Salon de l'emploi: un succès qui se répète

Les échanges sont nombreux entre les employeurs et... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

Agrandir

Les échanges sont nombreux entre les employeurs et les chercheurs au Salon de l'emploi, de la formation et de l'entrepreneuriat de Shawinigan.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les attentes étaient élevées pour la présentation de la deuxième édition du Salon de l'emploi, de la formation et de l'entrepreneuriat de Shawinigan, mercredi après-midi au Centre Gervais auto. Finalement, environ 2000 visiteurs ont franchi les portes pour prendre connaissance des quelque 600 emplois offerts, un bilan satisfaisant pour la coordonnatrice de l'événement, Marie-Claude Blais.

Il s'agit d'une affluence comparable, peut-être légèrement inférieure à l'édition de l'an dernier, qui avait accueilli 2250 personnes. En fin de journée, Mme Blais affichait le sourire de satisfaction du devoir accompli, même si elle souhaitait secrètement franchir la barre des 3000 visiteurs. Elle se réjouissait de la diversité des emplois offerts et des commentaires sur la qualité des candidatures.

«Nous sommes contents parce que plusieurs employeurs nous ont dit qu'ils avaient trouvé la perle rare et c'est ce qui compte», fait-elle remarquer. «Dans cet événement, on veut répondre à leurs besoins et permettre aux gens de trouver ce qu'ils cherchent comme emplois.»

Comme l'an dernier, les visiteurs ont débarqué en masse à l'ouverture des portes, sur le coup de 13 h. Au moins la moitié du stationnement du Centre Gervais auto était remplie à ce moment. À compter de 17 h, le plancher était plus clairsemé. Les organisateurs avaient d'ailleurs retranché une heure à cette deuxième édition, en raison du peu de visiteurs observés en début de soirée. 

Le maire, Michel Angers, s'est fait un devoir d'accueillir les gens pendant la première heure du salon, avant de quitter pour d'autres obligations.

«J'ai présidé pendant huit ans le Conseil régional des partenaires du marché du travail», rappelle-t-il. «J'ai toujours été préoccupé par l'adéquation entre les emplois disponibles et les personnes qui veulent travailler. C'est faux de penser que les gens ne veulent pas travailler. Quand il y a 2000 personnes qui débarquent, ça prouve une belle volonté d'une communauté de s'inscrire dans l'économie de la région.»

«L'important, ce n'est pas tant le nombre de visiteurs, mais le nombre de personnes qui réussissent à se connecter et qui gardent espoir», fait remarquer le maire.

En tout, 52 entreprises étaient représentées cette année, sur une capacité maximale de 54. En plus des nombreux services offerts en entrepreneuriat, en formation et en employabilité, les chercheurs d'emplois avaient accès à 73 stands d'information. Nouveauté cette année, les mini-conférences ont attiré une bonne centaine de personnes au cours de l'après-midi.

Présent lors de la première édition, Luc Gélinas, président de Synapse électronique, a pris connaissance de certains détails qui amélioraient le coup d'oeil des visiteurs. Son entreprise se retrouvait dans l'allée Électro-Mauricie, excessivement populaire en début d'après-midi.

«J'ai trois postes à combler immédiatement: ingénieur, technicien et contrôleur», précise M. Gélinas. «Si je trouve un seul bon candidat, ma présence est rentable. L'an passé, j'avais trouvé tout le personnel qu'il me fallait.»

Autre employeur très populaire, le Centre fiscal de Shawinigan, qui a fait couler beaucoup d'encre lors de la dernière campagne électorale.

«On n'a pas de temps creux!», souffle Claire Guay, directrice adjointe, entre deux interventions. «Nous engageons environ 200 personnes par année, en raison des départs à la retraite et des nouvelles charges de travail.» 

Une vaste gamme d'emplois est offerte au centre fiscal, de l'administration au service à la clientèle, en passant par l'observation. Principale exigence, incontournable: le bilinguisme.

Une qualité également recherchée chez CGI, le centre d'attraction du salon de l'an dernier. Pour cette deuxième édition, les trois responsables accueillaient les visiteurs à un rythme un peu plus normal. «Ça ne peut pas se comparer à l'an dernier; nous étions cinq au kiosque!», rappelle Esther Jacob, conseillère au recrutement. «Nous cherchons toujours des analystes programmeurs, avec une cible de 300 emplois en trois ans. Quand on trouve des gens qualifiés, on les garde!» Une quarantaine de personnes travaillent actuellement chez CGI au centre-ville de Shawinigan.

