Parc de la Rivière-Grand-Mère: une rencontre positive

La Ville de Shawinigan présentera finalement à la... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

La Ville de Shawinigan présentera finalement à la direction régionale du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques une demande de certificat d'autorisation pour procéder au nettoyage de la rivière Grand-Mère, afin de redonner un peu d'éclat au parc du même nom.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La Ville de Shawinigan présentera finalement à la direction régionale du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques une demande de certificat d'autorisation pour procéder au nettoyage de la rivière Grand-Mère, afin de redonner un peu d'éclat au parc du même nom.

À la séance régulière du conseil municipal du... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

À la séance régulière du conseil municipal du 11 octobre, de nombreux citoyens, dont Jean-Pierre Jolivet (debout, en avant), souhaitaient sensibiliser la Ville de Shawinigan à la détérioration du parc de la Rivière-Grand-Mère. Une rencontre avec le ministère de l'Environnement a semé un peu d'espoir, cette semaine.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Cette orientation a été prise à la suite d'une rencontre organisée lundi, à l'hôtel de ville. Autour de la table, on retrouvait la ministre régionale et députée de Laviolette, Julie Boulet, le maire de Shawinigan, Michel Angers, les membres du comité de mobilisation pour la sauvegarde du parc de la Rivière-Grand-Mère, ainsi que des fonctionnaires du MDDELCC et du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs.

Cette rencontre a été qualifiée de positive par tous les intervenants, mais elle a surtout convaincu la Ville d'entreprendre les démarches pour formuler une demande de certificat d'autorisation pour intervenir dans la rivière.

Jusqu'à maintenant, l'administration municipale se faisait tirer l'oreille, prétextant les exigences démesurées du MDDELCC pour intervenir efficacement afin de contrer l'ensablement du cours d'eau et la végétation indésirable à la hauteur du célèbre parc.

«J'ai, devant moi, des gens du ministère de l'Environnement qui ont le goût de trouver une solution pour les citoyens», se réjouit M. Angers, très reconnaissant à l'endroit de la ministre régionale d'avoir pris la peine d'organiser cette rencontre.

«Quand on se met en mode solution, on peut être très créatif. Nous allons donc présenter une demande de certificat d'autorisation et ça va suivre son cours.»

M. Angers ne nie pas l'existence de règles toujours aussi strictes autour de ces travaux, mais il croit maintenant possible de présenter un plan efficace dont la réalisation n'entraînera pas de coûts démesurés.

«Nous avons rappelé au ministère de l'Environnement qu'on ne pourra pas se permettre de faire un dragage qui garantirait que plus jamais rien ne coulerait parce qu'on ferait des interventions partout», souligne M. Angers.

«Nous voulons collaborer et nous souhaitions une ouverture, ce que nous avons obtenu. Nous n'irons pas dans l'illégalité, mais il faut voir qu'est-ce qu'on peut faire à l'intérieur de la réglementation qui nous permettrait de remettre le bassin en état à un coût raisonnable.»

Sans établir un budget précis, M. Angers assure que la Ville n'investira pas «500 000 $ ou un million $» dans des travaux qui ne garantiraient rien à long terme. «Ça, c'est impossible», tranche-t-il. «Les citoyens conviennent qu'il y a moyen de faire quelque chose à coût plus raisonnable.»

Point de départ

Pour Mme Boulet, la rencontre de lundi a d'abord permis à tous les intervenants de détenir les mêmes informations sur ce dossier avant d'entrer en mode solution. Les fonctionnaires ont aussi été sensibilisés à l'attachement des citoyens pour ce parc, qui a déjà été plus accueillant pour les canotiers et les pêcheurs.

«Il fallait bien faire saisir au ministère que c'est un dossier important pour les citoyens de Grand-Mère, que c'est un endroit qui fait partie de leur patrimoine», commente la ministre. «Il fallait une mise en contexte et expliquer pourquoi c'est important de remettre ce milieu comme on l'a déjà connu.»

«C'est sûr qu'il y a des règlements et des lois et le ministère ne pourra y déroger», précise Mme Boulet. «Mais on voulait qu'il soit sensibilisé.»

En somme, la députée de Laviolette qualifie cette rencontre de «point de départ vers quelque chose de plus structurant».

Jean-Pierre Jolivet, représentant du comité de citoyens, sort également encouragé de cette séance de travail.

«Je trace un bilan positif», commente-t-il. «Tout le monde est sur la même longueur d'onde. Nous demandons toujours le nettoyage du bassin, mais des normes doivent être respectées. On ne veut pas être en dehors des lois.»

«C'est maintenant à la Ville de présenter quelque chose qui entre dans les normes et qui permettrait de faire un nettoyage à des coûts convenables», enchaîne-t-il.

«C'est ce qu'on espère. Si le ministère de l'Environnement n'accepte pas, nous aurons des actions à prendre en conséquence. Pour le moment, on pense qu'avec un nouveau projet de la Ville, ça permettrait un nettoyage convenable.»

«À tout problème, il y a une solution», termine M. Jolivet. «Il s'agit de la trouver! Je pense qu'on est sur la bonne voie.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer