Services supralocaux: l'impasse perdure

La rencontre des maires des municipalités concernées par... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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La rencontre des maires des municipalités concernées par les négociations sur les services supralocaux qui s'est tenue mardi à l'hôtel de Ville de Shawinigan a été présidée par la juge Nancy Lavoie de la Commission municipale du Québec.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) La rencontre d'information avec la juge Nancy Lavoie de la Commission municipale du Québec n'a pas permis de rapprocher les positions du maire de Shawinigan, Michel Angers, et des maires des municipalités voisines concernant les services supralocaux.

Le regroupement des maires, qui refusent toujours la médiation, a décliné la proposition d'être accompagné par la juge lors des négociations. Les maires attendent maintenant une nouvelle offre de la Ville de Shawinigan.

«La balle et dans le camp de Shawinigan», a affirmé à la sortie de la rencontre Claude McManus, le maire de Saint-Mathieu-du-Parc et porte-parole du regroupement des maires des municipalités voisines de Shawinigan.

«Nous voulions avoir des informations additionnelles pour nous rassurer dans notre décision. Nous arrêtons là pour le moment.»

La rencontre d'information avec la juge Lavoie de la Commission municipale a duré plus de trois heures. L'objectif de cette réunion était de permettre aux maires concernés par les services supralocaux de connaître les différentes avenues qui s'offrent à eux. Il n'y a toutefois pas eu de négociations.

Malgré tout, les maires maintiennent leurs positions. Ils ne souhaitent pas se rendre en médiation, ne désirent pas être accompagnés par la juge Lavoie et continuent de prôner le principe d'utilisateur-payeur.

Claude McManus rappelle que le point qui achoppe est celui de la facture globale qui répartirait les coûts des services supralocaux à tous les citoyens.

«Comme nous l'avons toujours dit, nous ne voulons pas payer une facture générale. Nous voulons y aller à l'utilisateur-payeur», a soutenu le maire de Saint-Mathieu-du-Parc.

De son côté, le maire de Shawinigan, Michel Angers, aurait bien aimé que le regroupement des maires accepte l'accompagnement de la Commission municipales pour dénouer l'impasse.

Il s'est dit «extrêmement déçu pour les citoyens». Il note que ce processus aurait favorisé la discussion entre les parties.

«C'est une très mauvaise image que ça envoie à la population. Les maires sont incapables de s'entendre», a répondu le maire Angers. «Ça prend des gens qui nous accompagnent.»

Michel Angers continue de militer pour une répartition des coûts des services supralocaux afin, dit-il, de donner accès à ces services à tous les citoyens de Shawinigan et des municipalités voisines. Il soutient que le principe d'universalité devrait s'appliquer.

Par ailleurs, le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, a affirmé lors de son passage à Shawinigan qu'il fait confiance à la Commission municipale et à la négociation pour dénouer l'impasse concernant les services supralocaux. Il ne désire pas intervenir dans ce dossier.

«On s'inscrit dans une démarche d'autonomie municipale. Dans une démarche de reconnaître les gouvernements de proximité que sont les municipalités», a affirmé le ministre Coiteux.

«Nous voulons au contraire alléger la reddition de compte qui empêche les municipalités d'exercer pleinement leurs compétences. Alors je ne crois pas que ce soit au ministre des Affaires municipales de trancher. Au contraire, c'est toujours mieux que les gens s'entendent localement.»

Malgré tout, Martin Coiteux ajoute que s'il doit trancher, il le fera.

«Mais ce n'est pas la solution a priori que je vais privilégier», a-t-il noté. «La Commission municipale a fait ses preuves. Je fais confiance à ce processus.»

Le maire de Saint-Tite, André Léveillé, a quitté la rencontre avec la Commission municipale pour interpeller le ministre Coiteux à sa sortie d'une conférence de presse tenue également à l'hôtel de Ville de Shawinigan. Il souhaitait qu'il rencontre quelques instants les maires réunis.

Toutefois, l'agenda du ministre ne le permettait pas. «C'est sûr qu'on aurait aimé le rencontrer, mais ce n'était pas une obligation», a précisé M. McManus.

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