Projet récréotouristique: une rencontre pour dissiper les craintes

La première phase du projet récréotouristique du secteur... (François Gervais)

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La première phase du projet récréotouristique du secteur Saint-Jean-des-Piles est prévue dans des champs situés à environ 500 mètres de l'entrée du Parc national de la Mauricie, précise Jean Cloutier, porte-parole du Groupe Terrestria.

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Ne souhaitant visiblement pas s'embarquer dans un processus référendaire qui risquerait de compromettre les deux phases de l'ambitieux développement récréotouristique prévu à Saint-Jean-des-Piles, la Ville de Shawinigan convoque les citoyens de ce secteur à une rencontre d'information lundi soir à 18 h, au centre communautaire de l'endroit.

Il s'agit d'une étape qui sort de l'ordinaire. En fait, les personnes concernées ont déjà pu se déplacer à l'hôtel de ville le 21 septembre, dans le cadre de l'assemblée publique de consultation. Il s'agit d'une disposition prévue dans la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme pour permettre aux citoyens de prendre connaissance des détails d'un projet particulier de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble. 

Une quarantaine de personnes s'étaient présentées à ce moment. Elles avaient appris que le Groupe Terrestria, présidé par l'homme d'affaires André Bellerive, souhaitait développer un vaste complexe récréotouristique d'inspiration western sur deux phases.

La première est attendue à environ 500 mètres de l'entrée du Parc national de la Mauricie, la deuxième en montagne, devant le lac Olscamp. Des dizaines de millions de dollars sont prévus en investissements pour la construction d'hôtels, de condotels, d'une écurie et d'un manège intérieur, entre autres.

Lors de cette assemblée de consultation, Jean Cloutier, porte-parole pour les promoteurs, avait mentionné qu'une marina se retrouvait également dans les plans de la phase initiale. Cet élément avait suscité beaucoup de questions et d'inquiétude chez les participants, au point où le conseil municipal a pris la décision de retirer cette permission lors de l'adoption du deuxième projet de résolution du PPCMOI, le 6 octobre.

Malgré tout, vingt personnes de l'une des zones visées par le projet ont ensuite signifié leur intention d'exiger une demande d'approbation référendaire, huit de plus que le minimum requis. Le conseil municipal a donc décidé de mettre sur la glace la tenue de registre qui suit habituellement cette étape et d'organiser une rencontre d'information pour clarifier le projet, en souhaitant rassurer les opposants.

La Loi sur l'aménagement et l'urbanisme ne prévoit aucun délai entre la demande d'approbation référendaire et la tenue de registre, précise Me Chantal Doucet, greffière adjointe à la Ville de Shawinigan. Ce qui permet au conseil municipal d'intégrer cette rencontre d'information exceptionnelle au processus. Par contre, la tenue de registre devra tout de même être organisée, sans doute d'ici deux semaines. Si les critères sont rencontrés à ce moment, un référendum devrait être organisé sur les PPCMOI proposés.

Le temps compte

M. Cloutier souhaite évidemment que la rencontre d'information de lundi permettra de dissiper toutes les craintes. Il observe encore une certaine confusion au sujet de la présence de la marina, qui a pourtant été retirée lors de l'adoption du deuxième projet de résolution du PPCMOI. Un quai est prévu, mais sans réservoir à essence, ni vaste stationnement pour les visiteurs. 

«Nous sommes consentants à ne pas faire la marina», répète-t-il. «De toute manière, le projet ne se fait pas sur la rivière, mais de l'autre côté de la rue, dans les champs.»

M. Cloutier s'attend également à présenter aux participants une idée de l'impact économique de ce développement récréotouristique, de même que quelques photos. Absent lors de l'assemblée de consultation en septembre, M. Bellerive devrait aussi être présent lundi soir.

Même s'il comprend bien la démarche de la Ville, le porte-parole ne cache pas que les délais qui s'étirent irritent un peu le Groupe Terrestria.

«Nous étions prêts à commencer bien avant», convient M. Cloutier. «Nous avons les investisseurs, mais plus on retarde, plus les chances augmentent que des gens se désistent. Avec la conjoncture mondiale, beaucoup d'étrangers sont à la recherche de refuges pour investir leur argent.»

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