Un peu d'air pour la Cité de l'énergie et l'OTFC

La Cité de l'énergie et l'Office de tourisme,... (Archives, Émilie O'Connor)

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La Cité de l'énergie et l'Office de tourisme, foires et congrès bénéficieront d'un peu d'argent frais par rapport à cette année.

Archives, Émilie O'Connor

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La plupart des organismes de Shawinigan qui avaient subi un gel de leur aide financière ou même, qui en avaient été privés, ne verront pas vraiment de différence en 2016. À l'exception de la Cité de l'énergie et de l'Office de tourisme, foires et congrès, qui bénéficieront d'un peu d'argent frais par rapport à cette année.

En fait, il s'agit d'un retour du pendule dans les deux cas. L'an dernier, la Cité de l'énergie avait accepté de soustraire une ponction de 110 000 $ de son entente avec la Ville de Shawinigan, en raison du fameux pacte fiscal transitoire. Le montant est rétabli en 2016, de sorte que la contribution municipale de 580 000 $ est rétablie. 

Quant à l'OTFC, la Ville ajoute un montant de 44 000 $. L'an dernier, l'organisme avait dû se débrouiller avec un gel de sa subvention, à 665 500 $. Le directeur général de la Ville, Gaétan Béchard, précise que l'ajout en 2016 constitue en fait une compensation pour la perte de revenus de location d'un terrain, à l'ancien bureau d'accueil touristique du secteur Grand-Mère. 

Le cas du Service d'accueil des nouveaux arrivants attire aussi l'attention. En 2015, cet organisme n'a pas reçu le moindre dollar de la Ville, comparativement à 75 000 $ en 2014. L'an prochain, le SANA recevra 50 000 $ du Fonds de soutien des territoires de la Ville de Shawinigan... à condition que le gouvernement du Québec complète le budget annuel de 115 000 $.

«En 2015, ils ont fonctionné sur leurs surplus», explique le maire, Michel Angers. «Le député (Pierre Giguère) m'a rencontré pour me dire que c'était important que la Ville investisse. Je suis prêt à investir, à la condition que le gouvernement mette 65 000 $. Nous avons eu une excellente réception de notre député, qui est très sensible à ça.»

M. Angers ne veut pas se lancer dans les prédictions au sujet de l'accueil que la population réservera à ce budget, mais dans son esprit, aucun doute que l'administration municipale a fait ses devoirs.

«Je mets au défi n'importe quel conseil municipal d'avoir 2,5 millions $ de revenus en moins du secteur industriel, d'avoir les montants que nous avons à mettre pour la réhabilitation de nos infrastructures tout en continuant à donner des services de qualité... Des efforts ont été faits partout!»

PTI

Le conseil municipal a aussi adopté son programme triennal d'immobilisation lundi qui prévoit des investissements de 200,2 millions $ en 2016, 2017 et 2018. La Ville s'attend à toucher des subventions totalisant 118,7 millions $ pour la réalisation de ces projets.

Par exemple, en 2016, des investissements de 51,6 millions $ sont prévus. Dans son PTI de 2014, la Ville prévoyait plutôt des travaux pour une valeur de 90,7 millions $ en 2016.

Les retards pour l'aménagement des infrastructures d'approvisionnement en eau potable expliquent une partie de cette différence, mais le maire ne cache pas que l'administration municipale tente aussi de mettre la pédale douce.

«Les PTI étaient plus élevés dans le passé, parce qu'il y avait beaucoup de choses à faire», souligne-t-il. «Au cours des dernières années, nous avons fait l'essentiel. Nous avons travaillé extrêmement fort pour nous mettre à niveau. Maintenant, nous sommes encore plus prudents, dette oblige.»

En 2016, la Ville s'attend à investir 600 000 $ pour le début de la construction de l'usine de traitement du lac à la Pêche. Le bouclage du réseau d'aqueduc le long du rang Saint-Mathieu, un projet de cinq millions $, est également prévu.

Dans le même esprit, la Ville procédera à l'installation de débitmètres sur son réseau de distribution d'eau potable, un projet d'un million de dollars entièrement subventionné. Un autre million de dollars est réservé pour l'installation de compteurs d'eau.

Le talus du ruisseau Bellevue revient dans les cartons, avec un investissement de 3,5 millions $ pour la portion comprise entre le boulevard Hubert-Biermans et l'avenue Garnier.

Un premier montant de deux millions $ sur un projet total estimé à 6,9 millions $ est réservé en 2016 pour la caractérisation et la réhabilitation de terrains contaminés. 

La deuxième phase des travaux d'embellissement et de réfection de la 6e Avenue (secteur Grand-Mère), la réalisation d'un trottoir et d'une voie cyclable le long de la 12e Avenue (secteur Shawinigan-Sud) et le remplacement des luminaires par les lampes au DEL partout sur le territoire devraient aussi se réaliser l'an prochain.

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