Des idées pour les rives du Saint-Maurice

Trois des étudiants du Shawinigan High School qui... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Trois des étudiants du Shawinigan High School qui ont présenté le fruit de leur réflexion sur le plan d'aménagement urbain pour revitaliser l'avenue de la Transmission, entre l'avenue de la Station et l'ancienne aluminerie. Il s'agit de Nicholas Nadeau, Adrien Croteau et Tommy Corriveau.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le passé industriel qui borde encore les rives du Saint-Maurice devrait céder sa place à une piste cyclable, un camping, un restaurant végétarien, un quai.

Les entreprises qui brisent cette séquence, dont Robert Fer & Métaux, devraient être envoyées dans le nouveau parc industriel à grand gabarit, dans le secteur Saint-Georges.

Pour une huitième année consécutive, des étudiants du cinquième secondaire du Shawinigan High School ont présenté leurs audacieuses propositions mercredi après-midi, à la salle du conseil de l'hôtel de ville, dans le cadre du cours «Le monde contemporain». Ces suggestions, qui suscitent toujours quelques sourires, sèment néanmoins des graines au département d'urbanisme, qui accompagne ces jeunes depuis septembre.

Cette année, le plan d'aménagement urbain se consacrait à la revitalisation de l'avenue de la Transmission, entre l'avenue de la Station et l'ancienne usine de Rio Tinto Alcan. Un beau défi, qui combine la valorisation de sites industriels et des rives du Saint-Maurice. La proximité du quartier Saint-Marc et sa clientèle variée devait aussi être prise en considération par les jeunes dans leurs travaux.

«La particularité de cette année, c'est que les trois projets sont complémentaires et non pas en compétition», pointe Suzanne Marchand, urbaniste à la Ville de Shawinigan. «Ça nous amène à un tout pour un développement urbain dans ce secteur.»

Pendant environ une heure, Marie-Christine Lajoie-Béliveau, Mylène Déziel, Adrien Croteau, Tommy Corriveau, Nicholas Nadeau, Ali Raza et Jason Bannon ont expliqué le fruit de leur réflexion au maire de Shawinigan, Michel Angers et à la présidente du comité consultatif d'urbanisme, Josette Allard-Gignac. Une fois de plus, les étudiants étaient encadrés par Winnie Lilley, responsable du cours «Le monde contemporain» au Shawinigan High School.

«Ça prend des gens capables de nous faire réfléchir, de nous amener ailleurs», mentionne le maire. «Ne pensez surtout pas que votre travail est inutile!»

En effet, cet exercice de réflexion a déjà rapporté des dividendes à Shawinigan au fil des années. Mme Marchand cite les exemples du Complexe Jacques-Plante et du Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins comme des projets de conversion qui avaient d'abord été traités par des finissants du Shawinigan High School. La ruelle de la 6e Rue, derrière la Place du Marché, a aussi allumé des initiatives au Service de l'aménagement et de l'environnement l'an dernier.

«Les jeunes amènent un regard neuf», signale l'urbaniste. «Ils n'ont aucune contrainte budgétaire ou politique, sauf celle de leur imagination! Ils présentent donc plein d'idées. Ils font un devoir de citoyenneté. Même si ça se fait dans le cadre d'un projet scolaire, ils prennent ça au sérieux. Ils sont très innovateurs dans les idées qu'ils nous soulèvent.»

Mercredi après-midi, les élèves ont suggéré l'implantation d'un centre de la petite enfance sur l'avenue de la Transmission, un site stratégique compte tenu des nombreux automobilistes qui passent dans le secteur à chaque matin pour se rendre au travail.

L'éco-centre pourrait être déménagé sur le site de l'ancienne aluminerie, «une très bonne idée», sourit M. Angers. Des projets de rénovations dans le quartier Saint-Marc avec des matériaux recyclés, des ruelles vertes, des autobus propulsés par l'énergie solaire et des condos sur le bord de la rivière ont aussi été suggérés.

«Les deux barrages nous assurent un niveau d'eau contrôlé, ce qui est très rare», fait remarquer M. Angers. «Une rivière stable, c'est un gros avantage, une richesse extrêmement importante pour ce secteur.»

Le maire n'a pas manqué de relever les préoccupations environnementales dans ces projets, un baume sur les critiques reçues au cours des derniers mois aux assemblées publiques lorsque des citoyens se plaignent des nouveaux aménagements sur certaines rues, Richard et Lambert notamment, où des îlots de verdure ont été ajoutés.

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