Les maires s'attendent à une nouvelle demande à la CMQ

Serge Dubé... (Photo: Stéphane Lessard)

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Serge Dubé

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le refus unanime des municipalités qui ceinturent Shawinigan dans le dossier de la compensation pour les services supralocaux renvoie la balle dans la cour de Michel Angers.

Le maire a convoqué les médias vendredi matin pour communiquer sa réaction, mais ses homologues s'attendent à un nouvel appel à l'aide au gouvernement du Québec.

Une résolution avait été adoptée en ce sens le 8 mars dernier. Les élus de Shawinigan demandaient alors au ministre Martin Coiteux de mandater la Commission municipale du Québec pour qu'elle détermine le caractère supralocal d'une longue liste d'équipements sur son territoire. 

Cette demande est demeurée sur la glace lorsque les députés libéraux touchés par ce dossier ont tenté de rapprocher les parties pour obtenir une entente négociée, sans succès jusqu'ici.

«Si Michel Angers veut défendre le principe des services supralocaux au-delà d'une MRC, il va devoir le faire avec le gouvernement», avance Bernard Thompson, maire de Hérouxville.

«Mais il ne nous trouvera pas autour de la table avec la Commission municipale, c'est sûr et certain. S'il lui demande d'agir, elle n'aura pas d'intérêt pour intervenir avec un seul partenaire. Quand il y a un arbitre, ça prend deux points de vue.»

Réjean Audet, maire de Saint-Élie-de-Caxton, ne redoute pas du tout cette éventualité.

«Le message est clair», fait-il remarquer. «Si j'étais ministre, je ne toucherais pas à ça. Pour amener des gens à une commission, ça prend deux parties et nous, on n'est pas là.»

«J'ose espérer que l'administration Angers respectera notre position, qui est très claire», ajoute M. Audet. «Il faut regarder de quelle façon elle accueillera notre population. Si les tarifs sont trop élevés, ce sera affreux pour Shawinigan. Les gens iront ailleurs.»

Cas particulier

Depuis le début de cette saga, le maire de Shawinigan se demande toujours pourquoi ce qui fonctionne dans d'autres municipalités ne pourrait s'appliquer à sa ville.

«Ceux qui ont signé ça dormaient au gaz!», lance Serge Dubé, maire de Saint-Paulin. «Quand les mêmes ententes arrivent à échéance, les maires sont moins chauds à l'idée de les renouveler. Les municipalités centres veulent alors augmenter les coûts de façon importante. Ne vous imaginez pas que si Shawinigan obtient une entente à 180 $ pour Saint-Paulin, elle la renégocierait à ce prix-là!»

«Chaque contexte est différent», fait remarquer M. Audet. «Notre secteur est touché par trois MRC et certaines municipalités ont déjà leur aréna, par exemple. Arrêtons de généraliser. Chez nous, ce genre d'entente est moins applicable et on n'en veut pas.»

C'est ce que croit également Luc Dostaler, maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. 

«La situation de Shawinigan est particulière», observe-t-il. «Il y a plusieurs MRC, une autre ville centre juste à côté. On trouve un peu bizarre de s'attacher automatiquement à Shawinigan.»

M. Dubé est convaincu que les maires d'autres villes de centralité observent très attentivement ce qui se passe dans le dossier de Shawinigan. D'autres demandes suivront si jamais le ministère des Affaires municipales se rangeait aux arguments de Michel Angers, croit-il.

«Nous avons la menace d'autres villes qui attendent à la porte en piaffant pour nous envoyer à leur tour une facture», détecte-t-il.

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