Shawinigan, carrément PANDA

Une nouvelle campagne de communication pour mieux accueillir... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Une nouvelle campagne de communication pour mieux accueillir les immigrants vient de débuter à Shawinigan. De gauche à droite, on reconnaît Édith Kaltenrieder (présidente du SANA), Marie-Claude Brûlé (directrice générale du SANA), Houda Nadir (nouvelle arrivante originaire du Maroc) et Michel Angers (maire de Shawinigan).

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Quelques heures avant la présentation de la deuxième édition du Salon de l'emploi, de la formation et de l'entrepreneuriat au Centre Gervais auto, la Ville de Shawinigan et le Service d'accueil des nouveaux arrivants ont procédé au lancement d'une nouvelle campagne lundi matin, à l'hôtel de ville.

Il ne s'agit évidemment pas d'un hasard, puisque la main-d'oeuvre immigrante fait sa place dans les entreprises locales, notamment chez CGI dont la réputation internationale attire l'expertise de partout.

Cette nouvelle campagne s'intitule donc Shawinigan, carrément PANDA! Pas moins de 2500 macarons à l'effigie de l'adorable mammifère ont été mis en circulation comme signe d'accueil à la diversité culturelle. Le maire, Michel Angers, a été désigné premier ambassadeur.

«Pourquoi le panda? Parce qu'il est un ambassadeur de la diversité culturelle. Il est noir, il est blanc, il est originaire d'Asie. Tout le monde l'aime. Il est sympathique et accueillant!», énumère Marie-Claude Brûlé, coordonnatrice du SANA. De plus, PANDA sert d'acronyme pour Population Accueillante des Nouveaux arrivants D'ici et d'Ailleurs.

Cette campagne se déroule du 20 octobre au 20 novembre. Pendant cette période, un autobus de la Régie des transports en commun de Shawinigan est décoré à l'effigie du nouvel emblème. Quelques abribus porteront les mêmes couleurs. 

Des empreintes de panda apparaîtront également un peu partout à Shawinigan. Des bannières sont installées devant l'hôtel de ville et sur l'immeuble du Fonds LaPrade, partenaire de la campagne. Les gens peuvent se procurer les macarons et les commerçants sont également invités à s'afficher en faveur de ce mouvement envers les nouveaux arrivants.

«On souhaite que la population de Shawinigan accueille de façon encore plus intense les personnes immigrantes qui nous choisissent comme milieu de vie et comme milieu de travail», souligne M. Angers.

«Shawinigan a été la première ville en Mauricie à se doter d'une politique municipale sur l'immigration. Nous avons fait le pari que les communautés culturelles puissent amener l'expérience et l'expertise pour différents emplois qui sont de plus en plus tournés vers la haute technologie. À Saguenay, CGI a 500 emplois provenant de 26 communautés culturelles différentes!»

Les visiteurs du Salon de l'emploi, de la formation et de l'entrepreneuriat entreront en contact avec cette campagne aujourd'hui. Luce Ricard, relationniste pour l'emploi chez Stratégie Carrière, mentionne que pour une deuxième année, un autobus d'une quarantaine d'immigrants en provenance de Montréal s'arrêtera au Centre Gervais auto pour que ces personnes prennent connaissance des opportunités d'emplois dans la région.

Présentement, à Shawinigan, une vingtaine d'entreprises embauchent des personnes immigrantes. M. Angers assure que la controverse autour de l'établissement d'une mosquée, au début de l'année, n'a pas terni la réputation de la ville. «Il y avait un contexte politique mondial tout à fait particulier à ce moment, à la suite des attentats en France», rappelle-t-il. «À un autre moment, nous n'aurions pas eu cet épisode.»

«Ça a fait les nouvelles pendant quelques jours», ajoute-t-il. «La poussière est retombée. Quelques semaines plus tard, la mosquée s'est installée dans le quartier Saint-Marc et on n'a eu aucune levée de boucliers. Nous n'avons pas eu une seule plainte.»

Mme Brûlé confirme qu'au quotidien, la seule mosquée à Shawinigan n'attire guère l'attention jusqu'à maintenant. Mais pour elle, les craintes qui ont fait reculer le conseil municipal en février démontraient l'importance de sensibiliser la population à la différence culturelle.

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