Office de tourisme: statu quo pour les locaux

La directrice générale de l'OTFC, Valérie Lalbin.... (Sylvain Mayer)

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La directrice générale de l'OTFC, Valérie Lalbin.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Décidément, l'Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan peine à conclure ses démarches pour se trouver de nouveaux locaux. Après la tentative infructueuse de 2013, voilà que l'organisme met fin au processus d'appel d'offres entrepris l'été dernier. L'OTFC demeurera finalement dans ses locaux actuels.

Il s'agit de tout un revirement de situation car le 28 août, la direction se réjouissait de constater que quatre propositions avaient été déposées dans le cadre de l'appel d'offres publié le 10 juillet. Mais le pacte fiscal entre le gouvernement du Québec et les municipalités est venu indirectement contrecarrer les plans.

En effet, au cours de l'été, la Ville de Shawinigan a appris qu'elle ne serait pas entièrement compensée pour contrebalancer les effets indirects des coupes imposées en 2015, qui sont devenues récurrentes. 

Par exemple, le Centre local de développement avait signé un bail de six ans en 2013 avec Gestion I.B.L. pour l'occupation des locaux de la 5e Rue, qui étaient partagés avec l'OTFC. Or, la Ville n'obtient aucune compensation pour mettre fin à ce bail, étant donné que le CLD a été dissout et que la nouvelle division économique, plus restreinte en terme de personnel, sera rapatriée à l'hôtel de ville. 

Donc, tant qu'à payer un loyer de toute façon, la Ville a demandé à l'OTFC de considérer la possibilité de poursuivre l'occupation des locaux actuels. Le personnel de la division économique devrait quitter l'endroit vers la fin du printemps 2016 pour intégrer de nouveaux bureaux à l'hôtel de ville, selon François St-Onge, directeur des communications.

Le conseil d'administration de l'OTFC a finalement pris la décision de garder les locaux actuels le 28 octobre. Les soumissionnaires viennent d'être avisés de cette conclusion inattendue. Rappelons que l'homme d'affaires Alain Lemieux avait déposé deux propositions. Bijouterie Fernand Racine et Gestion I.B.L. avaient chacune présenté une offre.

À l'automne 2013, le déménagement des bureaux de l'OTFC vers l'ancien Resto Pub 57 avait provoqué une crise au conseil d'administration. Certains trouvaient l'endroit mal adapté, tandis que d'autres questionnaient la décision de confier la location de ces bureaux à un administrateur de l'OTFC, l'ex-vice-président Marc Ménard. Ce dernier avait alors déposé une offre d'achat pour cet immeuble, conditionnelle à ce qu'il obtienne le contrat de location de ces bureaux.

Point de départ

C'est donc un nouveau retour à la case départ. Évidemment déçue de la tournure des événements, la directrice générale de l'OTFC, Valérie Lalbin, comprend toutefois parfaitement la position de la Ville. «C'est de l'argent public», fait-elle remarquer. «On connaît la situation économique de la Ville, qui est fragile. Nous recevons une très grosse partie de notre budget de subventions municipales. Nous avons considéré tous ces éléments et nous avons convenu que nous ne pouvions pas les ignorer. Nous avons donc décidé de demeurer dans les locaux actuels.»

En principe, le bail qui lie la Ville à Gestion I.B.L. prend fin à l'automne 2019. En sachant que les employés de la division économique intégreront l'hôtel de ville l'an prochain, cela signifie que la petite équipe de l'OTFC occupera bientôt seule ces bureaux. M. St-Onge mentionne toutefois que des négociations se poursuivent avec le propriétaire de l'immeuble pour réduire la superficie de location.

«D'un point de vue touristique, un ensemble de projets qui étaient planifiés depuis un moment peuvent difficilement se réaliser sans avoir de locaux adaptés», partage Mme Lalbin. «Nous avons des locaux strictement administratifs, pas pour accueillir des visiteurs. Ce n'est pas l'idéal, mais d'un autre côté, ça fait trois ans qu'on s'adapte à la situation.»

Mme Lalbin ne peut avancer si l'OTFC honorera l'entièreté du bail avec Gestion I.B.L., mais elle ne prévoit plus d'horizon de déménagement à court terme.  «L'équipe est un peu déçue, mais en même temps, on s'adapte bien à toutes les situations. Nous étions convaincus que ça arrivait enfin. L'opportunité était parfaite. Nous avons mis beaucoup de travail dans ce projet qui était acquis, dans nos esprits.»

Mme Lalbin mentionne que le processus d'évaluation des soumissions était terminé et même qu'un choix avait été fait, avant ce revirement de situation. 

Elle n'a évidemment pas voulu dévoiler l'identité du projet qui avait été retenu.

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