Services supralocaux à Shawinigan: les canaux sont rouverts

La rencontre de mardi soir sert de nouveau... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

La rencontre de mardi soir sert de nouveau point de départ dans les négociations sur les compensations à verser pour les services supralocaux à Shawinigan, selon les maires Claude McManus et Michel Angers.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Après avoir balayé du revers de la main l'offre de la Ville de Shawinigan portant sur une médiation à la Commission municipale du Québec, les maires des neuf municipalités visées par le partage des coûts des services supralocaux acceptent de participer à une démarche moins officielle devant la même instance.

Une rencontre d'information sera organisée au cours des prochaines semaines pour dénouer l'impasse.

C'est ce pas qui a été franchi mardi soir, à l'hôtel de ville de Shawinigan. Le maire, Michel Angers, a réduit la tension en admettant que ce genre de rencontre aurait dû survenir plus rapidement, sans doute quelques jours après la présentation de la fameuse étude de Raymond Chabot Grant Thornton, le 20 octobre dernier.

En début d'après-midi hier, il a participé à un point de presse en compagnie de Claude McManus, maire de Saint-Mathieu-du-Parc et porte-parole de ses homologues des neuf municipalités impliquées dans ces échanges. Personne ne crie encore victoire, mais au moins, les canaux sont bel et bien rouverts.

Nancy Lavoie, membre de la Commission municipale du Québec, expliquera l'approche développée par l'organisme en matière de services supralocaux, à une date qui reste à être déterminée. Juste avant la rencontre du 12 janvier à Notre-Dame-du-Mont-Carmel entre les maires des neuf municipalités visées, elle était entrée en communication avec M. McManus pour préciser son rôle de médiatrice.

Sa démarche n'avait pas influencé la réflexion des élus. À ce moment, les maires de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Boniface, Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Élie-de-Caxton, Saint-Mathieu-du-Parc, Grandes-Piles, Saint-Paulin, Hérouxville et Saint-Tite avaient rejeté l'avenue de la CMQ. Dans une déclaration commune, ils se disaient convaincus «que des gestionnaires municipaux peuvent s'entendre sans arbitre».

Évidemment, ils répondaient alors à la proposition de médiation formulée par le conseil municipal de Shawinigan en séance publique, le 15 décembre. Aujourd'hui, ils acceptent de participer à une séance d'information, ce qui ne les engage à rien pour la suite.

Pour M. McManus, la chronologie des événements constitue sans doute la clé qui explique cette ouverture. Les maires souhaitaient vraiment échanger sur le fond du dossier avant de solliciter l'expertise d'un tiers. Mardi soir, les discussions se sont étendues sur un peu plus de deux heures et demie.

«Ce sera strictement une rencontre d'information», insiste M. McManus. «Le but est de connaître les responsabilités qui nous incombent par rapport aux équipements supralocaux, voir ce qu'est un équipement supralocal et connaître les ententes qui existent ailleurs. Tout le monde va participer.»

Le maire de Saint-Mathieu-du-Parc souligne que lui et ses homologues veulent utiliser tous les outils à leur disposition pour en arriver à une entente, par respect pour la population.

«On veut se donner la chance de regarder», résume-t-il. «Mais les maires conservent leur orientation du début. Nous voulons aller vers l'utilisateur payeur et c'est encore ça. On veut quand même comprendre les notions de partage et d'équipements.»

Mea culpa

Devant ses homologues, le maire de Shawinigan a confié qu'il n'avait jamais voulu les bousculer à l'automne, mais il reconnaît que le calendrier imposé était serré. À l'origine, après la présentation du 20 octobre, les maires devaient adopter une résolution pour répondre à la proposition de partenariat de la Ville de Shawinigan, qui visait à récupérer un montant de 476 000$ auprès des neuf municipalités. En cas de refus, le coût réel des services offerts serait imposé aux visiteurs dès le 1er janvier.

«J'ai reconnu que nous aurions pu faire certaines choses différemment», admet M. Angers. «De plus, l'étude de Grant Thornton a des bons et de moins bons côtés. Le premier volet établit le coût de revient d'un service. La deuxième partie porte sur le mode de répartition des montants et c'est probablement là qu'on a du travail à faire. Il y a peut-être des modes différents qui peuvent se faire. On a besoin de revoir ça.»

M. Angers ne nie pas l'impact économique des municipalités avoisinantes. La CMQ pourra sans doute suggérer un modèle pour que cet apport soit pris en considération, glisse M. McManus.

Le maire de Shawinigan ne se formalise plus de l'intention du conseil municipal d'imposer les nouveaux tarifs aux non-résidents le 1er juin, faute d'entente. Un règlement en ce sens a pourtant été adopté en décembre.

«À partir du moment où les discussions sont enclenchées, nous nous laisserons tout le temps nécessaire pour en arriver à une conclusion heureuse», laisse-t-il tomber.

Du reste, les deux maires s'accordent sur le fait que la réflexion qui s'amorce pourrait embraser toute la Mauricie, entraînant ainsi de nombreuses autres municipalités et MRC dans ces échanges.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer