 

En fait, en sept ans, 5300 inscriptions ont été recensées. Le Demi-marathon des pompiers a aussi remis 11 000 piles dans des écoles de Shawinigan pour faire penser aux jeunes de garder les détecteurs de fumée bien alertes à la maison.

«Ça demande une somme de travail exceptionnelle pour organiser tout ça», insiste M. Angers. «Toute l'équipe qui était autour de Carl, c'étaient des amis, des gens proches qui comptaient sur lui pour coordonner l'ensemble des activités.»

«Si quelqu'un veut prendre la relève, tout est en place», ajoute le maire. «Il y aura de la facilité pour une autre organisation de reprendre ce demi-marathon. Carl a assez donné; on peut lui lever notre chapeau!»

M. Angers mentionne que la Ville pourrait appuyer une nouvelle organisation à la même hauteur, soit une subvention de 2500 $, sans compter une aide technique. Il ne ferme aucune porte, mais reconnaît que le parcours du secteur Grand-Mère était très apprécié des participants.

Sécurité

En juin 2015, le décès de Maxime Fournier, un membre de la brigade shawiniganaise, avait ébranlé l'organisation. Le jeune homme de 21 ans s'était effondré à quelques mètres de la ligne d'arrivée, victime d'une arythmie sévère. Il était décédé quelques instants plus tard.

Dans son rapport, la coroner Lyne Chouinard s'était demandé si l'accès à des soins avancés en réanimation cardiaque dans les premières minutes du drame aurait pu augmenter les chances de survie. À ce moment, un urgentologue était intervenu. La coroner notait cependant que ce médecin avait cessé «prématurément» les manoeuvres de réanimation effectuées par les techniciens ambulanciers - paramédics. 

Malgré tout, le comité organisateur de l'événement n'avait essuyé aucun blâme. La coroner n'avait émis aucune recommandation dans son rapport. Néanmoins, ce drame a-t-il mis plus de pression sur des bénévoles qui souhaitent simplement divertir les amateurs de plein air? M. Boulianne assure que cela n'a pas joué dans sa décision.

«C'est un drame qui est arrivé, on ne s'en cache pas», commente-t-il. «Mais il y a eu d'autres éditions qui ont bien été. Ce n'est pas ce qui a fait en sorte que j'arrête.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer