Défis financiers: quelques observations en guise d'apéro

Le maire de Shawinigan, Michel Angers.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Dans la mijoteuse depuis le printemps, l'idée du maire Michel Angers d'expliquer les défis financiers auxquels la Ville de Shawinigan est confrontée devrait être servie d'ici deux semaines.

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Robert Houle

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

C'est ce qu'il a estimé lors de l'assemblée publique régulière de mardi soir, qui a aussi permis à des citoyens d'émettre quelques suggestions ou de donner leurs commentaires sur leur compte de taxes.

Une rentrée assez tranquille pour les élus, qui amorceront sous peu la dernière année de leur mandat avant les élections municipales de novembre 2017.

Au cours des prochains mois, la taxation et l'endettement constitueront assurément des sujets de débat à Shawinigan en prévision de ce rendez-vous électoral.

En juin dernier, dans le cadre de la présentation des états financiers 2015, M. Angers avait reconnu que la situation financière de Shawinigan était «difficile», «délicate», «alarmante» et que l'endettement constituait une préoccupation. Il faut dire également que la présence des cols bleus dans la salle du conseil, sans convention collective depuis le 1er janvier 2015, pouvait l'inciter à enfiler les épithètes afin de réduire l'appétit des syndiqués en période de négociation.

Dans cet esprit, M. Angers annonçait qu'un portrait du nouveau cadre financier de la Ville serait présenté à la population. Il comprendra notamment un plan de réorganisation, un calendrier d'investissements limités et une stratégie pour s'attaquer à la réduction de la dette.

À l'arrivée de Michel Angers à la tête de Shawinigan en 2009, l'endettement total net à long terme de la Ville seule s'établissait à 82 millions de dollars. Dans les derniers états financiers déposés en juin, ce montant atteint maintenant 153,5 millions $, une hausse de 87 % en six ans.

Le maire rappelle toutefois que l'administration municipale a été placée devant un important défi de réfection des infrastructures depuis son arrivée. En ajoutant la quote-part de la Ville à la dette des organismes consolidés, l'endettement total net à long terme bondit à 193,6 millions $.

Observations

À la période de questions en séance publique, Robert Beaudoin s'est ainsi demandé si le plan d'intégrer la circulation à double sens sur l'avenue de Grand-Mère (ex-6e Avenue) demeurait justifiable.

En mars, le conseil municipal avait adopté un règlement d'emprunt prévoyant notamment un montant de 100 000 $ pour le réaménagement des deux extrémités de cette artère afin de permettre la circulation dans les deux sens. Le maire a expliqué à maintes reprises que cette stratégie permettrait d'augmenter la visibilité des commerçants.

«Je pense qu'on peut laisser tomber ce projet pour des raisons économiques», suggère M. Beaudoin. «J'ai compté environ une quinzaine de commerces fermés sur la 5e Rue; (la circulation à double sens) n'a donc pas fonctionné. Je crois que ce projet pourrait se faire si vous gelez ou si vous baissez nos taxes. Pour le moment, on n'a pas les moyens de se lancer dans des travaux comme ça.»

«Les gens viennent parfois décrier la hausse de leur évaluation», fait remarquer M. Beaudoin. «Ce n'est pas tant ça le problème que le taux par tranche de 100 $ qui est trop haut. Les jeunes familles s'installent en périphérie: il y a une raison à ça. On n'a plus les moyens d'absorber des hausses de taxes. Les citoyens en ont jusque-là!»

Après que le maire eut tenté de remettre ces affirmations en perspective, Richard Dubé a saisi le micro en se disant heureux d'apprendre qu'un plan de redressement des finances publiques serait présenté sous peu.

«Depuis que vous êtes arrivé dans votre chaise, mon compte de taxes a doublé, comme la dette», a-t-il lancé au maire. «Alors ne venez pas nous dire que ça ne coûte pas cher de taxes à Shawinigan!»

Robert Houle, un assidu des séances publiques, a aussi profité de l'occasion pour rappeler que selon une compilation effectuée en 2014 à partir des données du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Shawinigan faisait piètre figure en ce qui concerne le taux général de taxation uniformisé et l'endettement, notamment.

Lui aussi avoue être fébrile à l'idée de prendre connaissance du plan de redressement qui sera proposé pour améliorer la situation financière de la Ville.

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