Nouveau rôle d'évaluation à Shawinigan: hausse globale de 2,25 %

Mathieu Bournival, évaluateur agréé et Michel Angers, maire... (François Gervais)

Agrandir

Mathieu Bournival, évaluateur agréé et Michel Angers, maire de Shawinigan, ont présenté le rôle d'évaluation 2016-2017-2018 de la ville, mardi après-midi.

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le nouveau rôle d'évaluation foncière à Shawinigan devrait susciter beaucoup moins de réactions que les deux précédents. En effet, la valeur de l'ensemble des immeubles connaît une croissance de seulement 2,25 % pour l'exercice 2016-2017-2018, une fraction par rapport aux brusques augmentations de 2010 et 2013.

L'administration municipale a dévoilé les grandes lignes de ce cinquième rôle depuis la fusion mardi après-midi, en compagnie de Mathieu Guimond, évaluateur agréé pour la firme Servitech, mandatée pour cette révision triennale. 

Ainsi, les valeurs du nouveau rôle atteignent maintenant 3,8 milliards de dollars pour 22 460 unités. Elles proviennent d'une estimation du marché immobilier au 1er juillet 2014, divisé en 168 regroupements d'unités de voisinage. Les transactions immobilières dans chaque unité influencent évidemment la valeur des résidences à proximité.

Toutes les catégories d'immeubles connaissent des hausses de moins de 6 %, à l'exception des terrains vacants, dont la valeur moyenne bondit de 10,1 %. Il s'agit toutefois d'une hausse beaucoup plus modérée que lors des deux exercices précédents.

L'autre exception touche aux immeubles industriels. Leur valeur dégringole de 35 % en 2016 par rapport à 2013. Les fermetures des usines de Rio Tinto Alcan et de Produits forestiers Résolu expliquent principalement la soustraction de plus de 42 millions $ dans cette catégorie. La Ville met ainsi une croix sur des revenus de taxation d'environ 1,8 million $ par année, mais l'impact ne se fait pas sentir du jour au lendemain étant donné que l'administration municipale avait provisionné cette perte.

Sans ces arrêts d'exploitation, le rôle d'évaluation de Shawinigan aurait augmenté de 3,4 % plutôt que de 2,25 %, précise M. Guimond.

La valeur moyenne des résidences unifamiliales subira une hausse de 2,75 % à compter de l'an prochain, passant de 142 456 $ à 146 365 $. Encore une fois, les propriétaires du secteur Saint-Jean-des-Piles verront l'estimation de leur maison augmenter un peu plus qu'ailleurs à Shawinigan, avec un bond de 6 %. À l'inverse, le marché immobilier déprime dans le secteur Lac-à-la-Tortue, avec une baisse moyenne de 2,78 % de la valeur des résidences unifamiliales.

Rappelons qu'en 2013, l'évaluation des maisons avait bondi de près de 14 % à Shawinigan et même de 27 % en 2010.

La valeur des chalets suit la même tendance. L'augmentation de 4,4 % imposée en 2016 ne se compare en rien à celles de 33 % en 2010 et de près de 24 % en 2013.

«On constate un ralentissement du marché», observe M. Guimond. «Depuis trois ans, avec le resserrement des règles hypothécaires, ça a eu une influence. Il y a de plus en plus d'offres de propriétés.»

Malgré tout, l'évaluateur a cité quelques transactions en exemple en 2014, qui démontrent que des maisons se vendent encore largement au-dessus de l'évaluation municipale. 

M. Angers croit que cette hausse beaucoup plus raisonnable du rôle d'évaluation suscitera moins de mécontentement dans la population qu'en 2010 et en 2013. Mais encore une fois, il rappelle que dans des cas précis où des propriétés ont été vendues nettement au-dessus de leur valeur, notamment en bordure de lacs ou de rivières, des hausses substantielles demeurent possibles.

«C'est toujours plus intéressant, pour un conseil municipal, d'avoir une évaluation, en moyenne, un peu plus stable», convient-il. «Mais notre rôle d'évaluation global fait partie des plus bas au Québec. Nous avons une faible richesse foncière, mais le coût des résidences, toutes proportions gardées, est plus qu'intéressant.»

Le maire assure que cette hausse d'évaluation est prise en considération dans la préparation du budget 2016, de sorte que la taxe foncière sera réduite dans les mêmes proportions afin d'annuler cet effet.

Les propriétaires en désaccord avec la valeur attribuée à leurs immeubles doivent communiquer avec la firme Servitech. Ils ont jusqu'au 30 avril 2016 pour formuler une demande de révision.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer