Défusion du secteur Lac-à-la-Tortue: la pétition sera déposée le 23 février

François Bonenfant et Claude Garceau ont assisté à... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

François Bonenfant et Claude Garceau ont assisté à l'assemblée publique de mardi soir, à Shawinigan, mais ils ne sont pas intervenus à la période de questions au sujet de leur démarche pour la défusion du secteur Lac-à-la-Tortue.

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) C'est finalement le 23 février que le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, déposera à l'Assemblée nationale la pétition de quelque 1530 noms de résidents du secteur Lac-à-la-Tortue qui souhaitent se défusionner de Shawinigan.

Le député tente d'organiser le même jour une rencontre avec le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Martin Coiteux.

François Bonenfant et Claude Garceau, initiateurs de cette démarche, assistaient à nouveau à l'assemblée régulière du conseil municipal, mardi soir. Ils ne se sont toutefois pas manifestés à la période de questions.

«On n'avait rien à dire», mentionne M. Garceau. «C'est maintenant entre les mains du gouvernement.»

Malgré l'impressionnante récolte d'appuis, personne d'autre du secteur Lac-à-la-Tortue n'a pris la peine de se déplacer à cette séance régulière pour interpeller le conseil municipal sur cet enjeu. M. Bonenfant assure qu'il aurait pu remplir la salle, mais que ce n'était pas son intention pour le moment. Ce qui n'enlève rien à l'insatisfaction des résidents, martèle-t-il.

«On envoie quelque chose comme quatre millions de dollars en taxes à Shawinigan et nous n'avons aucun retour», déplore-t-il. «Lac-à-la-Tortue n'a pas les moyens de faire vivre Shawinigan. On nous avait promis des services de proximité. Nous n'en avons plus!»

De son côté, M. Martel répète qu'il se prête à une démarche légitime d'un groupe de citoyens. Rappelons qu'il a hérité du dossier en raison du désistement du député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, inconfortable avec cette demande compte tenu de ses efforts pour obtenir une aide financière pour réaliser le projet d'assainissement des eaux usées dans ce secteur.

«Je viens d'écrire à M. Coiteux pour lui mentionner que je déposerais cette pétition le 23 février», confirme M. Martel. «Je lui ai aussi demandé un entretien de 15 minutes avec les responsables.»

«Je comprends que sur le plan légal, leur démarche s'annonce assez compliquée», convient le député caquiste. «Mais sur le plan politique, c'est très démocratique. Écoutez, quand vous avez plus de 1500 noms, c'est très significatif. Surtout qu'il faut rappeler que les libéraux avaient eux-mêmes créé le processus de défusion. Ils avaient été élus sur cette promesse en 2003!»

M. Martel confirme que la pétition répond aux critères de conformité de l'Assemblée nationale, de sorte qu'il ne voit aucun problème à accompagner les citoyens dans leur requête.

«La façon que Pierre Giguère effectue son travail, ça ne me regarde pas, mais j'ai de la difficulté à comprendre comment on peut refuser de déposer une pétition pour ses citoyens», opine-t-il.

Peu de vagues

Le conseiller du district des Boisés, Martin Asselin, commente prudemment l'évolution de ce dossier. Pour le moment, il n'observe pas une vague de fond en faveur de la défusion du secteur Lac-à-la-Tortue dans son district.

«Premièrement, je n'ai pas vu la pétition», commente-t-il. «Je ne sais pas qui a signé ça. Ensuite, quand on fait signer une pétition, on donne de l'information. Je ne sais pas quelle information ils ont donnée. Parfois, on signe par insatisfaction pour un autre sujet.»

M. Asselin établit un parallèle avec le dossier de Nemaska Lithium, où des citoyens ont visiblement appuyé une demande d'approbation référendaire sans connaître tous les détails concernant l'implantation de cette usine.

Le conseiller mentionne qu'il consacre son énergie à la mise en application du plan directeur du lac à la Tortue et à la réalisation du projet d'assainissement des eaux usées. En ce qui concerne ce mouvement de défusion, il laisse les événements suivre leur cours.

«L'histoire de la pétition a donné un coup dans les médias. On verra bien ce que ça va faire», termine-t-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer