Projet du Groupe Terrestria: six mois de retard

Jean Cloutier (sur la photo) et André Bellerive... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Jean Cloutier (sur la photo) et André Bellerive sont sortis rassurés d'une rencontre avec le maire de Shawinigan, lundi après-midi.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Des délais imprévus pour l'obtention d'un permis de construction ont usé la patience des promoteurs du Groupe Terrestria, qui souhaitent établir un ambitieux projet récréotouristique dans le secteur Saint-Jean-des-Piles. Finalement, lundi après-midi, Jean Cloutier et André Bellerive sont sortis rassurés d'une rencontre avec le maire de Shawinigan.

Au printemps pourtant, les promoteurs entamaient les travaux d'aménagement du terrain avec de grandes visées pour l'année 2016. Le premier chalet locatif devait être installé, de même qu'une écurie. Très vite toutefois, le Groupe Terrestria a rencontré des écueils pour l'obtention d'un permis à la Ville de Shawinigan. Au bout du compte, le projet n'a pratiquement pas avancé l'été dernier.

«Il y a des gens qui aimaient nous mettre des bâtons dans les roues à l'hôtel de ville», rage M. Cloutier. «Je pense que le maire a fait un bon travail pour qu'on puisse finalement avoir ce qu'il nous faut pour procéder.»

Il semble que le problème touchait l'emplacement de ce premier chalet locatif, construit depuis le printemps et entreposé à Mont-Saint-Hilaire. Il était conçu pour être à flanc de colline. La Ville émettait aussi des réserves sur la capacité portante de certains emplacements sur le site.

«Il y avait certaines zones de contraintes», commente le maire, Michel Angers. «Nous sommes régis par des règlements.»

«Il fallait s'assurer que les permis soient émis dans des zones où ça ne glissera pas», précise le maire. «Nous avons une route qui est partie (le rang St-Pierre) il n'y a pas tellement longtemps... Ça a provoqué un petit peu de délais, mais on s'est assuré que ça aille de l'avant.»

Après de longues discussions, tout est effectivement rentré dans l'ordre lundi et les promoteurs sont repartis de l'hôtel de ville avec toutes les autorisations... mais un goût amer persiste de la mésaventure des derniers mois.

«On vient de perdre six mois», se désole M. Cloutier. «Je dirais même que si nous n'avions pas obtenu une confirmation la semaine dernière, il y avait une grosse pancarte à vendre qui s'installait là. Six mois dans le fond, ça occasionne un an de retard pour nous.»

«On ne veut pas seulement construire une grosse maison en bois rond à plus d'un million de dollars», rappelle-t-il. «Nous sommes sur les plans d'une auberge. Mais il faut commencer avec la maison modèle, parce que tous nos investisseurs européens veulent venir voir avant d'acheter. Il faut les loger quelque part!»

M. Cloutier s'attend à ce que les fondations soient finalement coulées cette semaine et le premier chalet sera enfin installé la semaine prochaine, si tout se déroule comme prévu. Quant à l'auberge, à laquelle se joindra un saloon, la construction est prévue au printemps.

Le maire comprenait visiblement la frustration des investisseurs dans ce dossier, mais il semble satisfait que l'imbroglio ait été réglé à la satisfaction de tous.

«Pour un entrepreneur, c'est normal, ça ne pousse jamais assez vite», constate-t-il. «Je les comprends parfaitement, mais nos services ont aussi un travail à faire. Tout a été bien expliqué et ils sont sortis avec le sourire aux lèvres!»

Le Groupe Terrestria souhaite investir plusieurs dizaines de millions de dollars dans la région au cours des prochaines années. À elle seule, la première phase est estimée à 20 millions de dollars. Elle prévoit l'intégration d'un concept récréotouristique de style western à environ 500 mètres du Parc national de la Mauricie.

Les promoteurs ne l'ont pas facile dans ce projet jusqu'ici. À pareille date l'an dernier, le Groupe Terrestria devait modifier son plan initial, en raison d'une contestation citoyenne qui s'opposait à la construction d'une marina dans leur secteur. Cet élément a finalement été retiré.

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