Lac-à-la-Tortue: un délai qui dérange

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, est impatient... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, est impatient d'obtenir la confirmation du gouvernement du Québec pour la qualification du projet d'assainissement des eaux usées et d'aqueduc autour du lac à la Tortue au Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées.

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Autant en conférence d'information qu'en séance publique lundi, le maire de Shawinigan, Michel Angers, a lancé des indices qui trahissent son impatience à obtenir la confirmation du gouvernement du Québec pour la qualification du projet d'assainissement des eaux usées et d'aqueduc autour du lac à la Tortue au Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées.

Ce projet a évolué en montagnes russes en 2016. Après des consultations concluantes en début d'année, autant à Hérouxville qu'à Shawinigan, toutes les conditions exigées par le gouvernement du Québec semblaient rencontrées.

Mais la création du FEPTEU a incité l'administration municipale à risquer une nouvelle demande d'aide financière dans ce programme, beaucoup plus généreux puisque Québec et Ottawa subventionneraient l'investissement de 42,5 millions $ à 83 % plutôt qu'à 66 %.

Or, le temps passe et Shawinigan attend toujours le feu vert. Comme les travaux admissibles doivent être engagés entre le 1er avril 2016 et le 31 mars 2018, le maire commence à taper du pied.

«C'est un investissement hypothétique, puisque nous n'avons pas encore reçu de confirmation de la part du gouvernement du Québec sur ce projet», glisse M. Angers. «On avance toujours dans l'espoir de recevoir les subventions.»

Dans le programme triennal d'immobilisations 2017-2018-2019 présenté lundi, la Ville de Shawinigan prévoit un investissement de 25,3 millions $ pour la première phase du projet, en 2017. Une portion de 17,2 millions $ s'ajouterait l'année suivante.

M. Angers croit comprendre que les demandes ont afflué lors de l'annonce de l'entente fédérale-provinciale pour le FEPTEU au début de l'été. Le gouvernement pourrait donc être contraint d'y aller par priorité et pour le moment, le maire de Shawinigan ne détecte pas le moindre signal pour le projet tant attendu au lac à la Tortue. 

«Ça commence à presser», s'impatiente-t-il. «Il faut se préparer! On parle d'un investissement de 42 millions de dollars dans un endroit qui est complètement fermé. Si on n'a pas terminé au 31 mars 2018, tout ce qui excéderait serait à la charge de la municipalité. C'est extrêmement important qu'on démarre le plus rapidement possible.»

«Dans l'éventualité où on n'aurait pas la subvention, le projet ne se ferait pas, tout simplement», laisse tomber M. Angers. «On referait des demandes tant et aussi longtemps qu'on n'aurait pas de réponse.»

Autres projets

Le nouveau PTI avance des investissements de 92,4 millions $ au cours de la prochaine année et de 185,4 millions $ d'ici 2019, dont 92,6 $ millions seront reçus en subventions.

Les travaux de la prochaine année seront principalement réalisés grâce à des aides financières, à la hauteur de 52 millions $. La Ville estime à 22,8 millions $ les sommes qu'elle empruntera en 2017 pour ses investissements, dont 7,4 millions $ pour le projet d'approvisionnement en eau potable.

Il reste donc 15,4 millions $ pour les autres projets, ce qui, dans l'esprit de M. Angers, respecte la limite de 16 millions $ fixée par la stratégie de réduction de la dette et de plafonnement des investissements, annoncée en septembre.

Le projet d'approvisionnement en eau potable deviendra plus concret en 2017 avec de nombreux travaux sur le terrain. Au cours des prochains mois, la construction des installations de traitement au lac à la Pêche (20,3 millions $) et au lac des Piles (7 millions $), l'aqueduc sous la rivière Saint-Maurice (1,8  million $) sont notamment prévus.

La prochaine année permettra également la réalisation de la réhabilitation de terrains contaminés, la réfection du viaduc Saint-Marc et le remplacement du système de refroidissement à l'aréna Gilles-Bourassa. La Ville prévoit aussi investir environ deux millions de dollars pour la réfection de routes locales.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer