Shawinigan citoyens avertis s'essouffle

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Diane Borgia

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Un peu lasse de crier dans le désert, la porte-parole du regroupement Shawinigan citoyens avertis, Diane Borgia, met son implication en veilleuse pour privilégier un agenda particulièrement chargé.

Sans annoncer officiellement la fin de ce mouvement citoyen, elle convient qu'un autre groupe de pression, celui du Regroupement des associations de cours d'eau et de lacs de Shawinigan, devrait davantage faire parler de lui au cours des prochains mois.

Mme Borgia, criminologue et psychothérapeute, ne pouvait assister à toutes les assemblées publiques du conseil municipal en raison de sa vie professionnelle. Depuis trois ans, un projet éducatif sur la saine gestion des émotions dans les écoles primaires, les Petits Coeurs rieurs, occupe une partie de plus en plus importante de son temps.

Lors des réunions du conseil, Robert Houle et Robert St-Onge prenaient souvent la relève en questionnant certaines décisions du conseil municipal au nom de Shawinigan citoyens avertis. Depuis quelques mois cependant, ils interviennent plutôt à titre personnel.

«C'est pas mort, mort, mort, mais disons que c'est pas fort, fort, fort!», convient Mme Borgia, invitée à faire le point sur Shawinigan citoyens avertis.

«Nous avons eu une rencontre au printemps, une autre à l'été. Nous avons un plan pour une action à plus long terme. Le regroupement existe encore, mais les finances ne sont pas fortes. Il va falloir laisser tomber le site web, mais on va continuer sur Facebook.»

Shawinigan citoyens avertis avait été créé à la suite de l'assemblée publique du 1er octobre 2013. La salle du conseil avait alors été envahie par un nouveau mouvement, le Regroupement des associations de propriétaires surtaxés de Shawinigan. Ce groupe avait été scindé en deux. Shawinigan citoyens avertis allait s'intéresser aux dépenses publiques, alors que le Regroupement des associations de cours d'eau et de lacs de Shawinigan se pencherait plus spécifiquement sur les évaluations foncières.

En 2014 et 2015, SCA a attiré l'attention avec des sorties publiques sur plusieurs dossiers. Le groupe a compilé des données sur la taxation et l'endettement de Shawinigan par rapport à des villes comparables au Québec. Il a milité pour la création d'un poste de vérificateur général.

Shawinigan citoyens avertis a particulièrement attiré l'attention pendant le débat sur la réforme toponymique, l'an dernier. Mme Borgia tournait en dérision les arguments selon lesquels l'harmonisation des noms de rues devenait nécessaire pour des questions de sécurité, d'autant plus que le conseil municipal de Shawinigan avait lui-même balayé cet argument du revers de la main en 2006. Elle redoutait également une escalade des coûts dans ce dossier.

Le groupe avait même organisé trois manifestations pour faire reculer les élus. Finalement, la réforme a été adoptée et mise en place comme prévu, bien que la commission de toponymie ait procédé à plusieurs changements pour mieux répondre aux attentes de certains citoyens.

Ce combat a visiblement siphonné beaucoup d'énergie à SCA, très discret depuis le début de l'année. Mme Borgia fait tout de même remarquer que le conseil municipal a fait un exercice d'introspection notable sur les finances publiques au cours des derniers mois. 

Au début septembre, il annonçait une volonté de réduire la dette de la Ville de Shawinigan et de plafonner à 16 millions $ les montants annuels d'emprunts par règlement jusqu'en 2035. 

«Depuis janvier, on dirait que le maire a changé son fusil d'épaule sur la question des finances publiques», observe Mme Borgia. «On dirait qu'il est plus sensible à la dette. Nous avons remarqué que ses actions ont changé.»

Par ailleurs, la porte-parole ne cache pas que les individus doivent être touchés très personnellement par une situation pour se mobiliser. Des enjeux comme le taux de taxe ou l'endettement sont souvent accueillis avec des haussements d'épaules.

Quant au Regroupement des associations de cours d'eau et de lacs de Shawinigan, il s'est manifesté lors de l'assemblée publique du 13 septembre. 

Les porte-paroles ont annoncé leur volonté de créer un comité provincial pour trouver de nouvelles façons d'évaluer les propriétés riveraines. Certaines ont subi des hausses de valeur phénoménales depuis une dizaine d'années, rendant le compte de taxes de plus en plus indigeste pour ces propriétaires.

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