Fin des principaux chantiers à Shawinigan

Le maire de Shawinigan Michel Angers, en compagnie... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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Le maire de Shawinigan Michel Angers, en compagnie du président du Regroupement des gens d'affaires du centre-ville de Shawinigan Alain Auger.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les commerçants, les résidents et les visiteurs du centre-ville de Shawinigan peuvent enfin clore le chapitre sur la période de détours, de labyrinthes et de pertes d'achalandage provoquée par les travaux d'infrastructures et d'embellissement. Hier matin, le maire a tracé un bilan très positif de ce chantier, en n'oubliant pas de remercier toutes les personnes impliquées pour leur collaboration et leur tolérance.

La Ville a profité de l'occasion pour parler de la première phase des travaux de la 6e Avenue, dans le secteur Grand-Mère, de même que de la réfection de la rue Lambert, dans le quartier Saint-Marc. Ensemble, ces trois chantiers ont entraîné des investissements de 8,1 millions de dollars, grâce à un apport de 4,3 millions $ des programmes d'infrastructures.

Le coeur du centre-ville shawiniganais se remet lentement d'une pénible perturbation. L'an dernier, la réfection de l'avenue de la Station avait irrité les automobilistes en raison des bouchons de circulation. Cette année, l'allure peu invitante de la 5e Rue a rebuté les visiteurs, confirme Alain Auger, président du Regroupement des gens d'affaires du centre-ville de Shawinigan.

Son restaurant, Le Radoteux, était situé dans l'oeil du cyclone. L'homme d'affaires a également dû se débrouiller avec une baisse de fréquentation chez Auger sur la 6e Avenue, mais rien de comparable avec ce qu'il a vécu au centre-ville.

«J'ai eu une perte d'achalandage de 50 % à Grand-Mère, versus 80 % à 90 % au centre-ville cette année», indique M. Auger. «L'an dernier, ça avait été moins pire. Cette année, les gens arrivaient aux clôtures et ils viraient de bord.»

«L'impact a été vraiment difficile, mais nous avons quand même réussi à passer à travers», se console-t-il. «Les commerçants étaient préparés. Nous avons fait des coupes, nous avons budgété en conséquence.»

Après avoir réalisé le court tronçon entre l'avenue de la Station et Tamarac l'an dernier, la deuxième phase des travaux sur la 5e Rue, jusqu'à Broadway, a débuté le 8 juin et s'est terminée mercredi. Il est acquis que Pagé Construction respectera sa soumission de 4,3 millions de dollars pour ces travaux.

Le maire possède une réponse toute prête pour ceux qui prétendent que la Ville n'avait pas à investir autant pour la réfection de la 5e Rue, particulièrement avec la présence du pavé de béton imbriqué et l'aménagement d'avancées de trottoirs pour faciliter la traversée des piétons tout en réduisant la vitesse.

«Comme si Shawinigan ne pouvait pas mériter d'avoir une belle place comme celle-là !», pointe-t-il. «Un citoyen me disait que si on l'avait fait en asphalte, on aurait été critiqué parce qu'on aurait été trop traditionnel! Nous sommes contents que ce soit beau, surtout que ce ne sont pas des coûts astronomiques.»

Du côté du secteur Grand-Mère, la première phase des travaux de la 6e Avenue vient aussi de se terminer, entre les 8e et 12e Rues. Entrepris le 3 août, ce chantier de 1,18 million $ a été réalisé par Eurovia Québec Construction. Non seulement les coûts ont été respectés, mais les travaux se sont terminés une semaine plus tôt que prévu, le 23 octobre.

L'ampleur du chantier de la rue Lambert n'avait rien à envier aux deux autres, mais il se déroulait dans un secteur résidentiel. Les travaux se sont échelonnés du 15 juin au 5 octobre, prenant ainsi fin trois semaines plus tôt que prévu. Là aussi, Les entreprises Carl Marchand a respecté son budget de 2,6 millions $.

Rigueur

Les dépassements de coûts ont longtemps fait partie du paysage des travaux d'infrastructures à Shawinigan, mais le maire assure que cette époque est révolue.

