Permis: un projet de démolition polit le bilan

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La démolition de l'aluminerie de Rio Tinto se termine ces jours-ci et ces travaux ont complètement changé le coup d'oeil du secteur.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Ironiquement, un important projet de démolition permet à la Ville de Shawinigan de maintenir sa valeur de permis émis sur son territoire en 2015, une statistique qui aide habituellement à mesurer la vigueur économique d'un milieu.

N'eut été de Rio Tinto, l'estimation des travaux réalisés au cours de la dernière année aurait reculé à son plus bas niveau depuis 2010.

La démolition de l'ancienne aluminerie, un chantier de 5,5 millions de dollars réalisé par l'entreprise Demex, a complètement changé le paysage sur le boulevard Saint-Sacrement.

Ces importants travaux sont pratiquement terminés et la phase de décontamination doit commencer au début mars selon Claudine Gagnon, conseillère principale, relations médias chez Rio Tinto aluminium.

«Nous sommes confiants de respecter nos échéanciers», explique-t-elle. «La firme de décontamination est déjà sur le site pour prendre des échantillons de sols et elle prendra bientôt le relais.» Elle s'attend à ce que tout soit terminé à l'automne.

«Il n'y a pas eu d'embûches majeures», ajoute Mme Gagnon. «Nous avons été en contact constant avec le voisinage et le ministère de l'Environnement.»

La porte-parole précise que la cessation de la propriété pour une somme nominale à la Ville de Shawinigan n'est pas encore réalisée. «Nous sommes en train de rédiger les documents», glisse-t-elle.

Ce chantier de démolition a fortement contribué à éviter une chute de la valeur des travaux déclarés à Shawinigan en 2015. Ainsi, de 69 676 310 $ en 2014, cette estimation est passée à 69 568 389 $ l'an dernier, une faible variation de 0,2 %. Par contre, le nombre de permis émis a reculé de façon plus significative, passant de 2484 à 2292, une baisse de près de 8 %.

Autre élément important à considérer dans le bilan: la deuxième phase de développement de la Résidence le 7e Ciel, dans le secteur Grand-Mère.

En juin, le propriétaire, Jean-François Raymond, avait obtenu un permis pour l'ajout de 70 unités, un projet de près de 7,4 millions $. Des travaux ont été amorcés, mais l'homme d'affaires a modifié ses plans au cours de l'année.

Cette deuxième phase devrait se poursuivre en 2016. M. Raymond précise néanmoins que 2,4 millions $ ont déjà été investis dans la préparation du terrain et les services professionnels.

Maintien et recul

La Ville a accordé 88 permis pour une construction principale résidentielle l'an dernier, le même nombre qu'en 2014. La valeur des unités bâties a toutefois légèrement reculé, passant de 20,4 à 18,8 millions $.

Une fois de plus, le secteur Shawinigan-Sud agit comme une locomotive dans ce domaine, avec l'émission de 36 permis qui ont entraîné la construction de 62 logements, dont 27 maisons unifamiliales isolées ou jumelées. Ces travaux ont entraîné des investissements estimés à huit millions de dollars.

L'une des différences les plus significatives de ce bilan concerne la rénovation résidentielle. En 2014, la Ville de Shawinigan avait émis 683 permis, pour des travaux totalisant 14 403 578 $.

L'an dernier, 578 permis de rénovation résidentielle ont été accordés, un recul de 15 %. La valeur des travaux en a évidemment souffert, s'établissant à 9,4 millions $, une dégringolade de 35 % par rapport à 2014.

Il faut toutefois prendre aussi en considération la hausse des travaux de transformation résidentielle pour nuancer ce portrait. Malgré une baisse de 37 à 29 du nombre de permis émis entre 2014 et 2015, la valeur des travaux réalisés l'an dernier était nettement supérieure à 2,6 millions $, comparativement à un peu plus de 730 000 $ un an plus tôt.

Précisons que des travaux de transformation résidentielle impliquent des changements de divisions dans une propriété. Des murs tombent ou sont déplacés, ce qui ne se produit pas dans la catégorie rénovation.

Josée Bergeron, inspectrice principale à la division des permis et inspections du Service de l'aménagement et de l'environnement, n'est guère surprise de ce recul. D'importantes modifications dans les programmes d'aide à la rénovation de la Société d'habitation du Québec ont ralenti les ardeurs des propriétaires. «C'est sûr que ça a eu une incidence», constate-t-elle. «Nous l'avons ressenti dans l'achalandage.»

L'été dernier, le conseil municipal a adopté un nouveau programme de crédit de taxes à la rénovation, une mesure intéressante qui ne séduit toutefois pas autant que les remises provinciales.

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