Services supralocaux: Giguère et St-Pierre s'offrent comme conciliateurs

Martin St-Pierre, directeur général de la CCIS et... (Sylvain Mayer)

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Martin St-Pierre, directeur général de la CCIS et Pierre Giguère, député de Saint-Maurice, se proposent comme médiateurs pour dénouer l'impasse dans le dossier des compensations pour les services supralocaux à Shawinigan.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Inquiet du ton qu'emprunte le débat sur la tarification pour les services supralocaux à Shawinigan, le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, convie les maires à une rencontre de médiation à son bureau de comté, au début de l'année 2016.

Le directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan, Martin St-Pierre, l'accompagne dans cette démarche, préoccupé des retombées de cette saga sur ses membres.

Le député de Saint-Maurice observe que Shawinigan et la majorité des neuf municipalités ciblées adoptent des positions campées depuis le début de cette controverse. Pour faire baisser la tension, il offre donc cette rencontre en terrain neutre.

Comme le comté de M. Giguère englobe non seulement Shawinigan, mais aussi Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Boniface et Saint-Mathieu-du-Parc, il n'ose prendre position pour personne. Par contre, il tient à ce que le canal de communication s'ouvre pour de bon.

«Nous disons aux élus municipaux de se parler», résume le député. «Je leur tends la main. Actuellement, il se dit beaucoup de choses dans la communauté. Il faudrait se calmer un petit peu et amener la discussion entre les élus.»

«Il ne faut pas oublier qu'il existe déjà des ententes», ajoute-t-il. «Je propose donc aux gens de se rasseoir autour de la table pour qu'on en discute. Tout ça m'a touché au cours des derniers jours et je  me suis demandé ce que je pouvais faire, comme député.»

M. Giguère ne cache pas que les appels deviennent de plus en plus nombreux à son bureau au sujet des nouveaux tarifs que la Ville de Shawinigan imposera aux non-résidents pour diverses activités si elle ne s'entend pas avec les municipalités voisines.

«Jusqu'ici, j'ai parlé aux maires de Shawinigan, de Mont-Carmel et de Saint-Mathieu», énumère-t-il. «Ils sont parfaitement d'accord, très à l'aise avec cette démarche. J'ai aussi parlé à des organisations sportives, qui sont aussi à l'aise.»

En un sens, les deux représentants reproduisent le message du maire Michel Angers, lui qui souhaitait également, mercredi, rouvrir les canaux de communication avec ses homologues. Pierre Giguère et Martin St-Pierre sont-ils envoyés comme émissaires de l'hôtel de ville de Shawinigan ?

«Aucunement !», répondent-ils en choeur. 

«La marmite est en train de déborder», reprend M. St-Pierre. «Mettons un couvercle dessus pour les prochaines semaines et revenons en 2016. Une rencontre en début d'année serait assurément très bénéfique.»

«On ne pense pas qu'il soit impossible d'en arriver à une entente», détecte le directeur général. «On veut que les discussions s'accentuent, car les ponts semblent avoir été coupés au cours des derniers jours.»

Pris en otage

Prudent dans sa réaction sur ce dossier en début de semaine, le directeur général de la CCIS, Martin St-Pierre, reconnaît maintenant que des commerçants s'inquiètent des répercussions de cette nouvelle politique si les municipalités ne parviennent pas à s'entendre avec Shawinigan. Les gens de l'extérieur pourraient être tentés de bouder certaines places d'affaires, en réaction aux impressionnants tarifs qui seraient imposés pour les activités en cause.

«Deux secteurs auraient peut-être davantage d'impact, soit ceux de l'alimentation et de la restauration et même les commerces de proximité», analyse M. St-Pierre. «On veut éviter qu'il y ait une fuite commerciale qui s'installe parce qu'il y a une mésentente entre les maires de différentes municipalités.»

Le Nouvelliste a discuté avec des responsables des associations de gens d'affaires locaux au cours des dernières heures. Extrêmement prudents dans leurs commentaires, ils comprennent la démarche de la Ville, mais avouent qu'ils redoutent les conséquences pour leurs affaires, à court terme du moins.

Les appels au boycott circulent déjà, entend M. St-Pierre. 

«On veut éviter que ce genre de chose arrive, parce que ça ne servirait personne», fait-il remarquer. «Nous sommes inquiets de cette problématique, sans pouvoir encore en évaluer les impacts. Mais assurément, les perceptions peuvent entraîner un impact négatif pour les commerçants, qui ont beaucoup souffert à Shawinigan au cours des deux dernières années, principalement au centre-ville.

On veut qu'ils continuent à offrir des produits et des services de qualité et pour ça, les consommateurs doivent être au rendez-vous. Ce n'est pas parce qu'il y a une mésentente entre des municipalités que ces commerçants doivent être pris en otage.»

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