«Au cours des dernières années, un seul chantier a été problématique, celui du boulevard des Hêtres», rappelle-t-il. «La Commission Charbonneau, la reprise en main des autorités municipales pour le suivi des travaux font une différence. Je dis à mon équipe que je veux des estimations précises et qu'on suive ça de façon serrée. Chose surprenante, les entrepreneurs soumissionnent maintenant en bas de nos estimations.»

Shawinigan a été épargnée par la Commission Charbonneau, mais M. Angers n'exclut pas que des entrepreneurs aient pu avoir des pratiques discutables dans le passé.

«Est-ce que ça s'est passé à Shawinigan? Peut-être que oui, peut-être que non, je ne suis pas en mesure de l'évaluer. Mais j'ai été scandalisé de la collusion. Ce sont toujours les citoyens qui paient. Là, ils peuvent être assurés qu'on suit ça de très, très près.»

La 4e Rue épargnée l'an prochain

Le Regroupement des gens d'affaires du centre-ville de Shawinigan a demandé à l'administration municipale de mettre le projet de réfection de la 4e Rue sur la glace. Compréhensive après deux ans de désagréments, la Ville a accepté de repousser ces travaux à une date indéterminée.

Le même type de chantier de réfection des conduites et d'embellissement se mettra en branle un jour sur la 4e Rue, également en raison de tuyaux vieillissants. La densité commerciale est un peu moins importante sur cette artère, qui sert toutefois les automobilistes quand vient le temps de se stationner. Le RGACVS n'était guère intéressé à vivre de nouveaux inconvénients l'an prochain.

«Nous avons dit que nous avons été compréhensifs au cours des deux dernières années, mais nous avons besoin d'une pause, c'est clair!», mentionne Alain Auger, président de l'association. «La 4e Rue, c'est un peu notre stationnement.»

«Sur la 5e Rue, il y avait un sentiment d'urgence», comprend-il. «Les tuyaux s'effondraient! Sur la 4e Rue, je pense que l'urgence est moins là. Les commerçants veulent aussi qu'on améliore l'aspect visuel de leur rue, mais ça ne presse pas. On va se donner une petite chance.»

Le maire, Michel Angers, croit aussi que les commerçants et la population ont besoin d'un répit.

«Ce ne sera pas l'an prochain», confirme-t-il. «On sait que des endroits sont plus urgents que d'autres. L'an prochain, on va continuer nos travaux à Grand-Mère. Pour tout de suite, on peut encore faire un petit bout de chemin avec la 4e Rue. C'est un petit peu moins pire, mais il y a aussi une question d'argent. On doit travailler sur l'eau potable et sur l'assainissement des eaux usées du lac à la Tortue. En termes de chantiers, nous en avons encore quelques-uns!»

La machinerie lourde réapparaîtra sur la 6e Avenue l'an prochain, avec la réalisation de la deuxième phase des travaux de réfection, cette fois entre la 13e et la 17e Rue. Sur la rue Lambert, les travaux d'embellissement compléteront le chantier en 2016, avec la plantation d'arbres et d'arbustes et l'ajout de mobilier urbain.

Au centre-ville, M. Auger espère que la Ville se penchera maintenant sur les espaces de stationnement. La nouvelle configuration de la 5e Rue a soustrait de précieuses places pour les visiteurs, déplore-t-il.

«Il y a des terrains ou des immeubles dont la Ville peut s'approprier», fait remarquer le président. «Il faut que la Ville pense stationnement; il faut que ce soit la prochaine étape.»

Les commerçants attendent évidemment la période des Fêtes avec fébrilité, mais le nouveau centre-ville montrera vraiment ses nouveaux atours à compter de l'an prochain, avec l'installation du mobilier urbain qui complétera la transformation.

M. Auger fait remarquer que CGI continuera à accueillir des dizaines de nouveaux employés et la Place du marché reprendra vie avec des spectacles, contribuant ainsi à redonner le sourire aux commerçants.

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