«On n'est pas obligés d'épouser les points de vue du maire Angers»

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Bernard Thompson, maire d'Hérouxville, déplore que les municipalités soient à la remorque du maire de Shawinigan depuis le début de la saga des services supralocaux.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les maires des municipalités visées par Shawinigan pour obtenir une compensation pour les services supralocaux veulent bien se plier au jeu de la médiation avec la Commission municipale du Québec, mais ils demeurent sur leurs gardes. Ils n'emprunteront pas un chemin différent pour en arriver à la même destination, préviennent-ils.

Mardi soir, en séance régulière, le conseil municipal de Shawinigan a adopté une résolution pour demander l'intervention de la CMQ. Les élus ont également convenu de repousser la nouvelle tarification des services pour les non-résidents au 1er juin.

Par courriel, Céline Lahaie, secrétaire à la CMQ, précise que l'organisme devra d'abord recevoir la résolution de la Ville de Shawinigan avant de solliciter l'intérêt des neuf municipalités visées. Ces dernières doivent transmettre, à leur tour, une résolution qui confirme leur acceptation de participer à cet exercice. La CMQ désignera ensuite un médiateur.

Bernard Thompson, maire d'Hérouxville, accueille la nouvelle suggestion de Shawinigan avec beaucoup de réserve. 

«En tant que Municipalité, nous sommes prêts à discuter», mentionne-t-il. «Mais ce n'est plus une discussion: ça s'en va à sens unique. M. Angers a la fâcheuse habitude d'agir seul, sans consulter. Je ne peux pas accepter une attitude comme celle-là. Ça me rappelle trop ce qui s'est passé avec l'assainissement des eaux au lac à la Tortue. Il ne dirige pas un royaume, mais une ville! On n'est pas obligés d'épouser les points de vue du maire Angers.»

Même tiédeur du côté du maire de Saint-Mathieu-du-Parc, Claude McManus, qui salue tout de même la décision de reporter en juin les hausses de tarifs pour les résidents.

«Je trouvais intéressante l'idée du député (Pierre Giguère) de favoriser le regroupement pour se parler», commente-t-il. «Là, on s'en va vers la Commission municipale du Québec. Je ne comprends pas. On devrait commencer par s'asseoir et après, on invitera la commission s'il le faut!»

M. McManus croit que le principe de base de cet exercice est très mal identifié.

«On est parti sur l'idée de quelqu'un qui avait un budget à combler, alors qu'on devrait plutôt nous demander quels sont nos besoins», suggère-t-il. «J'ai toujours été ouvert à la discussion, mais tous nos citoyens disent qu'on n'a pas à payer les infrastructures de Shawinigan. Personne n'est venu nous dire qu'on devrait embarquer là-dedans. Personne!»

Serge Dubé, maire de Saint-Paulin, exprime la même ouverture pour discuter, mais sa position sur le fond semble immuable. En fait, il se demande comment des élus, ailleurs au Québec, ont pu vendre à leurs citoyens le principe de transférer des taxes à la ville centre.

«Le concept de services supralocaux, je ne l'accepte pas», tranche-t-il. «Je ne peux souscrire à aucune formule d'élargissement de l'assiette fiscal d'une autre ville. Je suis opposé au principe de base et encore plus au calcul. On va laisser retomber la poussière un peu et après les Fêtes, on verra ce qu'on fera avec tout ça.»

Sage

Le maire de Saint-Tite, André Léveillé, accueille favorablement la sagesse du conseil municipal de Shawinigan. Il tentera d'entrer en contact avec certains de ses homologues, au cours des prochains jours, pour travailler sur la suite des événements.

À Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Luc Dostaler salue le report des tarifs pour les non-résidents.

«Pour toute la population, celle de Shawinigan comme celle des municipalités avoisinantes, c'est la meilleure décision», croit le maire. «Pour ce qui est de la médiation, je vais aller m'asseoir pour voir ce qu'on peut trouver comme solution. Mais je continue à croire qu'on tente de nous refiler une grosse partie de facture qui n'est pas justifiée.»

«Je vais aller m'asseoir et je vais écouter, mais je ne pense pas que ça changera grand-chose à notre vision», corrobore Claude Caron, maire de Saint-Boniface. «On contribue déjà en masse. Selon moi, il lui manque de l'argent. Est-ce que ça se peut ?»

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