Près d'une trentaine de personnes appuient Nemaska Lithium

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On aperçoit sur la photo Gérard Grenier, Michel Caron et Michel Richard devant l'hôtel de ville de Shawinigan.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Dès 9 h lundi matin, près d'une trentaine de personnes étaient réunies devant l'hôtel de ville de Shawinigan afin de manifester leur appui à Nemaska Lithium. Jusqu'à 19 h lundi, les citoyens habiles à voter dans les zones qualifiées peuvent se déplacer à la salle du conseil municipal pour signer un registre sur la modification de zonage nécessaire pour permettre à ce projet d'aller de l'avant, sur le site de l'ancienne usine Laurentide.

Jeudi soir, le local 144 International représentant quelque 700 tuyauteurs et soudeurs en tuyauterie de la région a décidé de se mobiliser. Depuis lundi matin, une vingtaine de membres agitent drapeaux et pancartes devant l'hôtel de ville.

«C'est important de se mobiliser pour avoir de nouvelles industries», commente Alain Olivier, agent d'affaires pour ce syndicat dans la région. «Souvent, on entend parler de certaines affaires et on laisse aller les choses, mais je pense que c'est important de s'impliquer. Il ne faut pas laisser la désinformation décider pour des projets.»

Leur seule présence crée un effet devant l'hôtel de ville et le maire, Michel Angers, ne s'en plaint pas. Il a d'ailleurs pris la peine de quitter son bureau pour saluer les travailleurs et les remercier de leur solidarité.

«Ça a été mort en 2015 et il ne s'annonce pas grand-chose pour 2016 jusqu'ici», déplore M. Olivier. «Il faut que ça bouge! Il faut que la population appuie ces projets, pas seulement les syndicats.»

M. Olivier souhaite que ses membres soient appelés pour l'étape de la construction de l'usine, mais peut-être également en maintenance lorsque Nemaska Lithium exploitera son complexe.

«Nous avons 700 membres et environ 250 d'entre eux ne travaillent pas», se désole le porte-parole syndical. «Nous n'avons rien pour ceux qui arrivent dans le métier à l'heure actuelle. On veut que ça bouge!»

Au coin de la 5e Rue et de l'avenue des Cèdres, les automobilistes répondent généreusement à l'appel des manifestants par des klaxons, des pouces en l'air ou même, des cris d'encouragement. Quelques anciens travailleurs de l'usine Laurentide font les cent pas pour sensibiliser les gens à l'importance de ce projet pour le secteur Grand-Mère.

Parmi eux, Réal Daneault, qui a en quelque sorte lancé le mouvement dans une lettre ouverte publiée dans Le Nouvelliste la semaine dernière.

«Nous avons fait notre travail», se réjouit-il. «On la veut cette usine à Grand-Mère! Les jeunes viennent à ma rencontre et me félicitent. Les normes environnementales sont très strictes aujourd'hui. Ce n'est plus comme avant!»

Malgré cette présence, François St-Onge, directeur des communications à l'hôtel de ville, précise qu'aucune plainte de nuisance ou d'intimidation n'a été formulée jusqu'ici par des personnes intéressées à signer le registre. Rappelons qu'il en faut 68 pour forcer le conseil municipal à organiser un référendum pour modifier la grille de spécification de la zone concernée, en prévoyant la présence d'industrie lourde plutôt que seulement une usine de pâte mécanique.

Le résultat de cette procédure d'enregistrement sera dévoilé peu après 19 h.

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