Stationnement au centre-ville de Shawinigan: un enjeu sur toutes les lèvres

Avant ou après les travaux au centre-ville, les... (Sylvain Mayer)

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Avant ou après les travaux au centre-ville, les commerçants entendent toujours parler du manque de stationnement.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La très grande majorité des commerçants joints au cours des derniers jours s'entendent pour reconnaître que le stationnement au centre-ville de Shawinigan demeure un problème. Certains en parlent ouvertement, d'autres préfèrent ne pas ébruiter cet enjeu sur la place publique, de peur de faire fuir les visiteurs.

Claude Villemure, propriétaire du Memento et des Ailes piquantes, n'est pas convaincu que plus de résidents visitent le centre-ville qu'avant les travaux. Une constante, dans son esprit: le problème de stationnement n'a pas été réglé. «Il y aurait un effort à mettre là», croit-il. «C'était un problème avant et ça en est encore un. Des îlots ont été faits, mais il devrait y en avoir plus. Il y a de vieux bâtiments abandonnés qu'il faudrait acquérir pour faire plus de stationnements au centre-ville.»

Même constat au Yéti, où le gérant Yves Lajoie considère que le stationnement est devenu un problème important, autant pour la clientèle que les livreurs. 

Stéphane Lambert, propriétaire du restaurant Chez Auger, observait que l'an dernier, particulièrement, les préposés au stationnement étaient «pas mal agressifs sur les contraventions». Rappelons que les automobilistes peuvent se garer gratuitement au même endroit pendant deux heures au centre-ville.

Manon Lemire, propriétaire de la boutique Les mille et un talons, n'en revenait pas non plus des contraventions émises l'an dernier. «Mais ça s'est calmé», observe-t-elle, tout en reconnaissant que le stationnement demeure un enjeu. 

«C'est sûr qu'il y a un problème», concède Johanne Prince, propriétaire de la boutique cadeaux Chez Guy. «C'est peut-être un point négatif, mais quand on est attrayant, les gens vont faire la démarche pour venir nous voir.»

Julie Poliquin, propriétaire de la boulangerie Tous les jours dimanche, voit la situation d'un autre oeil. «On se fait parler un peu de stationnement, mais si les espaces étaient toujours libres, ça voudrait dire qu'il n'y aurait personne au centre-ville!»

Propriétaire du Radoteux, Alain Auger n'est pas convaincu que le stationnement constitue un enjeu aussi déterminant. «Selon moi, la situation économique est beaucoup plus problématique», avance-t-il. «Quand l'aluminerie a fermé, on doit avoir perdu 25 % de la masse salariale en ville. On a aussi perdu la Consol pendant les deux années de travaux. C'est majeur! Tout ça fait beaucoup plus mal que les stationnements.»

«Il y a aussi la population vieillissante, l'exode des jeunes...», énumère M. Auger. «Je trouve que les problèmes de stationnement ont le dos large!»

Denis Mourelatos, de la pizzeria Bravo, souhaiterait qu'à tout le moins, les employés municipaux donnent l'exemple. «Chaque fois qu'on mentionne les problèmes de stationnement, l'administration municipale nous dit qu'il y en a en masse, qu'il suffit d'aller sur la 4e ou la 3e Rue. C'est drôle, à la Ville, les employés ont des vignettes pour se stationner. Pourquoi ne vont-ils pas sur la 3e Rue? Si c'est bon pour minou, c'est bon pour pitou...»

Des horodateurs ou pas?

En 2011, le Regroupement des gens d'affaires du centre-ville de Shawinigan souhaitait l'implantation d'horodateurs pour que les espaces de stationnement se libèrent plus régulièrement. Le conseil a entendu la proposition, mais souhaitait attendre la fin des travaux de réfection avant de procéder à l'installation de ces bornes.

Au budget l'an dernier, l'administration municipale prévoyait la mise en place des horodateurs à l'automne 2016. Or, ce scénario ne se matérialisera pas, confirme François St-Onge, directeur des communications à la Ville. «Ce dossier fera partie des discussions budgétaires», explique-t-il. «Le projet est encore vivant, mais nous voulons faire une nouvelle vérification auprès du regroupement. Si les gens n'en veulent pas, il n'y en aura pas.»

En 2011, l'ex-président du RGACVS, Guy Beaudoin, estimait que 90 % des commerçants souhaitaient le retour du stationnement payant au centre-ville. Aujourd'hui, les avis semblent plus partagés.

«Nous avions répondu à une demande des commerçants», rappelle M. St-Onge. 

«Nous allons parler au regroupement des gens d'affaires pour nous assurer que ça correspond encore à un besoin.»

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