Tenue de registre pour deux importants projets à Shawinigan

Le 30 novembre dernier, la Ville de Shawinigan... (Stéphane Lessard)

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Le 30 novembre dernier, la Ville de Shawinigan a organisé une assemblée d'information pour bien faire comprendre le projet de développement du complexe récréotouristique d'inspiration hippique dans le secteur Saint-Jean-des-Piles.

Stéphane Lessard

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les promoteurs de deux importants projets à Shawinigan retiendront leur souffle ce jeudi, entre 9 h et 19 h, alors que se tiendra une tenue de registre à l'hôtel de ville afin de permettre aux opposants d'exiger un scrutin référendaire.

Dans les deux cas, le nombre minime de signatures requis en raison de la faible densité de population dans ces zones rend plausible cette éventualité et risquerait de mettre en péril une cinquantaine de millions de dollars en investissements.

«C'est un gros morceau pour la ville», convient le maire, Michel Angers. «Il faut faire attention. On ne peut pas se développer et ne rien faire, ne rien bouger et ne rien installer nulle part. C'est impossible!»

Le développement du complexe récréotouristique d'inspiration hippique dans le secteur Saint-Jean-des-Piles et la construction d'un poste d'essence avec dépanneur et restaurant, sur les terrains de l'ancien karting à Grand-Mère, sont visés par cette procédure. Jusqu'ici, ces deux projets ont connu un cheminement pour le moins cahoteux.

À Saint-Jean-des-Piles, des centaines de milliers de dollars ont déjà été investis pour l'aménagement d'une route en face du lac Olscamp pour éventuellement construire un complexe hôtelier avec une vue spectaculaire sur la rivière Saint-Maurice. Par contre, la première phase sera aménagée près de l'entrée du Parc national de la Mauricie, avec une thématique western. Ce volet a rencontré plus d'obstacles jusqu'ici.

En septembre, un représentant du Groupe Terrestria est venu présenter ce vaste projet de développement à une quarantaine de citoyens à l'hôtel de ville, lors de l'assemblée de consultation. Une procédure rendue nécessaire dans le cadre de ce projet particulier de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble, qui doit être adopté pour autoriser les nouveaux usages dans ce secteur.

Les citoyens s'étaient alors élevés contre la volonté du promoteur de construire une marina. Cet élément a finalement été retiré du projet. Malgré tout, des citoyens de l'une des zones visées se sont mobilisés pour exiger une démarche d'approbation référendaire, qui se déroulera jeudi.

Entre-temps, le 30 novembre, la Ville a organisé une assemblée d'information pour bien faire comprendre le projet. Une centaine de citoyens s'étaient alors déplacés et les explications de l'homme d'affaires André Bellerive avaient rassuré la majorité des gens.

Malgré tout, il ne faudrait que 19 signatures au registre pour compromettre ce projet. Les citoyens de deux zones sont qualifiés, soit celle directement impliquée dans ce développement et une zone contiguë.

L'autre procédure d'enregistrement touche la construction d'un poste d'essence avec dépanneur et restaurant sur la 28e Avenue, sur l'espace autrefois occupé par la piste de karting.

Cette fois, l'assemblée publique de consultation s'est déroulée le 2 novembre et dans ce cas, quelques citoyens étaient particulièrement intrigués par le fait que le promoteur ne voulait pas s'identifier et que le prix des terrains vendus par la Ville n'était toujours pas connu.

À la fin novembre, un nombre suffisant de citoyens de l'une des zones contiguës ont signifié une demande d'approbation référendaire pour le changement de zonage requis. Elle se déroule également aujourd'hui. Cette fois, 21 personnes qualifiées doivent se présenter pour remettre le projet en question.

Dans les deux dossiers, si le nombre minimal de signature n'est pas atteint, les règlements seront réputés approuvés par les personnes habiles à voter. Sinon, le conseil municipal devra mettre fin à la procédure d'adoption de ces règlements ou encore, organiser un référendum dans les zones concernées. 

M. Angers ne semble pas trop inquiet sur l'issue des registres d'aujourd'hui.

«À Saint-Jean-des-Piles, le message que j'ai entendu, c'est que si on respecte leurs préoccupations, les gens sont d'accord avec le projet», détecte-t-il. «Les gens avaient besoin d'être rassurés et ils avaient raison. La rencontre d'information aura eu le mérite de mieux expliquer le projet.»

Du côté de l'ancien karting, M. Angers rappelle que l'opposition venait principalement d'une femme d'affaires qui souhaitait simplement protéger ses intérêts dans le secteur, ce qui semble maintenant acquis. 

«C'est un terrain industriel, dans un parc industriel et on ne l'a pas acheté pour ne rien avoir dessus», fait-il remarquer. «Ceux qui pensent que nous ferons un terrain vert se trompent! Notre objectif, c'est de faire du développement et de trouver de nouvelles sources de financement.»

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