Usine de traitement d'eau potable: Shawinigan a choisi son site

Michel Angers... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Michel Angers

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le conseil municipal de Shawinigan vient de choisir le site privilégié pour établir la future usine de traitement d'eau potable du lac à la Pêche et le maire, Michel Angers, croit que ce scénario rassurera les résidents du lac à la Perchaude.

Environ 1,5 kilomètre sépare ces deux plans d'eau. Dans le projet d'approvisionnement en eau potable à Shawinigan, évalué à 64 millions de dollars, l'usine du lac à la Pêche représentera la plus importante partie des investissements requis, à 49,6 millions $ selon la dernière version du programme triennal d'immobilisation déposée en décembre.

Le projet comprend également l'implantation d'un réservoir d'une capacité de 12 650 mètres cubes et l'aménagement d'un stationnement d'environ 7500 mètres carrés.

Or, la Ville de Shawinigan étudiait cinq sites potentiels pour la construction de ces infrastructures. Durant ce processus, M. Angers mentionne que des citoyens ont exprimé certaines préoccupations au sujet de l'emplacement du projet.

«Des gens du lac à la Perchaude avaient exprimé des craintes sur les eaux de rejet, même si elles sont traitées et qu'il n'y a pas de danger», explique-t-il. «Ils préféraient avoir l'usine en aval du lac plutôt qu'en amont.»

Le conseiller du district des Montagnes, Serge Aubry, précise que des citoyens redoutaient aussi que cette construction voisine l'usine de chloration située à l'intersection du chemin du Lac-Minogami et du chemin du Lac-à-la-Pêche, dénaturant ainsi ce secteur.

Or, en assemblée extraordinaire le 22 février, le conseil municipal a adopté une résolution pour confirmer le scénario retenu. La zone visée est située à l'entrée de la pointe sud du lac à la Perchaude, tout près du chemin Principal dans le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides. L'administration municipale considère qu'il s'agit du site qui entraînera le moins d'impact. L'usine serait construite sur le côté sud du chemin Principal et non près des rives du lac à la Perchaude.

Ce choix reste une volonté pour le moment puisque la Commission de protection du territoire agricole doit donner son approbation pour l'utilisation de lots visés à d'autres fins que l'agriculture. Le conseil municipal a formulé cette demande dans sa résolution du 22 février.

En fait, la Ville veut acquérir et morceler un lot pour la réalisation du projet. Cette vaste propriété avait été acquise par la firme trifluvienne Capital Nitram en 2010, de la succession de Bernard Laferrière.

La Ville cherche à acquérir une superficie de 73 000 mètres carrés pour l'aménagement de son projet. Elle estime que le morcellement du lot visé n'affectera pas le potentiel agricole de cette zone, puisque «le vendeur conservera une superficie d'environ 259 hectares, soit une superficie largement suffisante pour y pratiquer l'agriculture», émet-elle dans sa résolution.

Cette dernière précise que la Ville veut acquérir deux autres lots dans le même secteur pour l'installation de conduites et la réalisation de travaux afférents. Les terrains visés totalisent 12 805 mètres carrés et ils appartiennent tous les deux à un couple de Saint-Joachim-de-Courval.

La Ville prétend qu'actuellement, les possibilités d'utilisation de ces lots à des fins agricoles sont «minimes». De plus, ils ont déjà fait l'objet d'autorisations accordées par la CPTAQ à des fins de développement résidentiel.

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