Michel Angers présente l'édifice Wabasso aux urbanistes du Québec

Dans le cadre d'un colloque sur l'héritage industriel,... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Dans le cadre d'un colloque sur l'héritage industriel, Michel Angers a raconté la restauration de l'usine Wabasso devant des urbanistes réunis au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins. Les urbanistes ont donc pu constater par eux-mêmes les résultats de ce travail réalisé sur plusieurs années.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Shawinigan) «Le bâtiment dans lequel vous êtes fait très certainement la fierté des Shawiniganais et des Shawiniganaises», a lancé d'entrée de jeu le maire de Shawinigan Michel Angers devant des urbanistes réunis au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins samedi.

Le colloque de l'Association québécoise d'urbanisme portait sur l'héritage industriel, un dossier que la Ville de Shawinigan connaît bien puisque plusieurs bâtiments ont été reconvertis au fil du temps. Entre autres, la revitalisation de l'ancienne usine Wabasso a été citée en exemple chez les urbanistes québécois.

Le colloque se déroulait donc dans ces locaux inaugurés en 2012. Les urbanistes et les architectes ont pu constater par eux-mêmes les résultats de ce travail réalisé sur plusieurs années.

Cette ancienne manufacture de coton, fermée en 1985 et abandonnée depuis, a subi une cure de jeunesse depuis cinq ans.

«Il y a beaucoup de villes au Québec qui ont des vestiges de l'ère industrielle. Aujourd'hui, ça a permis de voir comment ça s'est fait ici à Shawinigan. D'habitude, on fait nos colloques dans des hôtels. Là, on a ciblé l'espace parfait pour aller avec le thème», remarque le président de l'Association québécoise d'urbanisme, Pierre Dauphinais. Il allait donc de soi pour le président de l'Association que le colloque se déroule à Shawinigan, ville riche pour la revitalisation de ses bâtiments.

«Compte tenu du thème du colloque, c'était tout à fait approprié. Ce bâtiment suscite énormément de curiosité pour tous ceux et celles qui s'intéressent à la reconversion économique et industrielle», constate le maire de Shawinigan.

M. Angers a rappelé le contexte dans lequel a cogité l'idée de revitaliser la Wabasso. Il souligne que l'enjeu n'était pas seulement historique ou esthétique. «L'enjeu était simplement notre survie. Quand les grandes entreprises décident de quitter parce qu'elles sont venues «siphonner» l'ensemble de nos ressources naturelles et que l'attrait des pays émergents comme la Chine ou l'Inde est là, on nous laisse avec des cicatrices. Il fallait trouver une alternative. On a donc bâti cet écosystème unique», a raconté le maire Michel Angers. Ce centre entrepreneurial ne représente donc rien de moins que la bouée de sauvetage de la ville de l'Énergie.

Ils ont travaillé à partir de photos d'époque pour conserver les structures originales tout en restaurant le portail d'entrée et en conservant l'espace aéré et vaste.

Le projet ne s'est pas fait sans heurts. Les ressources financières, entre autres, ont été assumées en majeure partie par la Ville de Shawinigan. Le projet totalise maintenant 13,5 millions $, dont 9,5 millions $ provient de la Ville. «On a des idées, mais on n'a pas les moyens de nos ambitions. C'est le défi qui nous attend. C'est un projet qui va tenter de sceller notre avenir».

Les projets fourmillent dans la tête de Michel Angers. Entre autres, l'avenir de la gare de l'Avenue de la Station le taraude. «Il y aura reconversion en gardant le cachet original de la gare. Ce sont des projets qui vont nous permettre de finaliser l'entourage du centre d'entrepreneuriat», a-t-il souligné. Le terrain appartient à la Ville depuis 2012.

Rappelons que ce centre assure une certaine relève pour la Ville puisqu'il constitue un berceau pour de nouvelles entreprises. On y offre des incubateurs pour les nouvelles entreprises de même que de l'accompagnement pour les entrepreneurs durant leurs premières années d'opération.

«Les propriétaires d'entreprises représentés par les moins de 35 ans représente une proportion de 12,5 % à Shawinigan contre 4 % pour l'ensemble du Québec. Ça prouve que le virage économique a été réussi», constate le maire.

Le président de l'Association québécoise d'urbanisme, Pierre Dauphinais, espère que cela encouragera d'autres villes à emboîter le pas et à mettre en valeur l'héritage industriel.

«On voit des bâtiments qui ont été restaurés avec le souci de garder le passé, c'est merveilleux. On a plusieurs bâtiments qui nous ont été donnés en exemple au fil de la journée et c'est très inspirant», confirme-t-il.

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