Le nouveau député de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne, est passé au salon en milieu d'après-midi, recevant à chaque pas les félicitations des visiteurs pour son éclatante victoire de lundi.

L'histoire ne dit pas s'il a déjà envoyé son curriculum vitae à Justin Trudeau pour un poste de ministre...

Belle vitrine pour se faire connaître

Pour Shawinigan aluminium, la deuxième édition du Salon de l'emploi, de la formation et de l'entrepreneuriat, présentée mercredi après-midi au Centre Gervais auto, arrivait comme une bénédiction. Pas tant pour offrir une tonne de postes à court terme, mais surtout pour se faire connaître !

À pareille date l'an dernier, l'entreprise se préparait à lancer ses activités, au centre de coulée du boulevard Saint-Sacrement. Elle emploie actuellement 73 personnes, grâce notamment à l'embauche d'une vingtaine d'opérateurs au cours des derniers mois.

«C'était important d'être ici parce que les gens pensent qu'avec le départ de Rio Tinto Alcan, il ne se passe plus rien !», constate Joyce Paquette, directrice des ressources humaines chez Shawinigan aluminium. «On n'a pas encore notre bannière et en plus, ça démolit autour de nous ! C'est mêlant pour les gens, mais à l'intérieur, ça grouille !»

Mme Paquette précise que de nouveaux investissements permettront d'augmenter la capacité de production et ainsi, procéder à des embauches. Au moins trois nouveaux postes devront être pourvus à court terme.

Le stand d'information de Shawinigan aluminium a sans doute été l'un des plus courus hier. Mme Paquette avoue avoir été prise un peu de court.

«Je ne m'attendais pas à ça car sinon, je ne serais pas venue seule ! Nous avons réussi à avoir une bonne banque de CV pour tous les genres de postes», sourit-elle.

En fait, ceux qui ont connu leur baptême du salon semblaient très satisfaits de leur expérience. On dénombrait une quinzaine de nouvelles entreprises sur les 52 qui étaient représentées.

General Cable, qui avait connu un départ tendu avec ses employés lorsqu'elle avait fait l'acquisition de la câblerie en 2012, recherchait un ingénieur de procédé, tout en garnissant sa banque de journaliers. Depuis un an et demi, cette entreprise a embauché 25 personnes et elle compte présentement tout près de 150 employés.

«Nous avons rencontré au moins 200 personnes au salon», se réjouit Julie Lefebvre, coordonnatrice des ressources humaines. «Nous sommes très satisfaits ; c'est au-delà de nos attentes.»

Parmi les nouveaux stands d'information proposés, celui des Forces armées canadiennes a aussi attiré l'attention des visiteurs. 

L'an dernier, le 62e Régiment d'artillerie de campagne de Shawinigan devait se retrouver au Centre Gervais auto à pareille date, mais l'attentat survenu à Saint-Jean-sur-Richelieu et la fusillade au parlement fédéral, les 21 et 23 octobre, avaient tout changé. La première édition du salon avait été présentée le 29 octobre 2014.

Durant l'enquête, toutes les activités des Forces armées canadiennes avaient été suspendues, de sorte leur présence au Centre Gervais auto avait été annulée.

«C'était une directive pour des questions de sécurité», mentionne le sergent Sébastien Rancourt. «Après quelques jours, nous avions pu reprendre nos activités, notamment dans les écoles.»

Hier, les enfants s'amusaient dans la jeep exposée sur place pendant que des officiers répondaient aux visiteurs.

«La première question qu'on se fait poser, c'est le salaire !», sourit M. Rancourt. «Ici, ça commence à 20 $ de l'heure et nous avons beaucoup d'emplois. Nous sommes toujours en recherche de personnel.»

Chez Duchesne & Fils également, Mireille Gagnon, directrice des ressources humaines, semblait satisfaite de l'achalandage à sa première présence. «Nous avons trois postes offerts : contremaître, acheteur et planificateur de la maintenance», énumère-t-elle. «Nous avons de bons candidats potentiels.»

Même son de cloche du côté de Groupe Propulsion international, une firme de ressources humaines au centre-ville de Shawinigan dirigée par Yannick Lachance, qui représentait une quarantaine d'entreprises.

«Ça fait trois ans qu'on existe et c'est notre première activité officielle», témoigne-t-il. «Tant pour le réseautage que les candidatures, c'était super bon. Je suis prêt à signer tout de suite pour l'an prochain !»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer