Enfant Nature: enrayer la sédentarité

Marie-Louise Tardif, directrice générale du parc de l'île...

Agrandir

Marie-Louise Tardif, directrice générale du parc de l'île Melville, Sylvie Gervais, présidente d'Enfant Nature et Claude Dugas, professeur titulaire au département de l'activité physique de l'UQTR, visiblement très heureux des succès de leur projet pilote l'École Forêt Nature.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Shawinigan) À une époque où les jeux vidéo et les séries télé prennent beaucoup de place dans leur vie, il est facile de constater que le taux d'activité physique chez les jeunes est à la baisse. Bien que le problème soit imposant, l'association Enfant Nature ne se gêne pas pour tenter de le freiner avec son projet École Forêt Nature. Et force est d'admettre qu'elle se tire très bien d'affaire.

Les membres de l'association Enfant Nature ont dressé un bilan plus que positif de leurs activités pour l'année scolaire 2015-2016 mercredi. En tout, 150 enfants âgés de 4 à 6 ans, provenant des Centres de la petite enfance (CPE) et d'écoles primaires, ont pu adhérer au programme pédagogique de l'École Forêt Nature.

La réalité d'aujourd'hui est que les jeunes enfants ne sortent pratiquement plus de la maison et qu'ils bougent de moins en moins. Projet-pilote né d'un partenariat avec l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), le parc de l'île Melville, le parc national de la Mauricie et le CPE le Pipandor en septembre 2014, l'École Forêt Nature a donc permis aux enfants de goûter ce à quoi les générations précédentes ont eu droit, apprendre et jouer dans la nature. «Ce que nous voulions au départ avec Enfant Nature, c'est de faire découvrir aux petits la liberté de se salir dans la boue et les flaques d'eau, de vivre et apprendre des choses simplement avec le contact avec la nature. Bref, de ne pas se restreindre à rester à l'intérieur comme on le voit trop souvent de nos jours», mentionnait Sylvie Gervais, présidente d'Enfant Nature.

Détrompez-vous, ce n'est pas parce que ces bambins de niveau préscolaire passent la majorité de leur temps au parc de l'île Melville qu'ils n'apprennent rien au point de vue cognitif. Au contraire, ils sont capables d'analyser, d'apprendre et de faire des choix avec les contacts qu'ils ont avec l'environnement extérieur. «Les jeunes apprennent à bouger, à construire des cannes à pêche, dormir en camping ou encore faire de la randonnée en vélo. On les aide à développer leurs capacités motrices et cognitives, et je peux vous assurer que lorsqu'ils arrivent au niveau primaire, ils n'ont pas de retard sur le reste de leur classe», ajoute celle qui agit également en tant qu'enseignante/animatrice pour la coopérative shawiniganaise.

Apprendre à prendre des risques

On a longtemps affirmé que les jeunes Québécois étaient très en forme comparativement à beaucoup d'endroits dans le monde. Mais la réalité est que le taux d'obésité au Québec est en constante croissance. Selon Claude Dugas, professeur titulaire du département des sciences de l'activité physique de l'UQTR, les enfants doivent apprendre ce qu'est de jouer dehors.

«Cela peut paraître particulier à entendre mais il faut que les enfants osent faire des choses, prennent des risques, apprennent ce que c'est de trébucher sur une racine ou de s'égratigner la jambe. C'est de cette façon qu'ils vont apprendre et non en restant emprisonnés à l'intérieur».

Le concept École Forêt Nature poursuivra sur sa lancée en 2016-2017 en expérimentant le programme sur une base plus régulière en collaboration avec les enseignants et les éducateurs de la région. Les membres de la coopérative n'excluent pas la possibilité de faire découvrir leur projet aux plus vieux à long terme.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer