Fer & Métaux Garand: Shawinigan appuie sur l'accélérateur

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Fer & Métaux Garand

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le conseil municipal de Shawinigan appuie sur l'accélérateur afin de respecter les délais prévus dans l'entente survenue avec Fer & Métaux Garand au printemps et ainsi, permettre aux citoyens du secteur de bénéficier des fruits de ce règlement le plus rapidement possible.

Rappelons que le 13 avril, les parties signaient les modalités d'une transaction qui doit mieux encadrer les activités de cette entreprise spécialisée dans la récupération et la vente de métaux. Depuis une vingtaine d'années, elle avait étendu son exploitation sur des lots qui n'étaient pas prévus à cette fin. Les changements réglementaires en cours permettront de régulariser la situation, mais Fer & Métaux Garand doit s'astreindre à plusieurs conditions pour réduire les inconvénients subis par le voisinage.

De plus, à l'avenir, le chemin des Peupliers ne pourra plus être utilisé par les véhicules lourds dans le cadre des activités de l'entreprise, rendant ainsi ce quartier résidentiel un peu plus paisible. Les camions devront plutôt emprunter la rue Burrill, mais aucune date de réalisation de ce chemin d'accès n'est précisée dans l'entente.

En fin d'après-midi lundi, les résidents du secteur ont donné une première appréciation concrète de ce dénouement en n'envahissant pas la salle du conseil pour l'assemblée de consultation prévue dans le cadre du projet de modification au règlement de zonage et au plan d'urbanisme.

En fait, seulement deux personnes de la rue de Varsovie se sont déplacées pour obtenir plus de précisions sur le projet, étant donné que leur cour arrière jouxte une zone tampon prévue. Mais la transaction signée en avril stipule que l'entreprise ne peut étendre ses activités sur ce lot qui, du reste, ne lui appartient pas.

Après l'assemblée publique de consultation, les élus se réunissaient pour leur réunion extraordinaire mensuelle, portant principalement sur des demandes de dérogations mineures. Il était déjà prévu, à l'ordre du jour, qu'un avis de motion soit présenté pour annoncer la modification prochaine au règlement de zonage pour mettre en application les changements prévus à la transaction entre la Ville et Fer & Métaux Garand.

Le greffier, Me Yves Vincent, assure toutefois que si des résidents s'étaient présentés pour exiger des changements à cette entente, le conseil municipal aurait ajourné cette séance et adapté son ordre du jour en conséquence. Mais le plan prévu vise à accélérer le processus, puisque la Ville s'est engagée à «tout mettre en oeuvre» pour que les modifications réglementaires entrent en vigueur au plus tard le 1er septembre 2016.

Pour le conseiller du district des Montagnes, Serge Aubry, cette transaction constitue l'aboutissement d'une interminable négociation, qu'il a d'ailleurs vécue en tant que maire de Saint-Gérard-des-Laurentides, avant la fusion municipale.

«Les gens m'en parlent régulièrement», reconnaît-il. «Je suis maintenant en mesure de leur dire qu'on avance beaucoup vers une entente finale qui réglera le dossier. Les gens sont extrêmement heureux; ça fait très longtemps qu'ils attendent ça.

L'entreprise va déplacer ses activités vers le parc industriel (le Technoparc de l'Énergie). Il y aura aussi des zones tampons. De plus, les gens de la rue des Peupliers et autour n'auront plus les inconvénients majeurs de circulation de gros camions. Ça va améliorer leur qualité de vie.»

Le conseiller municipal salue l'ouverture manifestée au cours des derniers mois par la propriétaire de l'entreprise, Jo-Anne Garand, pour permettre un déblocage dans ce dossier.

Pendant ce temps, l'avocat de Janine Milette, cette résidente qui a maintes fois dénoncé l'empiètement des activités de récupération sur des lots qui n'étaient pas prévus à cette fin, tente toujours de s'entendre avec la Ville.

Me Vincent Gingras (Jolicoeur Lacasse) déplore avoir été mis à l'écart de cette transaction alors que sa cliente était directement impliquée dans ce dossier. «On négocie toujours», confie l'avocat, sans vouloir aller plus loin pour le moment.

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