Place à la phase développement à Shawinigan

Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et... (Olivier Croteau)

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Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel.

Olivier Croteau

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Qui sait si, un jour, Shawinigan ne disposera pas d'un développement résidentiel haut de gamme le long de la rivière Saint-Maurice, derrière le Centre Gervais auto? Bousculée par de nouvelles règles fiscales qui compilent dorénavant la valeur des terrains contaminés dans son passif, la Ville a identifié ses propriétés les plus prometteuses en terme de développement pour les réhabiliter le plus rapidement possible.

Mardi matin, le ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, s'est arrêté au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins pour confirmer des subventions totalisant 2,3 millions de dollars à six projets. L'aide provient du programme ClimatSol, via le Fonds vert.

L'annonce s'est effectuée à l'intérieur de l'ex-usine Wabasso, un symbole fort qui illustre la volonté de la Ville d'utiliser ses anciennes gloires industrielles pour reconvertir son économie, fait remarquer le maire, Michel Angers, appuyé par le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère.

À Shawinigan, le MDDELCC dénombre 63 enregistrements de terrains contaminés, dont une trentaine ont déjà été réhabilités. La Ville possède encore l'embarras du choix, mais ceux qui font actuellement l'objet d'une attention particulière ont été ciblés en raison de leur fort potentiel de développement.

«Quand on regarde le passif environnemental d'une ville comme Shawinigan, c'est sûr qu'il faut s'y attarder», commente M. Heurtel. «Nous travaillons pour voir comment pouvons-nous contribuer concrètement à la relance économique de Shawinigan et de la Mauricie. En investissant dans ce projet de décontamination, on donne les outils pour attirer du développement économique tout en luttant efficacement contre les changements climatiques, parce que ça permet de revitaliser des secteurs et d'éviter l'étalement urbain.»

D'ailleurs, M. Angers précise que Shawinigan compte environ 900 terrains sans construction, mais desservis par des services publics. Les propriétés qui seront décontaminées à court terme sont situées dans le noyau urbain, répondant ainsi aux objectifs du ministère. «Nous avons laissé ces terrains orphelins pendant de nombreuses années», convient le maire. «Le problème que nous avons présentement, c'est que les terrains contaminés sont maintenant dans le passif comptable de la Ville. À l'époque, on pouvait les laisser tels quels, mais aujourd'hui, ils ont un poids financier important dans les municipalités. C'est pourquoi on profite de ces programmes pour décontaminer.»

Les six projets sont financés par le programme ClimatSol, lancé en 2007. Parmi eux, un million de dollars est versé sur une période de dix ans pour le projet de réaménagement de l'écocentre de la Régie de gestion de matières résiduelles de la Mauricie, rendant ainsi disponibles les terrains de l'ancienne usine Shawbec.

«Nous avons un projet de centraliser l'écocentre et réhabiliter ce terrain», mentionne M. Angers, sans vouloir encore confirmer le nouveau site. «En récupérant ce terrain et un autre jusqu'au bord de la rivière, nous travaillerons sur des projets de développement.»

D'ici trois ans, ces propriétés pourront accueillir de nouveaux projets et le maire assure que les opportunités de développement se bousculent dans sa tête. Il reconnaît que la démolition de l'ancienne C.I.P. et la reconversion de ces terrains, à Trois-Rivières, constitue un intéressant modèle à suivre.

«Il n'y a pas de raison pourquoi Shawinigan ne pourrait pas profiter de ce bord de l'eau tout à fait exceptionnel, avec un niveau toujours constant en raison des deux barrages», fait-il remarquer. «On veut profiter de ces opportunités. Nous avons toutes sortes de projets qui mijotent.»

À la séance régulière du 10  novembre, le conseil municipal de Shawinigan a adopté un règlement d'emprunt de 5,092 millions $ couvrant les travaux de décontamination pour les cinq projets confirmés par l'aide financière du gouvernement du Québec mardi.

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