Un trou de 4,8 millions $ à Shawinigan

Le maire de Shawinigan Michel Angers.... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Le maire de Shawinigan Michel Angers.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le maire de Shawinigan avait donné le signal d'un gel des dépenses pour la préparation du budget 2016, mais un cadeau de Grec viendra compliquer l'exercice. Pour financer le versement des cotisations d'équilibre aux régimes de retraite des employés municipaux, la Ville devra emprunter 4,8 millions de dollars afin de remplir ses obligations.

Le conseiller du district de la Cité, Alain Lord, a présenté un avis de motion en ce sens, mardi soir en séance publique. Une charge qui s'ajoute à un budget qui s'annonçait déjà complexe, de sorte que les contribuables en ressentiront sans doute les effets à la réception de leur compte de taxes, en janvier.

Cette obligation découle des mesures d'allégements mises en place dans la foulée de la crise financière de 2008, qui avait sérieusement heurté les caisses de retraite. La période de dix ans allouée par le gouvernement du Québec pour renflouer ce déficit arrive à échéance en 2018. À compter du 1er janvier 2016, le conseil municipal doit appliquer le scénario retenu pour absorber le solde dans les délais prévus.

«Nous avons toujours mis de l'argent à chaque année, mais nous avons aussi reporté car sinon, ça aurait augmenté les comptes de taxes de 1 % ou 2 %», explique Michel Angers. «Nous avons payé le montant à même notre budget, mais nous l'avons pris sur notre marge de crédit, en attendant que les rendements s'améliorent. Mais ça ne s'est pas produit.»

Or, le solde s'établit actuellement à 4 832 415 $ et il doit être remboursé en 2018. Pour les trois prochaines années, la Ville devrait donc prévoir, en principe, 1,6 million $ dans son budget pour ce seul élément.

Heureusement, le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire a accepté une mesure d'allégement qui permettra à la Ville de rembourser cet emprunt sur cinq ans. Concrètement, 1,6 million $ aurait représenté  2 % du budget de 80 millions $, précise le maire. Une charge qui a fait grimacer les élus.

«En reportant le paiement sur cinq ans, ça nous ramène à un peu moins d'un million $. L'impact sera donc d'un peu plus d'un pour cent. On va regarder comment on va faire nos affaires, mais les citoyens devront payer 4,8 millions $ sur cinq ans», convient le maire.

Les quelque 960 000 $ qui s'ajoutent au budget signifieront-ils une compression des dépenses de 1 % ou une hausse de taxe équivalente en 2016 ? «Le signal, c'était déjà une croissance des dépenses de 0 %, pour une deuxième année», souligne M. Angers.

«Il faudrait donc faire -1 %! On absorbe tout le temps, mais à un moment donné, il y a des limites. On va voir dans le budget. Mon objectif est de donner le moins d'impact possible aux citoyens, mais il faut payer ce déficit du fonds de pension. C'est un casse-tête de plus.»

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