Réservation annulée: une bonne décision, maintient Shawinigan

Christian Dubois, consultant pour la firme Busch Vacuum... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Christian Dubois, consultant pour la firme Busch Vacuum Technics, expliquant à une centaine de personnes la raison ayant forcé l'annulation de la rencontre d'information, mardi soir. L'interdiction d'accès à la salle Lupien était une bonne décision, maintiennent le maire de Shawinigan, Michel Angers et le conseiller du district des Boisés, Martin Asselin.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Malgré le mécontentement suscité par cette décision, le maire de Shawinigan, Michel Angers, maintient que l'annulation de la réservation de la salle communautaire Lupien, mardi soir, représentait la meilleure solution.

«Prendre nos salles pour contredire le travail que nous avons fait, il y a des limites!», dénonce-t-il.

La version du maire pour expliquer pourquoi la population n'a pas été avisée plus tôt de l'annulation de cette activité est moins limpide.

Lundi, M. Angers mentionne avoir reçu une correspondance d'une «source fiable» selon qui la fameuse rencontre serait organisée à Espace Shawinigan.

Il comprenait alors que Busch Vacuum Technics s'était trouvée une solution de rechange, après avoir appris que la Ville ne consentait finalement pas à louer le centre communautaire Lupien pour cette activité d'information.

Comme ces salles appartiennent à la Cité de l'énergie, le maire se disait qu'il ne pourrait rien faire pour empêcher cette rencontre. Voilà pourquoi, selon lui, aucune communication publique n'a été faite par la Ville pour annoncer que la salle communautaire Lupien serait verrouillée, mardi soir. Le maire prétend qu'il croyait que les gens étaient invités à se rendre ailleurs.

Vérification faite, Christian Dubois, consultant pour Busch Vacuum Technics, avait bien entrepris des démarches pour louer une salle à Espace Shawinigan, à la fin mai. Mais ce plan n'était pas allé très loin.

Le 25 mai, il avait téléphoné à la Cité de l'énergie pour avoir de l'information. Le lendemain, il s'entendait sur le prix de location, en plus de verser un acompte.

Le 30 mai, M. Dubois se rend sur place et se demande si la salle n'est finalement pas trop vaste pour son activité. Le 31, il se ravise et annule la réservation.

Le 2 juin, 1400 lettres sont envoyées par Busch Vacuum Technics aux citoyens du secteur Lac-à-la-Tortue et d'Hérouxville pour les inviter à une rencontre le 7 juin à 19 h, à la salle Lupien. Le lendemain, un communiqué de presse avec les mêmes renseignements est transmis aux médias.

Lundi, le directeur général adjoint de la Ville, Harold Ellefsen, transmettait une lettre à M. Dubois pour l'aviser que l'accès au centre communautaire Lupien lui serait interdit.

Un peu plus tard la même journée, M. Angers reçoit une copie d'invitation d'une «source fiable» l'avisant de la rencontre à Espace Shawinigan.

Selon M. Dubois, une poignée de personnes seulement avaient reçu cette première ébauche de convocation par courriel, à la fin mai toutefois.

En milieu d'après-midi mardi, des employés de la Ville sont dépêchés à la salle Lupien pour changer les serrures. En soirée, une centaine de personnes qui pensaient se déplacer pour assister à la présentation d'une alternative au projet retenu pour l'assainissement des eaux usées au lac à la Tortue se sont rivés le nez sur des portes verrouillées.

Question: si le maire était convaincu, depuis lundi, que la rencontre avait été déplacée à Espace Shawinigan, comment expliquer que la Ville ait décidé, mardi après-midi, de changer les serrures à la salle communautaire Lupien?

«Je n'étais pas au courant; ça s'est fait à la dernière minute», indique M. Angers. «Les fonctionnaires n'ont pas voulu prendre de chance. En aucun temps cette entreprise ne devait se servir d'une salle appartenant à la Ville de Shawinigan. On voulait donc s'assurer que ça ne se ferait pas là.»

Confusion

M. Angers assure ne pas avoir été si surpris d'apprendre qu'une centaine de personnes s'étaient déplacées pour cette rencontre. Une économie de six millions de dollars sur un projet estimé à 40,2 millions $, ça peut être attrayant, convient-il.

Le conseiller du district des Boisés, Martin Asselin, considère également que la Ville était justifiée d'interdire l'accès à la salle communautaire Lupien aux promoteurs et à la population intéressée, mardi soir.

«M. Dubois a des contacts au gouvernement provincial et c'est là qu'il doit faire ses pressions», explique-t-il. «Au bout du compte, c'est Québec qui décide. Si le gouvernement pense pouvoir économiser cinq ou six millions $, il va l'exiger et on n'aura pas le choix!»

«Mardi, j'ai reçu des appels de gens qui se demandaient si la Ville était derrière la rencontre d'information à la salle Lupien», ajoute M. Asselin.

«Le monde était mêlé! Comme la salle appartient à la Ville, ça nous liait un peu à cette activité et c'est surtout ça qu'on ne voulait pas.»

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