SPA Mauricie: la patience du maire Angers sérieusement testée

Les installations de la SPA Mauricie à Trois-Rivières.... (François Gervais)

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Les installations de la SPA Mauricie à Trois-Rivières.

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) À la même période l'an dernier, le maire de Shawinigan, Michel Angers, profitait de l'adoption de son budget 2015 pour lancer un sérieux avertissement à la Société protectrice des animaux de la Mauricie, avec qui la Ville a conclu une très généreuse entente de gestion en 2013. Douze mois plus tard, il répète sensiblement le même discours, visiblement agacé par les engagements qui ne sont pas tenus.

Dans les dépenses prévues au budget 2016, les services pour le contrôle animalier à Shawinigan augmentent de 29 000 $. L'an dernier, le conseil municipal avait dû prévoir un «ajustement» de 207 000 $. 

Rappelons qu'en 2012, la Ville de Shawinigan avait décidé de ne pas renouveler le mandat de l'Escouade canine mauricienne pour le contrôle animalier. Après une période d'essai, une entente de services était signée avec la Société protectrice des animaux de la Mauricie, du 1er juillet 2013 au 31 mai 2018.

Elle prévoit notamment le remboursement des frais de gestion jusqu'à concurrence de 375 000 $, l'hébergement sans frais dans un immeuble appartenant à la Société de développement de Shawinigan dans le parc industriel Albert-Thibeault et le paiement des dépenses d'entretien majeur, de même que les frais d'éclairage, d'électricité et de chauffage.

Dans ces circonstances, M. Angers est d'autant plus troublé d'allonger 29 000 $ supplémentaires. Comme l'an dernier, il réitère que la gestion de la SPAM sera suivie de très près au cours des prochains mois.

«J'ai demandé des rapports», commente le maire. «Quand on nous a vendu l'idée du contrôle animalier, M. Marquis, qui n'est plus là, nous avait indiqué qu'à Trois-Rivières, le service s'autofinançait. Ce n'est pas tout à fait ce qui se passe ici encore.»

Serge Marquis, directeur général de la SPA Mauricie pendant 11 ans, vient d'apprendre que le conseil d'administration avait décidé de rompre son lien d'emploi. 

«Je vais chercher à nous assurer que nous puissions aussi nous autofinancer», ajoute M. Angers. «Des montants supplémentaires ont été demandés. J'ai demandé un rapport complet, que j'attends très bientôt. S'il faut faire des choix différents ou s'il faut couper, on coupera.»

À pareille date l'an dernier, M. Marquis convenait que les cibles de l'organisation n'avaient pas été rencontrées à Shawinigan. Il s'attendait toutefois à une progression en 2015, qui n'a visiblement pas encore atteint les objectifs.

«Nous sommes partis d'un service adéquat qui l'était devenu moins aujourd'hui», rappelle M. Angers, faisant allusion aux méthodes d'euthanasie jugées inappropriées par la Ville de Shawinigan avec le précédent fournisseur.

«Nous y allons avec une nouvelle façon, mais mon objectif, c'était encore que ça ne nous coûte rien, comme avant. Il faut atteindre l'autofinancement. On va donc regarder ça de façon très attentive.»

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