Groupe Terrestria en action à Saint-Jean-des-Piles

Jean Cloutier, porte-parole du Groupe Terrestria, se réjouit... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Jean Cloutier, porte-parole du Groupe Terrestria, se réjouit de constater que les travaux s'ébranlent pour la réalisation du développement récréotouristique du secteur Saint-Jean-des-Piles.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Après un hiver assez mouvementé pour obtenir l'approbation sociale de son projet, le Groupe Terrestria vient d'entreprendre la première phase de son développement récréotouristique haut de gamme dans le secteur Saint-Jean-des-Piles, à environ 500 mètres de l'entrée du Parc national de la Mauricie.

Les travaux ont vraiment débuté mardi matin. Pour le moment, ils consistent principalement en l'aménagement d'une nouvelle route, de même qu'une importante opération de débroussaillage et de coupes d'arbres afin que les visiteurs de la future auberge ou des chalets locatifs puissent admirer la rivière Saint-Maurice dans toute sa splendeur.

Jean Cloutier, porte-parole pour le Groupe Terrestria, s'amuse comme un gamin en faisant visiter cette très vaste propriété qui devrait héberger un nouveau produit touristique d'appel. En attendant, la machinerie lourde prépare le terrain.

«Notre premier chalet locatif est prêt; il est à Mont Saint-Hilaire», raconte M. Cloutier. «Il arrivera dès que le terrain sera aménagé, donc avant l'automne. C'est une unité qui comprend cinq chambres. Attendez de voir la cuisine; elle est incroyable!»

Chaque chalet locatif, construit en bois rond, vaudra environ un million de dollars, selon le promoteur. «Ça va donner le ton au caractère architectural qu'on souhaite donner au projet», indique M. Cloutier.

Outre l'implantation de ce premier chalet, le Groupe Terrestria compte aménager une arche à l'entrée du site, une petite écurie ainsi que clôturer la propriété d'ici l'automne. Près de 2,5 millions $ doivent être investis cette année.

Présentement, une équipe teste l'intérêt pour l'auberge en Europe. Le Manoir des Piles doit contenir entre 50 et 120 chambres. Le début de sa construction n'est pas prévu avant un an.

Rappelons que cette première phase est estimée, au bas mot, à 20 millions de dollars. M. Cloutier est tellement convaincu de la réussite du projet qu'il assure que sept autres étapes suivront au cours des prochaines années.

On sait déjà qu'une deuxième phase est prévue dans le secteur Saint-Jean-des-Piles, en montagne en face du lac Olscamp. Une troisième doit voir le jour à Saint-Joseph-de-Mékinac, puis trois autres avant La Tuque et deux autres après cette ville. On devine que la rivière Saint-Maurice représente le point d'intérêt commun qui relie toutes ces étapes.

M. Cloutier semble très confiant d'intéresser des partenaires d'affaires européens à cet important projet récréotouristique. Le Groupe Terrestria tentera de développer le concept de fermettes locatives, où les visiteurs pourront se louer une chambre dans un environnement champêtre.

«On construit du grand luxe pour attirer des investisseurs», explique le porte-parole. «On veut notamment aller chercher des Français qui rêvent d'avoir leur cabane au Canada et qui pourront la louer à des amis. Cet investisseur deviendra un ambassadeur à travers le monde!»

Rappelons que l'image western inspirera particulièrement cette première phase. «La clientèle équestre se déplace souvent en groupe», fait remarquer M. Cloutier.

Un mal pour un bien

L'hiver dernier, ce projet avait rencontré une certaine résistance dans le secteur Saint-Jean-des-Piles. Les promoteurs ont dû abandonner l'idée d'aménager une marina, parce que des riverains craignaient que le va-et-vient altère la quiétude des lieux.

La Ville de Shawinigan avait dû organiser une séance d'information spéciale pour permettre aux promoteurs de bien expliquer leur projet. M. Cloutier avait alors pu présenter l'homme d'affaires André Bellerive, président du Groupe Terrestria, grand architecte de cet investissement qui atteindrait une cinquantaine de millions de dollars pour les deux premières phases.

En janvier, la tenue de registre à l'hôtel de ville a donné des sueurs froides aux promoteurs, mais les personnes habiles à voter ont finalement approuvé la phase 1 de justesse. Avec le recul, M. Cloutier considère que ces étapes n'ont pas si mal servi le projet.

«Ça nous a permis de modifier certaines choses en cours de route», confie-t-il. «Nous avons pu garantir nos investisseurs. Je pense bien que les Français vont tout acheter! Là, on est vraiment aguerris. On sait qu'on va construire et qu'on va vendre!»

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