Services supralocaux: les députés rencontreront Coiteux

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Trois députés de la région veulent rencontrer le ministre Martin Coiteux à propos du dossier des services supralocaux.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les trois députés de la région impliqués dans le panier de crabes des équipements supralocaux à Shawinigan veulent rencontrer le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Martin Coiteux, avant de déterminer l'avenue qui sera privilégiée pour dénouer cette impasse.

En début d'après-midi mercredi, le caucus régional s'est réuni à Québec. La ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, de même que ses collègues de Saint-Maurice, Pierre Giguère et de Maskinongé, Marc H. Plante, ont décidé de ne rien précipiter. Très prudente, la députée de Laviolette n'a pas voulu s'avancer très loin sur la suite à prévoir.

«Nous avons déjà demandé une rencontre au cabinet de M. Coiteux», commente-t-elle. «Nous allons faire le tour du dossier avec le ministre, voir quelles sont les avenues et les possibilités. Nous n'avons pas de date pour l'instant.»

Mme Boulet n'a même pas voulu mentionner si la députation locale appuiera la Ville dans sa demande auprès du ministre. «On va faire notre rencontre et nous vous donnerons la conclusion de nos discussions», indique-t-elle.

En point de presse vendredi dernier, le maire de Shawinigan, Michel Angers, reconnaissait avoir été très patient dans ce dossier. Il espère obtenir un signal rapidement.

Tel que prévu, en assemblée extraordinaire lundi, le conseil municipal a adopté une longue résolution qui résume l'état de la situation. De plus, il «réitère son adresse au ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire afin qu'il demande à la Commission municipale du Québec une étude visant à déterminer le caractère supralocal» d'une série d'équipements. 

En fait, il s'agit de la même requête que celle formulée le 8 mars dernier. Les députés libéraux ont fait une tentative pour rapprocher les parties au cours des derniers mois.

Même si la Ville de Shawinigan a accepté de réduire sa facture de 76 %, les dix municipalités avoisinantes ne démordent pas et suggèrent le maintien du principe de l'utilisateur payeur. Elles ont ainsi toutes rejeté la dernière proposition, reléguant le dossier dans un nouveau cul-de-sac.

Dans le préambule de la résolution adoptée lundi, le conseil municipal de Shawinigan note «qu'il n'y a aucune ouverture ni rapprochement possible de la part des municipalités locales voisines» et qu'en conséquence, l'intervention du ministre est réclamée.

La Ville demande ainsi à la CMQ de se prononcer sur le caractère supralocal du Centre des arts, de la Maison de la culture Francis-Brisson, du Parc de l'Île-Melville, du Centre Gervais Auto et des trois autres arénas, du Centre municipal de curling, du Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins et du DigiHub, du Complexe sportif de Shawinigan, des terrains de soccer et de baseball, de la piste d'athlétisme Marcel-Jobin, des pinces de désincarcération et de l'Office de tourisme, foires et congrès. 

Il s'agit de la même liste que celle soumise en mars. Dans sa dernière proposition, la Ville avait soustrait plusieurs éléments du calcul, dont le Centre des arts, la Maison de la culture Francis-Brisson et le Parc de l'Île-Melville. Mais à la suite du refus unanime, M. Angers avait prévenu que les compteurs étaient remis à zéro.

Rappelons que les municipalités visées par cette demande sont Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Boniface, Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Mathieu-du-Parc, Saint-Élie-de-Caxton, Grandes-Piles, Saint-Tite, Saint-Paulin, Hérouxville et Charette.

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