Les «moineaux» de la discorde

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Le fossé se creuse entre l'administration municipale de la Ville de Shawinigan et les partisans de la défusion à Lac-à-la-Tortue. Les deux instigateurs de la pétition ne digèrent pas d'avoir été qualifiés de «moineaux» par le maire Michel Angers jeudi dans les pages du Nouvelliste.

François Gervais

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(Shawinigan) Le fossé se creuse entre l'administration municipale de la Ville de Shawinigan et les partisans de la défusion à Lac-à-la-Tortue. Les deux instigateurs de la pétition ne digèrent pas d'avoir été qualifiés de «moineaux» par le maire Michel Angers jeudi dans les pages du Nouvelliste. Celui-ci assure toutefois qu'il n'avait aucunement l'intention de blesser qui que ce soit avec l'utilisation de ce mot.

«La définition de ''moineau'' dans le dictionnaire est: un individu désagréable ou malhonnête. C'est fort», dénonce Claude Garceau, l'instigateur avec François Bonenfant de la pétition demandant la défusion du secteur Lac-à-la-Tortue. Cette pétition compte déjà près de 1530 noms.

«Quand tu vas dans les assemblées avec le maire, si tu dis un mot plus haut que l'autre ou contre lui, il te met dehors. C'est le respect. Là, il est en train de changer. Je pense qu'il est en train de perdre le contrôle. J'ai rien contre lui, mais je trouve qu'il va fort.»

Les deux hommes demandent alors des excuses de la part de Michel Angers.

Par ailleurs, les défusionnistes de Lac-à-la-Tortue estiment que le maire était au courant de leur démarche. «Avant de partir la pétition, j'ai rencontré Martin Asselin [le conseiller du district Des Boisés, dont fait partie Lac-à-la-Tortue] durant près de deux heures. Je lui ai expliqué ce qu'on voulait faire et je lui ai demandé de nous supporter», explique Claude Garceau. «On lui a dit que si [Michel] Angers voulait savoir de quoi, il avait juste à nous contacter.»

Le maire Michel Angers n'a pas l'intention de s'excuser, car il affirme ne pas avoir utilisé le terme «moineaux» de façon péjorative. Il avoue qu'il nomme ses enfants et ses petits-enfants ainsi.

«Il n'y avait rien de péjoratif, de méchant ou d'irrespectueux», souligne le maire de Shawinigan.

«Si ça peut les avoir offusqués, je suis bien désolé. Mais ce n'était pas du tout l'objectif. Loin de moi l'idée d'insulter qui que ce soit», ajoute-t-il. Par ailleurs, il invite les instigateurs de la pétition à venir le rencontrer afin d'éclaircir la situation.

Rappelons que cette pétition sera déposée dans environ un mois à l'Assemblée nationale par le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel. Mais cette démarche risque bien d'être vaine. Le cadre législatif actuel au Québec ne permet pas de créer une municipalité à partir d'une autre déjà existante. Le processus de défusion mis en place par le gouvernement de Jean Charest à la suite de son élection en 2003 était ponctuel.

Malgré tout, les instigateurs de la pétition souhaitent être entendus par les législateurs. Ils estiment qu'en démocratie, les élus doivent respecter la volonté de la population.

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