Services supralocaux: Shawinigan suspend sa décision jusqu'en juin

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À son tour mardi soir, le maire de Shawinigan, Michel Angers, a proposé un temps d'arrêt dans le débat sur les services supralocaux.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le conseil municipal de Shawinigan décide de se donner un peu plus de temps pour en venir à une entente avec les neuf communautés avoisinantes visées par l'étude réalisée par Raymond Chabot Grant Thornton sur la tarification des services supralocaux.

En assemblée publique mardi soir, les élus ont adopté une résolution qui prévoit que les nouveaux tarifs pour les non-résidents sont suspendus jusqu'au 1er juin.

D'ici là, la Ville de Shawinigan demandera l'intervention de la Commission municipale du Québec pour procéder à une médiation avec Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Boniface, Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Élie-de-Caxton, Saint-Mathieu-du-Parc, Grandes-Piles, Saint-Paulin, Hérouxville et Saint-Tite. 

Cette démarche court-circuite celle annoncée la semaine dernière par le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère ainsi que le directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie, Martin St-Pierre, qui visait le même objectif.

Le maire, Michel Angers, reconnaît qu'il s'attendait à ce que ses homologues acceptent spontanément le principe de verser une compensation à la Ville de Shawinigan pour l'utilisation de ses infrastructures à caractère supralocal. Devant la très forte résistance exprimée jusqu'ici, il juge maintenant qu'il est préférable de faire un pas en arrière plutôt que d'imposer une tarification exorbitante aux gens de l'extérieur pour certaines activités dès le 1er janvier.

«Nous montrons encore de l'ouverture pour relancer les discussions», commente M. Angers. «Nous voulons nous servir de la Commission municipale du Québec pour nous asseoir ensemble afin qu'on puisse s'entendre. Si on nous dit qu'on est totalement dans le champ, c'est correct. Notre objectif, c'est de faire comme les autres villes qui ont travaillé dans ce processus, soit d'être capable de s'entendre.»

Pour le maire de Shawinigan, il s'agit d'une autre démonstration de sa bonne volonté dans ce dossier, malgré les écueils des dernières semaines.

«Au début, je pensais qu'on aurait une entente», confie-t-il. «Ça s'est fait partout ! Je prenais pour acquis qu'on aurait des discussions, mais qu'on finirait par s'entendre, comme ailleurs. Ce n'est pas tout à fait de même que ça s'est passé.»

«L'avantage que ça a eu d'indiquer les nouveaux tarifs, c'est que les gens voient réellement ce que ça coûte», ajoute M. Angers. «Les citoyens de Shawinigan qui m'abordent comprennent que les services municipaux, de loisirs et de culture, ce n'est pas gratuit.»

M. Angers s'attend à ce que la demande soit traitée et répondue rapidement par la CMQ.

Milieu différent

En séance publique mardi soir, Robert Beaudoin a interpellé le maire sur ce dossier en lui citant le cas de Victoriaville, qui bénéficie d'une entente avec ses voisines depuis 2012. Il fait remarquer que les citoyens demeurent davantage captifs de cette ville centre, puisque Drummondville est située à près d'une heure de route.

Dans la région, les consommateurs peuvent facilement se tourner vers Trois-Rivières. D'ailleurs, M. Beaudoin est convaincu que ce débat nuit déjà aux commerces de Shawinigan, de sorte qu'il souhaite un règlement le plus rapidement possible.

«Je suis d'accord avec le principe, mais je trouve que vous y êtes allés trop fort, trop vite», opine-t-il. 

Le maire a répliqué avec une tirade de plusieurs minutes sur le sujet, rappelant les grandes lignes de cette réflexion et la position campée de ses homologues. Il répète qu'il n'a jamais souhaité une tarification exagérée pour les visiteurs, préférant nettement s'entendre avec les élus des municipalités voisines afin d'éliminer les frais pour les non-résidents.

Rappelons que l'étude de RCGT estimait à près de 520 000 $ les coûts engendrés par l'utilisation des services supralocaux à Shawinigan par les gens des neuf municipalités visées. Les maires concernés contestent cette évaluation, principalement parce qu'elle ne tient pas compte des échanges de services et de l'impact économique de leurs citoyens qui consomment en ville.

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