Les cols bleus prêts pour un règlement à Shawinigan

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Environ 70 cols bleus et cols blancs de Shawinigan se sont rassemblés devant l'hôtel de ville, en fin d'après-midi mardi, pour dénoncer la perte de leur pouvoir de négociation que suggère le projet de loi 110.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le Syndicat des cols bleus de la Ville de Shawinigan semble prêt à entamer le dernier droit des négociations pour le renouvellement de sa convention collective, échue depuis le 1er janvier 2015. Vendredi, le comité de négociation déposera une première proposition de règlement global au conciliateur.

Le président du Syndicat des cols bleus de la Ville de Shawinigan, Alain Thiffault, a dévoilé cet élément en fin d'après-midi mardi, dans le cadre d'une mobilisation de la CSN contre le projet de loi 110, devant l'hôtel de ville. Environ 70 syndiqués ont participé à cette activité.

Les cols bleus et les cols blancs demeurent sans contrat de travail depuis près de deux ans. Les négociations avancent à pas de tortue. Dans ce contexte, le dépôt de vendredi pourrait marquer un tournant important dans les échanges.

«On veut essayer de faire débloquer ça», s'impatiente M. Thiffault. «C'est toujours le même principe: ce n'est pas la Ville qui va faire débloquer la négociation et ce n'est pas la Ville qui a des idées. C'est nous! Jusqu'ici, nous avons fait une proposition globale, ils nous en ont fait une et après, le conciliateur est arrivé. Nous allons leur en déposer une autre pour indiquer jusqu'où on est prêt à aller. Cette fois, nous allons également déposer nos demandes monétaires. Ça fait longtemps qu'on tourne autour du pot.»

De son côté, Styve Morand, président du syndicat des cols blancs, souligne qu'une première rencontre de conciliation est prévue lundi. La dernière séance de négociation s'est déroulée en juillet. 

Si le dialogue de sourds se poursuivait, M. Thiffault ne nie pas que les syndiqués pourraient accentuer la pression, avec une autre visite en séance publique. Comme il l'avait déjà mentionné, il pourrait également ébruiter quelques informations sur des dépenses controversées, dont la population ne soupçonne pas l'existence, selon lui.

«Ça se peut que ça leur fasse mal...», avance-t-il.

La manifestation de Shawinigan s'inscrivait dans une initiative provinciale pour marquer la rentrée parlementaire, à Québec. Les deux leaders syndicaux demeurent convaincus que malgré la volonté du maire de laisser toute la place à la négociation entre les parties, le projet de loi 110 teinte l'allure des discussions en cours.

«Nous, on négociait et tout à coup, l'employeur nous a avisés qu'on s'en allait avec un conciliateur», déplore M. Morand. «Je trouve ça plate. Ils attendaient le projet de loi et à partir de là, on ne peut plus se parler. J'ai trouvé ça très cavalier de la façon dont ça a été amené.»

Participation

Lors de l'activité de mobilisation, les militants syndicaux ont martelé l'importance de maintenir la pression pour éviter l'adoption de la loi controversée.

«Le gouvernement essaie de tuer une mouche avec un AK-47, ou guérir une maladie qui n'existe pas», résume Loraine Dugas, vice-présidente du Conseil central du Coeur-du-Québec de la CSN.

À la fin de son discours, Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (CSN), a souhaité voir «deux ou trois fois plus» de syndiqués lors de la prochaine mobilisation.

M. Thiffault a fait la même allusion, mais après coup, il refusait de se dire déçu de la participation. Les cols bleus regroupent 140 membres et les cols blancs, près de 150 en comptant les brigadiers scolaires et le personnel temporaire.

«Ça fait longtemps qu'on sollicite les gens», explique M. Thiffault. «Nous avions cette manifestation, nous sommes allés au conseil de ville, nous avons eu des assemblées générales... Quand rien ne bouge, les gens se posent des questions. Mais il faut leur rappeler qu'il faut être là.»

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