Services supralocaux: un défi pas piqué des vers

Les députés Pierre Giguère, Julie Boulet et Marc... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Les députés Pierre Giguère, Julie Boulet et Marc H. Plante pourraient avoir un gros mot à dire dans la conclusion du dossier des équipements supralocaux à Shawinigan.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Comment réussir à satisfaire autant d'intérêts différents dans le dossier des équipements supralocaux à Shawinigan? Le ministre des Affaires municipales peut-il vraiment trancher sans tenir compte des conséquences politiques pour les représentants libéraux impliqués?

Les députés de Saint-Maurice et de Laviolette, Pierre Giguère et Julie Boulet, doivent relever le défi pas piqué des vers de concilier la volonté de Shawinigan à celle des autres municipalités de leur comté impliquées dans cette négociation.

En ce qui concerne celui de Maskinongé, son territoire englobe quatre municipalités sollicitées dans cette demande de compensation: Charette, Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Élie-de-Caxton et Saint-Paulin. Son territoire ne touche pas du tout à la ville centre.

Dans ces circonstances, on voit mal le député Marc H. Plante supplier le ministre Martin Coiteux de forcer les municipalités à défrayer un montant pour les équipements supralocaux de Shawinigan.

«Nous avons bien pris les arguments pour et contre de toutes les parties», commente le député de Maskinongé. «Il y a aussi une question de respect de l'autonomie municipale.»

«Le cas un peu particulier, c'est qu'on veuille signer une entente extra-MRC», ajoute M. Plante. «C'est ce qui crée un caractère exclusif. Dans le temps, le dossier de Louiseville avait un caractère différent sur un grand point: ça impliquait des municipalités d'une même MRC.» 

Ces affinités n'avaient même pas permis d'obtenir un consensus. Imaginez alors quand une ville, trois MRC et trois élus provinciaux sont impliqués!

Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, ne nie pas la délicatesse de l'affaire. Par contre, il assure que l'exemple de Louiseville ne constitue pas un précédent significatif, dans son esprit.

«Nous allons demander conseil au ministre et à partir de là, Martin Coiteux a un travail à faire», commente-t-il. «Je vais appuyer sa décision, peu importe de quel côté ça ira. C'est mon ministre et il a des responsabilités.»

«Moi, je ne suis pas péquiste et je ne suis pas au début des années 2000», ajoute le député de Saint-Maurice. 

«Je ne suis pas Boisclair, ni Désilets. Mon nom est Pierre Giguère, je suis député de Saint-Maurice et je travaille sur un dossier dans lequel j'avais tendu la main en décembre dernier. On me l'avait refusée, on est revenu avec la ministre régionale et ça n'a pas marché. Aujourd'hui, on en est là.»

De son côté, Mme Boulet n'ose pas trop s'avancer sur les similitudes avec le dossier de Louiseville.

«On va voir», commente-t-elle. «Il y a plein d'éléments à considérer. Il faut savoir comment peut-on trouver une solution qui répond à la satisfaction de l'ensemble des partenaires. Je l'ai déjà dit, on n'est pas dans un mode d'imposition. On veut trouver une solution qui nous permettra de clore le dossier, mais à la satisfaction de tous.»

Rappelons que le 14 novembre, en assemblée spéciale, les élus de Shawinigan ont réitéré leur demande au ministre Coiteux afin qu'il mandate la Commission municipale du Québec à réaliser une étude pour se prononcer sur le caractère supralocal d'une longue liste d'équipements. Les trois députés régionaux doivent rencontrer leur collègue ces jours-ci afin de faire le point sur ce dossier et déterminer les avenues possibles.

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