Rocher de Grand-Mère: digne de son 100e anniversaire

La réouverture du parc du Rocher a été... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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La réouverture du parc du Rocher a été soulignée en grande pompe, mardi matin, dans le cadre du 100e anniversaire de la reconstitution du monument sur le site actuel. De gauche à droite, Nancy Déziel (conseillère du district de la Rivière), Lucie DeBons (conseillère du district du Rocher), Bernardette Perreault-Verrette (citoyenne presque centenaire), Michel Angers (maire) et Steve Bernier (alias l'allumeur de réverbère, qui a raconté la légende du rocher de la grand-mère).

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La Ville de Shawinigan tenait à souligner en grande pompe le résultat des travaux de réfection et de réaménagement du parc du Rocher, dans le secteur Grand-Mère, en organisant une cérémonie officielle de réouverture des lieux, mardi matin.

Les travaux ont été terminés un an plus tard que prévu à l'origine. La Ville avait annoncé ses intentions au printemps 2015, mais des soumissions trop élevées avaient convaincu l'administration municipale de retarder le projet. Réalisés cette année par les entreprises Civilco et Construction Richard Champagne, les travaux ont finalement nécessité un investissement total de 342 000 $, respectant ainsi le budget de 350 000 $.

Pour marquer cette inauguration, la Ville avait invité sur place Bernadette Perreault-Verrette, une citoyenne qui fêtera son 100e anniversaire en 2017. Un clin d'oeil au majestueux rocher qui, lui, avait été reconstitué sur son emplacement actuel en 1916. Il a aussi inspiré une vieille légende amérindienne.

«C'est un monument patrimonial», résume Lucie DeBons, conseillère du district du Rocher. «C'est bien de le rénover et de le conserver.»

Le parc est situé dans le district de la Rivière, représenté par Nancy Déziel au conseil municipal.

«Le rocher était un peu en décrépitude», rappelle-t-elle. «Les citoyens nous en faisaient part. Avec le centième anniversaire qui s'en venait, c'était une belle occasion de remettre ça au goût du jour.»

Mme Déziel considère que cette remise à neuf pourrait illustrer un nouveau départ pour un secteur de la ville qui n'a pas été épargné par les coups durs. D'ailleurs, tout près de là, le projet Nemaska Lithium, qui prend une partie des installations occupées pendant une centaine d'années par la papeterie Laurentide, symbolise également ce renouveau.

«On espère non seulement que le parc soit fréquenté, mais que ça amène un peu d'espoir», évoque Mme Déziel.

Améliorations

Pour la petite histoire, rappelons que ce rocher avait été dynamité en 1914, dans le cadre de la construction du barrage et de la centrale hydroélectrique. Deux ans plus tard, il était minutieusement reconstitué sur son emplacement actuel.

La nouvelle version du parc du Rocher comprend un belvédère d'observation avec trois panneaux d'interprétation qui font partie du circuit du patrimoine de Shawinigan. Ces panneaux portent sur la légende de Grand-Mère, le déménagement du rocher et le quartier des anglais, de même que la géologie et la rivière Saint-Maurice.

De nouveaux sentiers ont aussi été aménagés, de même qu'une aire de repos avec une table à pique-nique, des bancs, une buvette et un support à vélo. 

L'accès au monument a été refait. Un nouvel éclairage a aussi été installé.

Les travaux comprenaient également la restauration de l'entrée au parc par la 5e Avenue. Les joints de mortier des escaliers et des murets ont été refaits. Les pierres verticales en bordure des escaliers qui mènent au rocher ont été redressées et des aires de repos avec des bancs ont été aménagées.

Le monument d'environ 1000 tonnes a été nettoyé, en plus d'être débarrassé de la végétation qui s'était infiltrée entre les pierres. Tous les joints de mortier du rocher ont été refaits. Des mesures ont également été prises pour éviter les infiltrations d'eau. Deux projecteurs ont été installés pour mettre le rocher en valeur en soirée.

«Le rocher de Grand-Mère est un repère historique important pour notre municipalité», confie le maire, Michel Angers. «Il a donné son nom à la chute située en plein coeur de la rivière Saint-Maurice, ainsi qu'à l'ex-municipalité de Grand-Mère.»

«Trop longtemps, ce rocher a été à l'abri des regards», déplore le maire. «Nous voulons que ça redevienne un endroit où les gens pourront se rencontrer.»

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