Services supralocaux: Michel Angers se défend d'avoir court-circuité Pierre Giguère

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Michel Angers a insisté sur le fait que le député Pierre Giguère était au courant que Shawinigan ferait appel à la Commission municipale du Québec dans la saga des équipements supralocaux.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les impressions jouent un rôle important dans le dossier des équipements supralocaux et le maire de Shawinigan, Michel Angers, est agacé par celle qui se dégage par rapport à l'initiative proposée par le député de Saint-Maurice, le 10 décembre.

En effet, en formulant son offre de conciliation, Pierre Giguère savait alors très bien que quelques jours plus tard, les élus demanderaient l'intervention de la Commission municipale du Québec.

M. Angers en a visiblement soupé des insinuations selon lesquelles la Ville agit en bulldozer pour faire avaler la facture aux municipalités avoisinantes. Dans le fil des événements, il tient donc à rectifier l'impression qui veut que le maire ait coupé la main tendue du député en annonçant la demande de médiation à la CMQ.

Rappelons que M. Giguère avait convoqué la presse régionale à 15 h 30 le 10 décembre. En compagnie du directeur général, Martin Saint-Pierre, il offrait alors aux maires un terrain neutre pour ouvrir les échanges sur les services supralocaux.

Moins d'une heure avant d'expliquer son plan aux journalistes, il a communiqué avec M. Angers pour lui confier ce qu'il s'apprêtait à annoncer. Le maire l'a alors avisé que le 15 décembre, en assemblée publique, les élus adopteraient une résolution pour demander une médiation à la Commission municipale du Québec. M. Giguère a gardé le secret et maintenu son initiative. Le 16 décembre, il confiait même avoir appris l'intention de la Ville quelques heures avant l'adoption de la résolution.

M. Angers mentionne qu'il aurait préféré que le député offre simplement d'accompagner les parties, en complément de la démarche avec la Commission municipale du Québec. Dans la perception populaire, le conseil municipal a tout simplement tassé le député de Saint-Maurice. Cette impression a été notamment renforcée par le maire de Saint-Mathieu-du-Parc, Claude McManus, qui n'a jamais caché être plus à l'aise avec la proposition de M. Giguère que la médiation de la CMQ.

Avec le degré d'émotivité qui gagne ce dossier, M. Angers juge important d'apporter cette précision.

«J'étais un peu déboussolé de ses explications et je lui ai dit», confie le maire de Shawinigan. «Il le savait! J'avais avisé correctement mon député qu'on s'en allait vers cette démarche. Il l'a peut-être oublié. Ça lui appartient.»

Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère.... (Sylvain Mayer) - image 2.0

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Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère.

Sylvain Mayer

Giguère ne regrette rien

Pierre Giguère concède qu'il a appris juste avant son point de presse l'intention de la Ville et non le 15 décembre. Visiblement, il s'est senti coincé.

«Il m'a mis au courant à trois heures moins dix (le 10 décembre), quand je l'ai appelé», reconnaît-il. «Je lui ai demandé si ça ne lui avait pas tenté de m'avertir avant. Les communications, ça existe! Je lui ai alors dit que je continuais ma démarche.»

M. Giguère répète qu'il s'est senti interpellé en voyant que les deux parties se campaient sur leurs positions. De plus, en pleine période de magasinage du temps des Fêtes, il jugeait important que la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan lance un appel pour dénoncer les impacts négatifs de cette controverse sur ses membres.

Sur le fond, M. Giguère mentionne qu'il aurait fallu que le maire de Shawinigan laisse du temps, à lui et aux autres maires, pour mesurer les impacts de cette demande de médiation. 

«Je ne connais pas tous les mécanismes, je n'ai pas honte de le dire», laisse-t-il tomber. «Moi, j'offrais mes services parce qu'il y avait un dialogue de sourds. Je ne le regrette pas, pas du tout.»

M. Giguère observe que les élus se retrouvent à nouveau dans un cul-de-sac, avec le rejet unanime des neuf maires mardi après-midi. Un dénouement qui ne l'étonne pas, compte tenu du degré de frustration atteint dans ce dossier.

S'il faut revenir à la case départ et reprendre les discussions dans son bureau, sa porte demeure ouverte, assure-t-il. 

«J'ai offert un véhicule pour faire avancer le dossier et je pense que c'était solide», termine-t-il. «Le véhicule a été mis sur la voie d'évitement et le maire a décidé d'en prendre un autre. Je suis toujours disponible. On va laisser tomber la poussière; on a du temps devant nous. On n'aura pas le choix de discuter.»

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