Nemaska Lithium rassurée

Un encan sur trois jours débute mercredi sur... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Un encan sur trois jours débute mercredi sur le site de l'ancienne usine Laurentide et l'événement s'annonce fort couru.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Même s'il avait été rassuré par des avis juridiques, le président et chef de la direction de Nemaska Lithium, Guy Bourassa, ne cache pas que la décision rendue par la Commission municipale du Québec dans la demande d'avis de conformité du changement de zonage formulée par cinq citoyens est accueillie avec soulagement.

D'ailleurs, mardi, la jeune société a publié un communiqué de presse dans lequel elle précise que le jugement a entraîné le versement d'une deuxième tranche de 5 millions $ de Ressources Québec, filiale d'Investissement Québec, ainsi qu'un premier dépôt de 6 millions $ de Johnson Matthey Matériaux pour Batteries, partenaire au projet.

Rappelons que les cinq citoyens de Shawinigan, dont l'ex-député de Saint-Maurice Robert Deschamps, demandaient à la CMQ de vérifier la conformité du changement de zonage nécessaire pour accueillir Nemaska Lithium sur l'ancienne propriété de l'usine Laurentide, par rapport au schéma d'aménagement en vigueur. La juge Martine Savard a confirmé la validité de la démarche dans une décision écrite rendue le 1er juin.

«Tous les avocats que nous avions contactés étaient clairs: il n'y avait aucune possibilité que le changement de zonage ne soit pas reconnu», raconte M. Bourassa. «La demande ne faisait aucun sens juridique. Nous n'étions pas du tout énervés avec ça car sinon, on aurait mis les freins et on aurait arrêté de travailler.»

Le président assure qu'aucune étape n'a été mise sur la glace en attendant cette décision, de sorte que cette démarche devant la CMQ n'a entraîné aucun retard dans le projet. Mais une partie du financement était retenue en attendant la confirmation du tribunal administratif.

«L'étape était importante, mais on savait qu'au plus tard, le 21 juin, la décision devait être rendue», souligne-t-il. Précisons qu'à l'origine, la CMQ devait trancher avant la fin avril. Le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire lui a toutefois accordé une prolongation jusqu'au 21 juin.

Bien que blindé sur le plan légal, M. Bourassa ne cache pas que l'acharnement de quelques citoyens l'éreinte un peu.

«Toujours!», reconnaît-il. «Mais on voit plus loin que ça. Ce n'était qu'une question de délais et ces délais sont maintenant terminés!»

Mardi, Nemaska Lithium accueillait un groupe de 28 personnes sur son site du secteur Grand-Mère pour une visite des lieux.

«Des investisseurs américains, canadiens et européens», résume le dirigeant. «Tout le monde semble très emballé par ce qu'on voit.»

La réfection de l'immeuble pour les besoins de l'usine phase 1 se pointe à l'horizon. «Nous avons parlé à notre fournisseur d'électrolyseurs et nous nous attendons à recevoir les unités à l'automne, ce qui correspond à nos attentes», explique M. Bourassa. «Nous prévoyons être en démarrage en décembre 2016, la mise en service devant avoir lieu au premier trimestre 2017 et les échantillons commerciaux devant suivre par après.»

Encan

Pendant ce temps, Talbot encanteur procédera, à compter de mercredi, à la liquidation de près de 3000 lots d'équipements sur le site de l'ancienne usine. L'entreprise a reçu le mandat de la Société de développement de Shawinigan, qui devrait ainsi encaisser quelques centaines de milliers de dollars à la suite de cette activité.

Mardi, pas moins de 400 personnes sont passées sur le site, lors de la journée d'inspection.

«C'est dans les encans majeurs», témoigne le président de l'entreprise, Normand Talbot. «C'est la quatrième usine à papier qu'on vend depuis six ans, après Sainte-Anne-de-Beaupré, Dalhousie et Donnacona. Nous avons donc une certaine expertise là-dedans.»

M. Talbot précise qu'il possède un bassin de 12 000 clients réguliers qui achètent de ses activités. Ils proviennent de partout de l'Ontario, du Québec et des États-Unis.

Parmi les équipements disponibles, notons quelque 450 moteurs électriques et un bâtiment en acier de plus de 3500 mètres cubes adapté pour recevoir un pont roulant de 20 tonnes. Du mobilier de bureau, de l'équipement d'usinage et de laboratoires seront également offerts en quantité... industrielle.

«On va vendre une moyenne de 90 à 100 lots à l'heure», précise M. Talbot.

Cet encan débutera mercredi matin et s'étendra jusqu'à vendredi. Près d'un millier de lots seront vendus à chaque jour, à compter de 9 h 30.

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