Services supralocaux: les municipalités environnantes déjà ailleurs?

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le temps d'arrêt suggéré par le conseil municipal de Shawinigan pour négocier la valeur des services supralocaux est accueilli par un haussement d'épaules à Saint-Étienne-des-Grès. Le maire, Robert Landry, constate que ses concitoyens sont tout simplement rendus ailleurs.

«Notre attirance naturelle, c'est Trois-Rivières», explique-t-il. «Nous avons déjà entrepris des démarches avec leurs centres d'activités. Des résidents me disent qu'ils sont déjà rendus à Trois-Rivières. Les inscriptions pour l'hiver 2016, ça se passe maintenant ! Les gens n'ont pas pris de chance.»

«Nous nous apprêtons à signer une entente de partenariat avec le Centre de loisirs Multi-Plus, qui offre à peu près tout. Les centres d'activités nous offrent les mêmes tarifs que pour les résidents de Trois-Rivières. Ils sont même prêts à venir donner des cours à Saint-Étienne-des-Grès, si le nombre de participants est assez élevé.»

M. Landry ne compte pas bouder la Commission municipale du Québec pour autant. «Par respect pour nos citoyens qui tiendraient à continuer à aller à Shawinigan», précise-t-il. «On verra s'il y a une ouverture pour négocier, mais à 500 % d'augmentation, la marche est haute.»

Même réaction à Saint-Mathieu-du-Parc, selon le maire, Claude McManus.

«On est en train de s'organiser», observe-t-il. «L'effet de l'augmentation des prix n'est pas entièrement négatif pour nous. Nous avons souvent de la difficulté à initier des projets de loisirs, parce qu'il y en a à Shawinigan. Mais en exigeant des montants exorbitants, les gens se tournent vers Saint-Mathieu-du-Parc et regardent comment ils peuvent s'organiser. En janvier, nous allons offrir des cours que nous n'avions pas, comme l'espagnol, du théâtre et du taï chi.»

Réjean Audet, maire de Saint-Élie-de-Caxton, demeure ouvert à la discussion dans ce dossier, mais il croit aussi que l'ampleur des hausses de tarifs proposées dans la programmation hivernale du service des loisirs de Shawinigan représente une bien mauvaise base de discussion.

«Nous demeurons sur une position d'utilisateur-payeur», mentionne-t-il. «Si Shawinigan veut être moins gourmande, peut-être que l'effet vers Trois-Rivières sera moins pire. Mais si on continue d'exagérer dans les demandes, ça aura cet effet.»

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