Services supralocaux: les maires ouverts

Le caractère supralocal du Centre des arts, de... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le caractère supralocal du Centre des arts, de la Maison Francis-Brisson, du Centre Gervais Auto (notre photo) et des trois autres arénas du territoire, du Centre municipal de curling, du Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins, du Complexe sportif, des terrains de soccer et de baseball, de la Piste d'athlétisme Marcel-Jobin, du service de désincarcération et de l'Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan n'a pas encore été tranché.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le maire de Shawinigan, Michel Angers, semble tout à fait disposé à participer à une rencontre convoquée par la ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, pour régler l'épineux dossier des services supralocaux.

Il assure qu'il ne s'offusque pas de cette démarche, même si elle relègue à la filière 13 la demande formulée par le conseil au ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, le 8 mars dernier.

Rappelons qu'à ce moment, les élus demandaient à Martin Coiteux de mandater la Commission municipale du Québec à réaliser une étude pour déterminer le caractère supralocal du Centre des arts, de la Maison Francis-Brisson, du Centre Gervais Auto et des trois autres arénas du territoire, du Centre municipal de curling, du Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins, du Complexe sportif, des terrains de soccer et de baseball, de la Piste d'athlétisme Marcel-Jobin, du service de désincarcération et de l'Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan.

Or, le MAMOT n'a toujours pas répondu à cette requête. La semaine dernière, Mme Boulet confiait que son collègue ne s'immiscerait pas dans ce dossier avant que les députés de la région n'effectuent une nouvelle tentative de rapprochement. La ministre sera secondée par les députés Pierre Giguère (Saint-Maurice) et Marc H. Plante (Maskinongé).

M. Angers ne se vexe pas de constater que l'appel du conseil municipal restera sans réponse pour encore un petit bout de temps.

«Nous fonctionnons avec ce que nous avons à notre disposition», fait-il remarquer.

«Le canal normal qui se voit partout, c'est que lorsqu'il y a un litige, on demande à un expert. Nous ne faisons que suivre les règles qui sont adoptées partout.»

«Le ministre ne m'a pas dit oui ou non, il ne m'a rien dit», ajoute M. Angers.

«Je réagirai s'il me dit non ou si on ne s'entend pas. Si on en vient à une entente, ce sera tant mieux.»

Le maire de Shawinigan veut bien participer à l'exercice des députés, en autant que tous s'y présentent dans un esprit d'ouverture.

«D'entrée de jeu, tout le monde est d'accord sur un point: quand des services sont offerts par une municipalité, des coûts sont associés à cela et il faut, d'une façon ou d'une autre, s'entendre pour les défrayer», rappelle-t-il.

«Peu importe la méthode, l'important pour moi est d'avoir un résultat qui va satisfaire tout le monde.»

Paramètres à revoir

Rappelons que dix municipalités qui ceinturent Shawinigan sont touchées par ces négociations. Leur porte-parole, Claude McManus, croit qu'il faut reprendre ce dossier à zéro pour maximiser ses chances de succès.

«C'est sûr qu'un jour, il va falloir se rasseoir pour parler de ça», convient-il. 

«Mais la première étape, c'est de faire le ménage, se donner un mandat clair ensemble. Ça aurait dû être fait au début.»

«Certaines municipalités sont très peu touchées par cet enjeu et il faudra commencer par ça», suggère le maire de Saint-Mathieu-du-Parc. 

«Par exemple, Saint-Paulin a très peu de personnes qui vont à Shawinigan. Même chose pour Charette. Saint-Étienne-des-Grès va surtout à Trois-Rivières. Il faudrait d'abord regarder ça et vérifier si les Municipalités qui restent veulent discuter. Le noeud de la situation sera là.»

Difficile, pour le moment, de voir comment concilier la position des dix municipalités solidaires, qui demandent l'instauration du principe de l'utilisateur-payeur, alors que Shawinigan propose un partage équitable de la facture des services supralocaux entre les administrations locales.

«Est-ce que Shawinigan a autre chose à proposer, une autre orientation?», se questionne M. McManus. 

«C'est ce que nous verrons. Est-ce que de nouvelles avenues peuvent ressortir? Pour le moment, je n'en vois pas. Si Shawinigan reste sur sa position de vouloir un montant d'argent, c'est sûr que ça n'avancera pas. Il faut chercher une solution, mais elle n'est pas évidente.»

Enfin, M. Angers réitère que tant qu'une décision ne sera pas rendue dans ce dossier, pas question de toucher aux frais supplémentaires actuellement exigés aux résidents de l'extérieur qui pratiquent des activités à Shawinigan.

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