Eaux usées: après le registre, les demandes

Le lac à la Tortue devrait afficher une... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le lac à la Tortue devrait afficher une meilleure mine après la réalisation du projet d'assainissement des eaux usées, qui devrait se mettre en branle au printemps 2017.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
lapresseaffaires.com

(Shawinigan) Après le résultat sans équivoque du registre consultatif au lac à la Tortue pour la réalisation du projet d'égout, le conseil municipal de Shawinigan doit se pencher sur deux types de demandes des citoyens du secteur.

Primo, voir si certaines rues peuvent être ajoutées au plan présenté et secundo, faire des efforts pour réduire encore un peu la facture.

Les élus n'ont pas mis de temps à passer à l'action dans ce dossier, après que seulement 117 personnes habiles à voter eurent signifié leur désapprobation au projet, les 3 et 4 avril. Rappelons que la Ville avait fixé à 505 le nombre de signatures à atteindre au registre pour interpréter le résultat comme un rejet de cet investissement totalisant 40,2 millions $, incluant la partie d'Hérouxville.

Mardi soir, lors de l'assemblée mensuelle régulière, le conseiller du district des Montagnes, Serge Aubry, a présenté un avis de motion prévoyant l'adoption prochaine d'un règlement d'emprunt de 3 650 000 $ pour les honoraires professionnels en ingénierie dans le cadre de ce projet d'assainissement des eaux usées. Ce signal réitère les intentions du maire, Michel Angers, d'entreprendre les travaux au printemps 2017.

Puis, à la période des questions, Yves Dessureault est venu déposer une demande pour que sa résidence et celle de son voisin, sur la 120e Rue, soient intégrées au projet. Le maire a reçu la requête, sans pouvoir évidemment faire de promesse pour le moment.

«Quand nous avons débattu avec le ministère des Affaires municipales, nous avons beaucoup argumenté pour inclure le maximum de résidences dans le projet», explique M. Angers.

«Si la tendance se maintient, les soumissions seront passablement plus basses que nos estimations. Nous allons faire le maximum. J'ai confiance qu'on réussira à aller chercher des résidences supplémentaires.»

De son côté, Roger Langevin se demande si la Ville profitera des travaux pour changer des conduites d'eau potable à proximité. Rien n'est prévu en ce sens, à moins évidemment qu'on découvre de mauvaises surprises. «Si on voit des choses, on va réparer, c'est certain», convient le maire.

M. Langevin s'est également enquis des plans au sujet de la piste cyclable autour du lac. Il rappelle que le Programme de mise en valeur intégrée d'Hydro-Québec, une retombée de la construction de la centrale hydroélectrique du Rocher-de-Grand-Mère, aurait pu constituer une belle opportunité pour réaliser cet aménagement. Le société d'État avait accordé un crédit de 8,7 millions $ pour divers projets dans les secteurs concernés, à savoir Grand-Mère, Saint-Georges et Lac-à-la-Tortue. Mais la Ville a toujours hésité à procéder à la réfection de l'avenue Tour-du-Lac avant de connaître l'orientation définitive du projet d'assainissement des eaux usées.

«Notre préoccupation, c'est d'avoir au moins une bande de roulement (pour les cyclistes)», répète M. Angers.

Aide supplémentaire

Par ailleurs, le maire de Shawinigan mentionne qu'il attend toujours le résultat d'une analyse des demandes formulées par l'Association pour la protection du lac à la Tortue juste avant le registre consultatif, le 1er avril. En fait, elle souhaite trouver une façon de réduire encore la facture des citoyens, mais M. Angers laisse entendre qu'il ne faut pas trop se faire d'illusions sur ce plan.

Déjà, le conseil municipal a accepté de répartir les coûts d'asphaltage à l'ensemble de la population, ce qui soulage les résidents desservis par les futurs égouts d'une facture de plus de 840 000 $. Rappelons qu'actuellement, le coût par unité est estimé à 8675 $ à Shawinigan, sans compter les frais de branchement et d'aménagement paysager. Pour environ 350 unités, une dépense de près de 3200 $ s'ajoutera parce qu'elles seront désormais desservies par le réseau d'aqueduc.

L'APL souhaite que non seulement l'asphaltage, mais aussi les frais engendrés par la réfection de l'assise de la route soient répartis à l'ensemble de la population.

«C'est une beurrée», mentionne le maire, sans pouvoir préciser de montant pour le moment. «Nous avons parlé de l'asphalte. Il y a peut-être d'autres éléments qui peuvent être regardés. Nous allons faire l'évaluation. Ça pourrait peut-être réduire un peu la facture, mais pas substantiellement.»

Enfin, le maire confie que la première approche auprès du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire ne laissait pas entrevoir de possibilité aux citoyens de payer leur facture d'un seul coup. 

Selon le scénario présenté, les citoyens desservis par les égouts dans le secteur Lac-à-la-Tortue devront prévoir un montant supplémentaire de 583 $ par année sur leur compte de taxes pour une période de 20 ans. Certains préféreraient régler la facture au plus vite pour éviter les frais d'intérêt.

«Le ministère nous dit non pour le moment, mais on essaie encore», glisse le maire.

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